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lundi 16 mai 2011

Stephen Harper et les suçeuses de sang



UNE EXCLUSIVITÉ DE CAPITAINE CARAMEL

(Halifax, N-É) Le premier ministre Harper a démontré une vive inquiétude face à la montée du phénomène des suçeuses de sang. L'apparition récente de ces prédatrices en territoire canadien crée des remous non seulement dans la chaîne alimentaire mais aussi dans l'économie, ce qui est farfelu en plus d'être quelque peu effrayant.

« Je l'ai dit, je le répète : je ne suis pas un homme très joli », a déclaré l'actuel dirigeant canadien. « Lorsque vous êtes une personne laide, vous n'avez d'autre choix que de démontrer une intolérance grandiose face à tout ce qui semble le moindrement coquet », a-t-il renchéri. Il est vrai que sa laideur exceptionnelle est source d'inconfort, mais particulièrement au Québec, là où la population est beaucoup plus sensible aux questions d'esthétique que dans le reste du Canada.

Émile Rigaud, du journal Les Affaires, a été le premier à aborder le sujet des suçeuses de sang. Il a en effet défié le premier ministre de se prononcer sur la dernière édition du calendrier des lutteuses russes, qui ont été les premières à être infectées par la bactérie qui transforme les femmes banales en redoutables suçeuses de sang. Visiblement inconfortable, le premier ministre a immédiatement lancé un poignard dans l’œil du désormais défunt journaliste. Non surprise de l'attitude négative du premier ministre, la foule (surtout composée de journalistes) s'est mise à applaudir de façon sarcastique, tout en maugréant.

Un membre de l'assistance a eu l'idée, pour confronter le premier ministre, de se mettre à fredonner la chanson « I Feel Like A Woman », de la grande chanteuse canadienne Shania Twain. Il est pertinent de rappeler que Shania Twain, en plus d'être l'ennemie jurée de Stephen Harper depuis leur célèbre altercation dans une allée de bowling de Charlottetown, est la porte-parole de l'association canadienne de défense des suçeuses de sang (ACDSS).

L'irritation du premier ministre était palpable, notamment en raison de ses veines frontales qui semblaient être sur le point d'éclater. La situation prit des proportions démesurées lorsque la célèbre diva fit son apparition dans la salle. En fait, elle y était déjà, sauf qu'elle portait ce subtil déguisement afin de maximiser l'effet « wow » de son entrée en scène :

Shania Twain, habilement costumée.

Après avoir interprété son fameux hymne féministe, qui a pris un tout autre sens depuis l'apparition des suçeuses de sang, Shania Twain a déclaré : « Que l'on me comprenne bien : je n'aurai de repos que lorsque tous les Canadiens et Canadiennes, même les suçeuses de sang, pourront vivre dans une société ouverte à la différence et prête à se faire suçer le sang ».

Le premier ministre a alors sorti un chat de son veston puis lui a versé le contenu d'une canette de Pepsi Diète aromatisé à la lime dessus, avant de le déposer sur un pèse-personne de marque Canadian Tire. « Arrêtez de chanter ! » a-t-il huré, « Aaaaaarrêtez de chaaaaaaaanter !!! ». Monsieur Harper, dont on ignorait les talents d'acrobate, a alors fait un salto arrière avant d'incanter une force démoniaque issue de la mythologie latine. Une entité mystique est alors apparue dans la salle, et a pris possession du chat, qui a lancé des rayons laser en direction de tous les journalistes, sauf moi, qui a eu la brillante idée d'enfiler le costume de Youppi.

Ce fut là une journée bien particulière.

lundi 20 décembre 2010

Mouvement collectif « my ass »

Commentaire envoyé par votre Capitaine à la STM suite à sa décision d'exclure le journal Métro du réseau souterrain et de conclure un partenariat avec Québécor pour la distribution du chic journal 24H. J'ai aussi envoyé cette saute d'humeur aux deux quotidiens, bien que je doute que ni l'un ni l'autre fasse le choix de la publier.

C'est avec grande déception que j'ai appris votre décision de distribuer le journal 24h dans le réseau du métro. Vous aviez l'occasion de vous tenir au-dessus de la mêlée, et vous l'avez fait pendant plusieurs années, mais pour une raison mystérieuse vous choisissez de vous plier devant l'indécence crasse de Québécor. En fait, cette raison n'est pas vraiment mystérieuse, il est clair que c'est une question d'argent. J'ai ressenti un malaise en lisant votre communiqué, dans lequel vous disiez que cette décision était la meilleure que la STM pouvait prendre pour elle-même ainsi que sa clientèle. Je regrette, mais cela démontre que vous n'avez que peu de respect pour vos clients. En quoi est-ce que le journal Métro nuisait à votre clientèle ? En quoi est-ce qu'un partenariat avec un empire absolument méprisant, rétrograde et puérile, qui fout ses employés en lock-out et qui bouffe tout sur son passage, est une bonne chose pour votre clientèle ? C'est d'un ridicule absolu, et vos intentions politiquement correctes tombent à plat.

