Il y a un questionnement qui revient me hanter périodiquement. Une remise en question à cause de laquelle je m'imagine être un monstre immature et insupportable nécessitant trop d'attention. Bon, je demeure réaliste : on a tous nos bibittes. Avoir des doutes sur sa personne et avoir en tête un idéal à atteindre, il me semble que c'est humain.
Je croyais que l'un de mes désirs les plus sincères était de devenir équilibré.
Après mûre réflexion, je me suis rendu compte que j'idéalisais le concept d'équilibre et que mon interprétation à ce sujet était inexacte.
L'équilibre, des fois ça en prend, et des fois il faut s'en passer.
Je repasse cette phrase dans ma tête encore et encore, et je n'en finit plus de la trouver belle. Ces quelques mots mis en contexte ont quelque chose qui vient me rassurer au plus profond de mon être.
Ce que je croyais être équilibré ne l'était en fait pas du tout. En fait, ça l'était, oui, mais trop. Je veux dire, que ça soit d'un bord ou de l'autre, du côté du trop ou du pas assez, c'est là qu'il faut faire attention.
Peut-être que c'est irréaliste de penser qu'un jour on va vraiment apprendre à dealer avec soi-même, je ne sais pas. Ce dont quoi je suis désormais convaincu, c'est que tant que je prendrai du plaisir à me découvrir et à apprendre à négocier avec moi-même, je serai équilibré. Si je passe à l'étape suivante, tant mieux.
Bonne nuit mes enfants :o)
Capitaine C.
xx
lundi 14 décembre 2009
mardi 8 décembre 2009
Petite allégresse pré-février
Vous savez quoi ? J'ai débuté ma vie professionnelle chez Desjardins, une institution pour laquelle j'ai toujours beaucoup d'affection. Stupéfait d'avoir un gestionnaire jaloux et peureux, et encore plus incrédule de réaliser que mes interventions à ce sujet n'étaient pas prises au sérieux par sa gestionnaire, j'ai fait une grande scène et j'ai vogué vers une illusion qui s'est avérée être une catastrophe notoire. J'ai été travailler pour la banque Scotia.
Au risque de me faire poursuivre (j'en ai déjà vu d'autres), je clâme haut et fort ma certitude selon laquelle cette « banque » est runnée par une bande d'amateurs impérialistes anti-francophones pro-vie élitistes de droite accusant de nombreux retards aux niveaux intellectuel et humain, entre autres choses.
Je m'éloigne de mon sujet (comme à l'habitude). Me demander d'abandonner mes invectives passionnées serait l'équivalent de demander au pape d'abandonner son côté religieux.
Je voulais simplement prendre quelques secondes pour partager avec vous la joie que je ressens en songeant à un mois de février où j'aurai du temps libre. En effet, ces sept années passées dans le domaine bancaire m'auront fait vivre le calvaire pendant l'une des périodes les plus difficiles pour l'être humain : la fin de l'hiver. Je n'ai rien contre l'hiver, remarquez. Sauf qu'après deux-trois mois, j'me tanne, j'suis prêt à passer à autre chose, quoi.
Imaginez, un instant, être OBLIGÉ de faire du temps supplémentaire alors que la température vous a déjà transformé en créature pâlotte à la complainte trop facile. En gros, on exigeait de moi - et de mes collègues... it's not always about me - une heure d'overtime à chaque jour pendant les deux premières semaines de Févrichier (un petit surnom que je viens d'adopter à l'instant). La semaine suivante, eh ben, c'était deux heures par jour. Et la dernière semaine, tel que stipulé dans le best-seller Comment détruire toute possibilité de rébellion chez la main-d'oeuvre en manque de soleil et de vie sociale en dix étapes simples, on ne se risquait à aucun engagement avec comme faible justification les mystérieux et glauques besoins d'affaires. Capables de prévoir quand est-ce que l'économie va reprendre, mais capable de faires des osties d'horaires qu'y'ont d'l'allure. Fuck off !