J'ignore par qui a été prise cette décision mais il est clair qu'elle va dans le sens de l'étroitesse d'esprit, du populisme, du mépris.

La section « Monde » du 24h fait une demie-page. La section « Arts et spectacles » louange tout ce que possède monsieur Péladeau et fait un semblant de mention au reste. Je me demande ce qui fera la une de ce « journal » lorsque Star Académie recommencera à l'hiver. Ce torchon fait 80 PAGES PAR JOUR. 80 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Dont au moins la moitié de publicité !!!!! Roulons en transport en commun, mais distribuons une parodie de journal qui constitue une pollution en soit.

SVP, au lieu de prendre vos clients pour des imbéciles en leur disant que ce partenariat est pour leur bien, ayez au moins l'audace à l'avenir de leur dire quand vous prenez des décisions purement mercantiles. C'est vrai que ça prend des couilles, par exemple, mais il doit bien avoir quelqu'un chez vous qui en a.

Mouvement collectif ? Allez en parler au 253 lock-outés de Québécor, j'aimerais bien entendre ce qu'ils auraient à vous répondre.

mercredi 10 février 2010

Tous pareils...

Loin de moi l'idée de vouloir raviver une polémique linguistique via ce médium formidable qu'est mon blogue, mais j'ai envie de partager une petite anectode avec vous.

J'ai déjà fait partie des membres du NPD. À la dernière élection fédérale, à l'automne 2008, j'ai en effet été pris d'un vent de folie et j'ai décidé de contribuer à la caisse d'un parti fédéraliste. Un gentil parti, mais fédéraliste quand même. Ceux d'entre-vous qui me connaissent bien auraient peut-être envie de crier à l'hérésie et à la trahison la plus impolie qui soit, et je n'aurai d'autre choix que d'être partiellement en accord avec vous.

C'est que, voyez-vous, les conservateurs m'horripilent. Et bien que mes penchants souverainistes m'allient naturellement avec le Bloc, force est d'admettre que ça n'est manifestement pas eux qui vont réussir à déloger ces vulgaires verrues que sont les conservateurs. Les libéraux, quant à eux, seront à jamais stigmatisés, selon moi, suite à leur hypocrisie flagrante et légitimisée qui a fait surface lors du référendum de 1995. Et sérieusement, quand un groupe de gens choisit de faire de Stéphane Dion leur chef, je me permets candidement de les juger. Enfin.

Le NPD, donc. Un vote de convenance, pas nécessairement attribué par conviction mais surtout parce que cela représentait à mon avis, à l'automne 2008, le moindre mal. Sauf qu'ils ont un gros problème, et ce n'est qu'après leur avoir donné des sous que je m'en suis rendu compte : ils communiquent avec moi en anglais, sans cesse.

À ce que je sache, on m'a demandé d'indiquer quelle était ma langue lorsque je me suis inscrit sur leur site internet. Vous ne serez sans doute pas surpris d'apprendre que j'ai répondu que j'étais francophone. Eh bien, semble-t-il que ce ne soit pas suffisant. La correspondance qui vient du responsable du Québec a comme avantage d'être rédigée en français, et c'est la un bien mince soulagement. Tout ce qui vient du head-office du parti de Jack Layton m'est adressé uniquement dans la langue de Shakespeare, sans qu'on m'offre aucune alternative. Pis encore, on m'a appelé pour me demander pourquoi je ne contribuais plus au parti, et cet appel a été fait par une unilingue anglophone qui a maugréé lorsque je lui ai demandé si elle avait un collègue qui puisse s'adresser à moi dans ma langue. C'est comme s'ils me disaient « arrange-toé avec c'qu'on t'donne, donne nous d'l'argent, pis vote », mais en anglais.

J'ai la chance de parler les deux langues. Ça n'est pas une raison pour qu'on fasse de mon choix de langue une fonction symbolique. Moi, je crois ne pas être obligé de quémander le respect, et par ceci je veux dire que câlisse, si j'ai choisi français tu m'envoies tes cossins en français pis that's it that's all, buddy pis si t'es pas content ben too bad so sad.

Eh bien, mes braves, j'en ai assez. En décembre, ils m'ont fait parvenir par courriel une invitation pour répondre à un sondage de l'université Fraser en Colombie-Britannique. C'est drôle, là ils étaient intéressés à avoir « mon opinion ». Je leur ai répondu que leur sondage unilingue ne méritait pas mon attention et que s'ils faisaient l'effort de le traduire (venez pas me dire qu'y'a personne qui parle français ni au NPD ni dans une université canadienne, ciboire) je me montrerais sans aucun doute moins récalcitrant.