Mes amis, j'anticipe avec grand enthousiasme (alerte au possible pléonasme !) l'année 2010, la première depuis trop longtemps déjà où ma qualité de vie ne souffrira pas des incorrigibles procrastinateurs qui s'obstinent machinalement à ne pas vouloir profiter des nombreux bienfaits des virements automatiques. Votre détermination n'a d'égal que votre insensibilité face aux travailleurs du domaine de la finance.
À tous mes anciens collègues : que le Dieu bancaire soit avec vous... et avec votre esprit.
Au risque de me faire poursuivre (j'en ai déjà vu d'autres), je clâme haut et fort ma certitude selon laquelle cette « banque » est runnée par une bande d'amateurs impérialistes anti-francophones pro-vie élitistes de droite accusant de nombreux retards aux niveaux intellectuel et humain, entre autres choses.
Je m'éloigne de mon sujet (comme à l'habitude). Me demander d'abandonner mes invectives passionnées serait l'équivalent de demander au pape d'abandonner son côté religieux.
Je voulais simplement prendre quelques secondes pour partager avec vous la joie que je ressens en songeant à un mois de février où j'aurai du temps libre. En effet, ces sept années passées dans le domaine bancaire m'auront fait vivre le calvaire pendant l'une des périodes les plus difficiles pour l'être humain : la fin de l'hiver. Je n'ai rien contre l'hiver, remarquez. Sauf qu'après deux-trois mois, j'me tanne, j'suis prêt à passer à autre chose, quoi.
Imaginez, un instant, être OBLIGÉ de faire du temps supplémentaire alors que la température vous a déjà transformé en créature pâlotte à la complainte trop facile. En gros, on exigeait de moi - et de mes collègues... it's not always about me - une heure d'overtime à chaque jour pendant les deux premières semaines de Févrichier (un petit surnom que je viens d'adopter à l'instant). La semaine suivante, eh ben, c'était deux heures par jour. Et la dernière semaine, tel que stipulé dans le best-seller Comment détruire toute possibilité de rébellion chez la main-d'oeuvre en manque de soleil et de vie sociale en dix étapes simples, on ne se risquait à aucun engagement avec comme faible justification les mystérieux et glauques besoins d'affaires. Capables de prévoir quand est-ce que l'économie va reprendre, mais capable de faires des osties d'horaires qu'y'ont d'l'allure. Fuck off !
Mes amis, j'anticipe avec grand enthousiasme (alerte au possible pléonasme !) l'année 2010, la première depuis trop longtemps déjà où ma qualité de vie ne souffrira pas des incorrigibles procrastinateurs qui s'obstinent machinalement à ne pas vouloir profiter des nombreux bienfaits des virements automatiques. Votre détermination n'a d'égal que votre insensibilité face aux travailleurs du domaine de la finance.
À tous mes anciens collègues : que le Dieu bancaire soit avec vous... et avec votre esprit.
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Délires,
Excès
samedi 5 décembre 2009
Je vais bien !
Votre Capitaine a eu une surprise très agréable ce matin ! Eh oui, un commentaire à propos de ce blogue. Un commentaire positif, je vous rassure ! C'était tout à fait inattendu, considérant l'absence de mises à jour actuelle...
Au risque d'être redondant, je voulais simplement prendre quelques minutes pour vous dire que je suis toujours là, quoique plus discret que ce à quoi je vous avais précédemment habitué. C'est que, voyez-vous, mon nouveau travail ne me laisse pas la même latitude que j'avais auparavant. Je m'y amuse follement, soit dit en passant ! Je me sens stimulé et valorisé.
Également, j'ai une bonne nouvelle à partager : je retourne à l'université ! That's right ! Je me suis inscrit au certificat en communications à l'Université de Montréal. J'anticipe de grandes choses...
À suivre, donc ! Bon samedi !!
Votre Capitaine, xx
Au risque d'être redondant, je voulais simplement prendre quelques minutes pour vous dire que je suis toujours là, quoique plus discret que ce à quoi je vous avais précédemment habitué. C'est que, voyez-vous, mon nouveau travail ne me laisse pas la même latitude que j'avais auparavant. Je m'y amuse follement, soit dit en passant ! Je me sens stimulé et valorisé.
Également, j'ai une bonne nouvelle à partager : je retourne à l'université ! That's right ! Je me suis inscrit au certificat en communications à l'Université de Montréal. J'anticipe de grandes choses...
À suivre, donc ! Bon samedi !!
Votre Capitaine, xx
mardi 6 octobre 2009
3 dodos
Ça y est, j'y suis presque. C'est difficile à mettre en mots, très sincèrement. Je suis à quelques heures de vivre une expérience ultra-sensorielle pendant laquelle je risque d'expérimenter diverses activités célestes : lévitation, voyage astral, illumination...
Je parle bien sûr du concert imminent de Kylie, à Toronto. Calvaire, y'a ben rien qu'elle pour me faire voyager en Ontario. Imaginez : votre Capitaine a déjà voyagé à Londres et à Paris dans le seul but de communier avec Sainte-Kylie. Ce sera sans doute plus économique, quoique bien moins excitant, géographiquement parlant.
La troisième fois n'est pas moins stimulante. Je ressens la même effervescence que par le passé, j'ai de la difficulté à rester concentré et, en toute franchise, je suis très instable émotivement. C'est rassurant de voir que l'esprit d'imminente célébration s'émanant de cette grandiose aventure ne diminue pas avec l'usage.
La seule chose qui diffère, c'est l'autoroute 401. Nonobstant mes fortes convictions souverainistes, force est d'admettre que c'est fichtrement moins intéressant que l'océan Atlantique.
Remarquez, je suis fier de dire que je n'ai jamais pleuré lors d'un concert de Kylie Minogue. J'ai eu de gigantesques frissons qui m'ont traversé le corps entier. Demandez à ma soeur, qui m'accompagnait lors du show à Paris l'an dernier, elle vous le dira que c'est comme si j'étais possédé. J'ai ressenti une excitation que je n'imaginais pas possible. J'ai été en présence de cette femme qui n'existe d'habitude que dans mon iPod et sur mon lecteur DVD... elle m'a regardé et ça m'a glacé le sang, elle existe pour vrai et ça me met dans un état de choc. Si seulement elle savait à quel point elle meuble mon quotidien en s'occupant de mon moral depuis tant d'années déjà. C'est bizarre, j'ai comme l'impression de lui devoir quelque chose, tant elle a été présente dans ma vie.
Je vous demande de pardonner ce moment d'extrême émotion en essayant de vous mettre à ma place. Y'a juste trop de souvenirs et de beaux moments qui me traversent l'esprit quand je pense à elle, à son sourire, à sa musique, à sa personnalité, à sa façon unique d'être agace. Je l'aime.
I'm in love, wooh ! I'm in love, wooh !
Je parle bien sûr du concert imminent de Kylie, à Toronto. Calvaire, y'a ben rien qu'elle pour me faire voyager en Ontario. Imaginez : votre Capitaine a déjà voyagé à Londres et à Paris dans le seul but de communier avec Sainte-Kylie. Ce sera sans doute plus économique, quoique bien moins excitant, géographiquement parlant.
La troisième fois n'est pas moins stimulante. Je ressens la même effervescence que par le passé, j'ai de la difficulté à rester concentré et, en toute franchise, je suis très instable émotivement. C'est rassurant de voir que l'esprit d'imminente célébration s'émanant de cette grandiose aventure ne diminue pas avec l'usage.
La seule chose qui diffère, c'est l'autoroute 401. Nonobstant mes fortes convictions souverainistes, force est d'admettre que c'est fichtrement moins intéressant que l'océan Atlantique.
Remarquez, je suis fier de dire que je n'ai jamais pleuré lors d'un concert de Kylie Minogue. J'ai eu de gigantesques frissons qui m'ont traversé le corps entier. Demandez à ma soeur, qui m'accompagnait lors du show à Paris l'an dernier, elle vous le dira que c'est comme si j'étais possédé. J'ai ressenti une excitation que je n'imaginais pas possible. J'ai été en présence de cette femme qui n'existe d'habitude que dans mon iPod et sur mon lecteur DVD... elle m'a regardé et ça m'a glacé le sang, elle existe pour vrai et ça me met dans un état de choc. Si seulement elle savait à quel point elle meuble mon quotidien en s'occupant de mon moral depuis tant d'années déjà. C'est bizarre, j'ai comme l'impression de lui devoir quelque chose, tant elle a été présente dans ma vie.