Aucune réponse. Suis-je surpris ? Pas vraiment. Déçu, certainement.

Aujourd'hui, j'en ai sincèrement ras-le-melon de cette bande d'amateurs. Regardez ce que j'ai reçu comme courriel un peu plus tôt :

À: inyoureyes18@hotmail.com
De: eNDP@e.ndp.ca
Objet: I want to hear from you

My fellow New Democrat,

In December you received a survey from Simon Fraser University asking for your opinion as a member of the NDP.

If you haven’t already completed this survey, I’m asking that you do so now. You can get an electronic copy of the survey here.

Your response is completely anonymous. And your participation helps us as we strive to build a political movement that puts families like yours first.

Please complete the survey today.

Sincerely,

Sarah Dopp
Deputy National Director
Canada’s New Democrats


Ce message m'agresse. De par son ton autoritaire, et aussi de par le fait que j'avais déjà refusé leur invitation et que j'aie pris la peine de leur spécifier les raisons de mon refus. Ils n'ont rien écouté. Pathétique.

Je sais que je m'expose probablement à une foule de commentaires intolérants, et je vous invite à me traiter de tous les noms dont vous aurez envie. Moi, mon intervention à ce sujet n'est pas gratuite. J'ai été échaudé, on m'a manqueé de respect, et je choisis de partager cela avec vous. Je n'ai rien contre les anglophones, tel qu'exposé l'an dernier sur ce même blogue lors d'une vive polémique dont je garde de désagréables souvenirs, mais j'en ai contre les gens qui se bornent à ne pas vouloir saisir la réalité. Ma demande est-elle frivole ? Je ne crois pas. Alors pourquoi suis-je encore obligé de me battre pour une considération qui m'est, je vous le rappelle, supposément garantie par cette fédération ? Parce qu'on ne veut tout simplement pas me comprendre, peut-être que c'est demander un trop grand effort, je ne sais trop. Enfin.

En guise de conclusion, je joint à ce billet la réponse que j'ai envoyée cet après-midi à la personne qui a tenté de me forcer à répondre à un ostie de sondage inutile puisqu'ils se foutent clairement de mon opinion :

De : Stephan C. (inyoureyes18@hotmail.com)
Envoyé : 10 février 2010 11:01:41
À : endp@e.ndp.ca

Ms Dopp,

I chose not to participate to this survey as it is only available in English. I speak both languages, but I find it unacceptable that you keep on sending me English correspondence. When I became a member of the NDP, I was asked to indicate wether my first language was English or French, and I answered French. Surprisingly enough, I receive phone calls and emails from your organization in English only.

My frustration comes from the fact that the opposite situation would never occur. Moreover, I highly doubt that a French speaking individual or organization or institution would not make the effort to use English while communicating with you, and I think this email (that I'm writing to you in your language) is a very strong proof of what I advance. I would have been fully able to complete the survey, but as a matter of principle and fairness, I chose not to. I don't think I should have to « ask » to be addressed to in French, just as you don't need to « ask » to be addressed to in English. Sadly, this principle of mutual respect seems to be a utopian concept.

Your last email mentions that the NDP « strives to build a political movement that puts families like yours first ». I have to disagree. I have addressed my concerns about this language issue several times, and nothing has changed ever since.

Please, make the effort. It won't cost much, as you do have French speaking colleagues, and it will make such a difference. I don't feel outraged, as I am not surprised because this is the sad reality of our « country ». But I feel that this is a reason good enough for not giving the NDP the privilege of my vote comes the next election.

Merci,

Stéphan Chrétien



PS : je traduirai les passages en anglais demain. Là, chu trop fatigué. Bonne nuit !!! xxx

mercredi 10 juin 2009

California Love, suite et fin

Succès !

On apprend aujourd'hui que le règne de Miss Hypocrisie... euh, pardon, Californie, a été abruptement interrompu, pour des raisons n'ayant apparemment rien à voir avec ses valeurs discriminatoires et ses prises de positions violemment blessantes. Paraît que la garce était trop occupée à aller prêcher la "bonne nouvelle" pour remplir ses obligations contractuelles de Miss. Résultat ? Adios, puta !

Organisons un rallye de célébrations pour fêter la déchéance de cette traînée des temps modernes ! Évidemment, on se doute qu'elle restera dans le spotlight pour quelques temps encore, mais sa crédibilité déjà déficiente vient d'en prendre un sale coup.

Votre Capitaine serait-il en train de se réjouir du malheur d'une personne ? Disons plutôt que Miss Californie a simplement ce qu'elle mérite. Elle a volontairement pris position dans un débat qui dépassait non seulement son mandat mais également ses capacités intellectuelles.