Je vous demande de pardonner ce moment d'extrême émotion en essayant de vous mettre à ma place. Y'a juste trop de souvenirs et de beaux moments qui me traversent l'esprit quand je pense à elle, à son sourire, à sa musique, à sa personnalité, à sa façon unique d'être agace. Je l'aime.
I'm in love, wooh ! I'm in love, wooh !
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samedi 3 octobre 2009
Préjudice théologique

En voyant circuler cet autocar sur la rue University, je me suis d'abord mis à sourire. C'est d'ailleurs une réaction qui fût partagée par plusieurs autres piétons, aussi incrédules que moi. En tendant l'oreille, j'ai entendu deux jeunes femmes qui rigolaient en émettant plusieurs hypothèses sur ce à quoi pouvait ressembler concrètement un Christian Tour. Force est d'admettre que c'est peu banal ; jamais je n'aurais osé imaginer, même dans mes fantasmes les plus fous, que des tours de ville à saveur regilieuse puissent exister.
À vrai dire, j'étais au départ surpris qu'il y ait un marché pour ce genre d'aventure. Je me suis alors mis à réfléchir plus profondément à la question, et le sourire niais qui caractérise mon expression faciale habituelle a vite fait place à une morphologie caractérisant plutôt un intéressant mélange d'exaspération, de colère et de nervosité.
C'est que, voyez-vous, je me suis mis à imaginer un hypothéthique scénario dans lequel des tours de ville pour athées seraient organisés. Oh. La. Merde. Totale.
J'imagine tant de catholiques offensés cherchant leurs repères, qui maudiraient haut et fort la diabolique société de droit dans laquelle ils sont obligés de vivre. J'imagine les conservateurs votant un projet de loi visant à réprimer toute déviance ecclésiastique. J'imagine tous les commentateurs de la droite organiser de colossales manifestations pour protéger la société de ce mouvement luciférien qu'est l'agnosticisme . « C'est pour votre bien », qu'ils diraient. Mon cul, oui.
J'suis désolé, mais ça m'agresse de voir un autobus qui fait référence à cette religion de merde dans laquelle l'hypocrisie semble être la valeur Suprême. Ça m'agresse autant sinon plus que les cloches d'églises qui me réveillent tous les samedis et dimanches matins. Je trouve que la perversité avec laquelle s'affiche et s'impose cette organisation pourrie me cause préjudice. C'est vrai ! On m'a forcé à faire partie de la chrétienté alors que je n'étais encore qu'un coquet poupon. Si la religion était si bienveillante et transparente, on devrait hausser à 18 ans l'âge requis pour y adhérer. Ainsi, l'Église démontrerait une ouverture honorable qui se traduirait par une certaine notion de liberté, de choix. Me semble que c'est plus honorable que l'imposition systématique à tous et toutes du plus strict dogmatisme.
Remarquez, il ne s'agit que de mon opinion et elle demeure hautement réfutable. Contrairement aux religieux, je ne crois pas détenir la vérité absolue. Personnellement, je juge que cette ouverture est tout à mon honneur.
Allez en paix, mes enfants !
Votre Capitaine spirituellement autonome
xx
vendredi 2 octobre 2009
Panneau hilare
mardi 4 août 2009
Je m'excuse
Je me sens tellement cheap !
Je vous alimente d'anecdotes plus savoureuses et cinglantes les unes que les autres puis, du jour au lendemain, pouf ! Parti, le Capitaine bien aimé. Plus de nouvelles.
Je n'ose même pas imaginer la sensation d'amère solitude avec laquelle vous devez dealer en ce moment. Je ne peux pas m'empêcher de me sentir responsable de vos récentes appréhensions quant à l'engagement. Il faut demeurer réaliste et humble, tout de même. Nier la réalité serait tout à fait irresponsable de ma part.
Enfin. Tout ça pour dire que je m'excuse de ma récente absence.
Avant, j'avais tout le temps nécessaire pour étaler au grand jour mes éjaculations lyriques. Désormais, j'ai un travail qui m'occupe (vraiment). Je tiens à ce que bloguer demeure un plaisir, un passe-temps, plutôt qu'une obligation.
C'est par contrainte que je vous agace, je vous l'assure.
Je vous alimente d'anecdotes plus savoureuses et cinglantes les unes que les autres puis, du jour au lendemain, pouf ! Parti, le Capitaine bien aimé. Plus de nouvelles.
Je n'ose même pas imaginer la sensation d'amère solitude avec laquelle vous devez dealer en ce moment. Je ne peux pas m'empêcher de me sentir responsable de vos récentes appréhensions quant à l'engagement. Il faut demeurer réaliste et humble, tout de même. Nier la réalité serait tout à fait irresponsable de ma part.
Enfin. Tout ça pour dire que je m'excuse de ma récente absence.
Avant, j'avais tout le temps nécessaire pour étaler au grand jour mes éjaculations lyriques. Désormais, j'ai un travail qui m'occupe (vraiment). Je tiens à ce que bloguer demeure un plaisir, un passe-temps, plutôt qu'une obligation.
C'est par contrainte que je vous agace, je vous l'assure.
lundi 20 juillet 2009
Mélancolie
Est-ce que j'ai vraiment envie de vous bombarder de tristesse ? Non, certainement pas. J'y peux rien, c'est plus fort que moi. J'ai besoin de partager les choses que je ressens, et force est d'admettre que j'éprouve ces temps-ci des émotions qui me troublent profondément.
Confidence : je pleure à chaque jour. Je suis nostalgique, je n'arrive pas à comprendre ce qui s'est passé. Je tente de saisir l'essence de l'amour que je ressens (encore) pour mon homme, je veux pouvoir mettre tout ça en perspective pour parvenir à exorciser ma peine, je n'y arrive tout simplement pas. Ma conclusion, pour l'instant ? De l'amour. Tout simplement. De l'amour intense, sérieux, vrai, authentique.
Que faire quand ce sentiment qui se veut si doux et ennivrant devient d'une lourdeur intolérable ? C'est quoi, le remède ? Le temps ? Je sais qu'il s'agit de la seule chose qui puisse nous guérir, mais attention je crois qu'on parle ici d'adaptation et non de guérison.
Cet homme, je l'ai dans la peau. J'aurais tellement de raisons d'être en colère et de vouloir le maudire, mais non : je ne ressens que de l'amour pour lui. Ça évolue, c'est clair. Je vois bien qu'il est imparfait et qu'il est tourmenté. J'ai même quelques réserves. N'empêche, je n'ai que de bons mots pour lui. Et ça me fait profondément chier. Parce que peu importe ce que je dise ou ce que je fasse, je suis pogné dans cette merde-là. On m'a obligé à vivre cette rupture, qui est à mon avis d'un ridicule absolu.
Deux gars s'aiment. That's it, that's all. Me semble que y'a aucune raison pour que ça soit plus compliqué que ça ! Pourquoi, dans ce cas, si la situation que je vis va à l'encontre de ce dont quoi j'ai envie, est-ce que je suis encore si accro à Litchi ? Pourquoi est-ce que son odeur, sa voix, son sourire, ses mots, son corps, son toucher me manquent-ils autant ?
Pour m'affecter à ce point, il doit vraiment être spécial. J'ai tenté de raisonner autrement, chers lecteurs, j'ai fait des efforts considérables pour me dire que je vais finir par trouver mieux - ce qui est probablement vrai. Mais j'ai pas envie de trouver mieux. J'avais trouvé quelqu'un qui me plaisait et qui me faisait vivre quelque chose que j'avais toujours recherché. C'était la première fois que je me donnais le droit de tomber amoureux, ça doit certainement vouloir dire qu'il avait ce qu'il me fallait.
En attendant, qu'est-ce que je fais ? Je garde le moral. J'essaie, en tout cas. Sauf que j'ai la larme facile. Je suis nostalgique et je trouve sa décision carrément irréfléchie et égoïste. Je suis en colère contre la décision. L'homme, lui, par contre, je lui donnerais mon coeur. Encore.
Désolé pour la lourdeur de cette intervention, mais ça m'a fait un peu de bien de mettre ces pensées en mots.
En espérant vous revenir de meilleure humeur,
Capitaine C.
Confidence : je pleure à chaque jour. Je suis nostalgique, je n'arrive pas à comprendre ce qui s'est passé. Je tente de saisir l'essence de l'amour que je ressens (encore) pour mon homme, je veux pouvoir mettre tout ça en perspective pour parvenir à exorciser ma peine, je n'y arrive tout simplement pas. Ma conclusion, pour l'instant ? De l'amour. Tout simplement. De l'amour intense, sérieux, vrai, authentique.
Que faire quand ce sentiment qui se veut si doux et ennivrant devient d'une lourdeur intolérable ? C'est quoi, le remède ? Le temps ? Je sais qu'il s'agit de la seule chose qui puisse nous guérir, mais attention je crois qu'on parle ici d'adaptation et non de guérison.
Cet homme, je l'ai dans la peau. J'aurais tellement de raisons d'être en colère et de vouloir le maudire, mais non : je ne ressens que de l'amour pour lui. Ça évolue, c'est clair. Je vois bien qu'il est imparfait et qu'il est tourmenté. J'ai même quelques réserves. N'empêche, je n'ai que de bons mots pour lui. Et ça me fait profondément chier. Parce que peu importe ce que je dise ou ce que je fasse, je suis pogné dans cette merde-là. On m'a obligé à vivre cette rupture, qui est à mon avis d'un ridicule absolu.
Deux gars s'aiment. That's it, that's all. Me semble que y'a aucune raison pour que ça soit plus compliqué que ça ! Pourquoi, dans ce cas, si la situation que je vis va à l'encontre de ce dont quoi j'ai envie, est-ce que je suis encore si accro à Litchi ? Pourquoi est-ce que son odeur, sa voix, son sourire, ses mots, son corps, son toucher me manquent-ils autant ?
Pour m'affecter à ce point, il doit vraiment être spécial. J'ai tenté de raisonner autrement, chers lecteurs, j'ai fait des efforts considérables pour me dire que je vais finir par trouver mieux - ce qui est probablement vrai. Mais j'ai pas envie de trouver mieux. J'avais trouvé quelqu'un qui me plaisait et qui me faisait vivre quelque chose que j'avais toujours recherché. C'était la première fois que je me donnais le droit de tomber amoureux, ça doit certainement vouloir dire qu'il avait ce qu'il me fallait.
En attendant, qu'est-ce que je fais ? Je garde le moral. J'essaie, en tout cas. Sauf que j'ai la larme facile. Je suis nostalgique et je trouve sa décision carrément irréfléchie et égoïste. Je suis en colère contre la décision. L'homme, lui, par contre, je lui donnerais mon coeur. Encore.
Désolé pour la lourdeur de cette intervention, mais ça m'a fait un peu de bien de mettre ces pensées en mots.
En espérant vous revenir de meilleure humeur,
Capitaine C.
samedi 4 juillet 2009
Ensoleillé avec passages nuageux
Waouh ! Plus d'une semaine sans bloguer. C'est un défi de taille, je vous assure. En fait, ce n'était pas l'envie de vous parler qui me manquait, mais plutôt ce concept débile qu'est le temps. Vous êtes peut-être au courant qu'au cours des dernières semaines, ma vie a connu certains « bouleversements » (ça n'est pas nécessairement le terme approprié mais vous connaissez sans doutes ma tendance à l'exagération). Laissez-moi vous éclairer à ce sujet.
Ayant récemment été crissé là pour la sixième fois par le même gars, le timing des changements dans ma vie ne pouvait être plus parfait : en plus d'être emménagé la semaine dernière dans un nouveau logis avec mon meilleur ami, j'ai débuté un nouvel emploi en marketing. Pour ce qui est de l'appartement, je suis encore fébrile à l'idée d'habiter dans le Village. C'est complètement surréaliste d'avoir à proximité tout ce dont quoi je pourrais avoir besoin et même plus. En gros, ce que ça veut dire, c'est que je suis saoûl depuis une semaine environ. J'exagère. Encore.
Enfin. J'avais quelques réserves avant d'emménager avec Bénita l'Amour. Il faut comprendre que notre relation d'amitié est assez dynamique. C'est le bon mot, je crois, pour décrire l'électricité qu'il y a entre lui et moi. Il y a parfois un peu trop de flamèches à mon goût, et c'est ce qui m'inquiétais au départ, mais je suis désormais rassuré. On avait tellement de volonté pour que ça marche qu'on a réussi les deux à adopter l'attitude la plus mature possible pour être heureux ensemble et mieux apprendre à dealer avec l'autre. Je déteste parler ainsi de ma relation avec Benoît, ça sonne vraiment trop comme si on était un vieux couple.
Je prends une pause pour vous dire que je suis en train d'écrire sur mon balcon et que je viens de voir Pierre Lapointe passer juste en face de chez nous.
Je suis toujours impressionné par le job que j'ai décroché récemment. J'ai de la difficulté à croire que j'ai réussi à obtenir un emploi en marketing ! Imaginez : on m'a donné un laptop et une mûre noire (ie : BlackBerry) et on me demande de brasser de grosses affaires ! Jusqu'à présent, je m'en sors bien, je crois. Ma boss réfère déjà à moi en tant que « Super Stéphan » ; ça doit être bon signe. Je vous mentirais par contre si je vous disais ne pas être intimidé par les tâches reliées à mon travail. En gros, il s'agit de brasser des affaires et ça me fait un peu peur. Mais on croit en moi là-bas, et ça me rassure. J'ai bien l'intention de les impressionner !
Sentimentalement, c'est un peu plus vague. La période par laquelle je passe n'est pas la plus turbulente de toutes mais elle demeure certainement désagréable. Je sais que le temps arrangera les choses et que je ne peux brusquer mon bonheur, mais pour l'instant c'est pas facile. Vous savez, j'ai beaucoup de difficulté à me convaincre que la septième fois est la bonne : j'ai beau ne plus vouloir y croire, j'ai beau avoir envie d'en finir avec lui pour de bon, ma mémoire me rappelle fréquemment comment ça s'est déroulé les dernières fois. Quelle attitude adopter ? On a essayé de rester amis, on s'est re-ramassés ensemble. J'ai réussi à le sortir de ma vie, il est revenu et il a réussi à me re-re-re-re-re-séduire. Bien franchement, ça me fait un peu peur.
C'est qu'en théorie, l'éventualité selon laquelle je croiserais mon ex sur la rue est facilement gérable. Selon mon humeur, divers scénarios sont envisageables : un bonjour amical et vite on fout le camp, une accolade affectueuse et un brin de jasette, un coup de parapluie dans l'estomac ou un café lancé au visage... honnêtement, ça change environ une fois par heure. J'appréhende le jour où nous nous croiserons. Je sais d'avance que je vais perdre tous mes moyens et j'espère ne pas faire de gaffes (ce qui s'avère peu probable).
Voilà donc ce à quoi fait référence le titre de ce billet : mon humeur est ensoleillée avec passages nuageux. Je réussis à me changer les idées, mais ça serait irresponsable de fuir la réalité.
Wow, ça faisait longtemps que je n'avais pas exprimé mes pensées ainsi. Ça fait du bien, ça met un peu d'ordre. Avec mon nouveau travail, j'aurai moins de temps libre pour vous faire part de mes excès, passions et autres banalités. Mais je tenterai tout de même de vous rendre dépendant à mes écritures. Après tout, c'est la qualité et non la quantité qui compte !!!
PS : J'vous invite à penser à moi ce soir et à m'envoyer vos ondes positives car j'ai rendez-vous avec un homme de rêve qui me fait de l'effet depuis très, très, très longtemps !! Je vous demande ça car en sa présence, mon quotient intellectuel a tendance à régresser. C'est dire à quel point il m'affecte... j'vous tiendrai au courant !!
Ayant récemment été crissé là pour la sixième fois par le même gars, le timing des changements dans ma vie ne pouvait être plus parfait : en plus d'être emménagé la semaine dernière dans un nouveau logis avec mon meilleur ami, j'ai débuté un nouvel emploi en marketing. Pour ce qui est de l'appartement, je suis encore fébrile à l'idée d'habiter dans le Village. C'est complètement surréaliste d'avoir à proximité tout ce dont quoi je pourrais avoir besoin et même plus. En gros, ce que ça veut dire, c'est que je suis saoûl depuis une semaine environ. J'exagère. Encore.
Enfin. J'avais quelques réserves avant d'emménager avec Bénita l'Amour. Il faut comprendre que notre relation d'amitié est assez dynamique. C'est le bon mot, je crois, pour décrire l'électricité qu'il y a entre lui et moi. Il y a parfois un peu trop de flamèches à mon goût, et c'est ce qui m'inquiétais au départ, mais je suis désormais rassuré. On avait tellement de volonté pour que ça marche qu'on a réussi les deux à adopter l'attitude la plus mature possible pour être heureux ensemble et mieux apprendre à dealer avec l'autre. Je déteste parler ainsi de ma relation avec Benoît, ça sonne vraiment trop comme si on était un vieux couple.
Je prends une pause pour vous dire que je suis en train d'écrire sur mon balcon et que je viens de voir Pierre Lapointe passer juste en face de chez nous.
Je suis toujours impressionné par le job que j'ai décroché récemment. J'ai de la difficulté à croire que j'ai réussi à obtenir un emploi en marketing ! Imaginez : on m'a donné un laptop et une mûre noire (ie : BlackBerry) et on me demande de brasser de grosses affaires ! Jusqu'à présent, je m'en sors bien, je crois. Ma boss réfère déjà à moi en tant que « Super Stéphan » ; ça doit être bon signe. Je vous mentirais par contre si je vous disais ne pas être intimidé par les tâches reliées à mon travail. En gros, il s'agit de brasser des affaires et ça me fait un peu peur. Mais on croit en moi là-bas, et ça me rassure. J'ai bien l'intention de les impressionner !
Sentimentalement, c'est un peu plus vague. La période par laquelle je passe n'est pas la plus turbulente de toutes mais elle demeure certainement désagréable. Je sais que le temps arrangera les choses et que je ne peux brusquer mon bonheur, mais pour l'instant c'est pas facile. Vous savez, j'ai beaucoup de difficulté à me convaincre que la septième fois est la bonne : j'ai beau ne plus vouloir y croire, j'ai beau avoir envie d'en finir avec lui pour de bon, ma mémoire me rappelle fréquemment comment ça s'est déroulé les dernières fois. Quelle attitude adopter ? On a essayé de rester amis, on s'est re-ramassés ensemble. J'ai réussi à le sortir de ma vie, il est revenu et il a réussi à me re-re-re-re-re-séduire. Bien franchement, ça me fait un peu peur.
C'est qu'en théorie, l'éventualité selon laquelle je croiserais mon ex sur la rue est facilement gérable. Selon mon humeur, divers scénarios sont envisageables : un bonjour amical et vite on fout le camp, une accolade affectueuse et un brin de jasette, un coup de parapluie dans l'estomac ou un café lancé au visage... honnêtement, ça change environ une fois par heure. J'appréhende le jour où nous nous croiserons. Je sais d'avance que je vais perdre tous mes moyens et j'espère ne pas faire de gaffes (ce qui s'avère peu probable).
Voilà donc ce à quoi fait référence le titre de ce billet : mon humeur est ensoleillée avec passages nuageux. Je réussis à me changer les idées, mais ça serait irresponsable de fuir la réalité.
Wow, ça faisait longtemps que je n'avais pas exprimé mes pensées ainsi. Ça fait du bien, ça met un peu d'ordre. Avec mon nouveau travail, j'aurai moins de temps libre pour vous faire part de mes excès, passions et autres banalités. Mais je tenterai tout de même de vous rendre dépendant à mes écritures. Après tout, c'est la qualité et non la quantité qui compte !!!
PS : J'vous invite à penser à moi ce soir et à m'envoyer vos ondes positives car j'ai rendez-vous avec un homme de rêve qui me fait de l'effet depuis très, très, très longtemps !! Je vous demande ça car en sa présence, mon quotient intellectuel a tendance à régresser. C'est dire à quel point il m'affecte... j'vous tiendrai au courant !!
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