Je référerai ceux qui se demandent quel est le fond de ma pensée par rapport à cette controverse ici, ici et ici. Ai-je quelque chose à voir avec le renvoi de cette chipie ? J'aimerais donc croire que oui ! Entendons-nous donc pour dire que j'ai au moins contribué ! Ça serait bien chouette de votre part... :o)

Bonne journée là !
Cap'taine C.
xx

vendredi 5 juin 2009

Grosse surprise

Je commencerai ce billet en vous avouant n'avoir que très peu d'intérêt pour la politique municipale, et ce pour diverses raisons allant de la morosité de l'administration actuelle au manque réel de débat. Or, on apprenait cette semaine que Louise Harel serait candidate à la mairie de Montréal aux élections de novembre.

Évidemment que ça rend la chose plus intéressante. Madame Harel est une politicienne redoutable forte de plus de trente ans d'expérience. Elle représente donc une menace sérieuse pour le "maire" Tremblay. Forcément, le débat va prendre de la substance et l'intérêt pour l'élection s'en retrouvera électrifié.

C'était mon opinion de néophyte. Et j'ai rapidement déchanté.

C'est que, voyez-vous, j'avais oublié que la société montréalaise est, malgré son apparente camaraderie peut-être dû à l'esprit festif de la ville, férocement polarisée. D'un côté, y'a les fédéralistes. De l'autre, évidemment, les méchants et diaboliques souverainistes. J'aurais dû me douter que ça allait rapidement tourner au vinaigre, cette histoire. J'ai eu trop d'espoir en l'intelligence des gens et je me suis royalement trompé.

Je lisais dans la Presse ce matin un article dans lequel on relate que le quotidien The Gazette fait des parallèles entre Harel et Mom Boucher pour la simple raison qu'elle est ouvertement souverainiste. C'est beau, ça, encore. Et que ça vienne d'un grand média en plus ? Je trouve cela d'une immaturité grandiloquente et d'un manque de classe absolu. Absolu. Ça me met vraiment, mais alors vraiment hors de moi. C'est complètement bébé, inutile, vulgaire, gratuit, et j'espère sincèrement que ça va leur revenir en pleine face. Ça prouve, selon moi, qu'il y a vraiment une partie de la société qui est ultra-bornée et qui se refuse toute parcelle de lucidité.

La bonne femme, elle se présente à la mairie, sacrament. À ce que je sache, c'est pas le maire de Montréal qui va faire la souveraineté alors crissez-lui donc patience deux secondes !!!

Ce qui me dépasse, là-dedans, c'est qu'il n'y avait précédemment aucune matière à controverse dans le fait que madame Harel tente sa chance à la mairie. Jusqu'à ce que la Gazette, handicapée mentalement par son absence de transparence et d'impartialité, soit incapable de relater correctement la nouvelle. Non, il fallait absolument comparer la candidate à l'ancien chef de motards. C'est un lien qui était nécessaire, capital. Ostie !!! Ils ont quel âge, coudonc ?! Sont-ils à ce point en mal d'attention ?!?

Écoutez, je n'ai pas envie de repartir le débat Canada VS Québec. J'ai appris, au cours des années, qu'il s'agit d'un dialogue de sourd et qu'il n'y aura jamais de terrain d'entente. Jamais. Sauf qu'il est ici pertinent de se demander si cette attaque de leur part était justifiée ? Que non ! Et quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi est-ce que je devrais rester muet quand un média anglo varge gratuitement et sans bonne raison sur les souverainistes ?!?

Imaginez un instant qu'un anglo fédéraliste se soit présenté à la mairie et qu'un média francophone OSE se risquer à faire un parallèle entre ledit candidat et l'ancien chef des motards. IMAGINEZ, un instant, la merde totale dans laquelle tous les francophones serait instantanément jetés, sans aucune exception. Imaginez les réactions du Canada anglais. Imaginez les répercussions, les sermons, imaginez la haine à laquelle nous serions tous sujets. IMAGINEZ, un instant.

Cette situation est d'une absurdité inouïe car elle ne se réaliserait jamais. Je suis désolé, mais on a beau se détester, je trouve qu'il est inacceptable d'insulter gratuitement sur la place publique un individu simplement à cause de ses allégeances politiques. C'est une question de respect, de dignité dans le débat, d'intelligence et d'ouverture d'esprit. Choses qui, apparemment, font défaut à l'ostie de raisin qui autorisé la publication d'un article aussi dégueulasse dans la Gazette et à tous ceux qui l'approuvent.

Just sayin'.

jeudi 4 juin 2009

20 ans plus tard

On "célèbre" aujourd'hui les 20 ans du massacre de la place Tiananmen, en Chine. Un anniversaire symbolique qui, bon an mal an, glace toujours le sang. J'écoutais un reportage fort intéressant hier, au Téléjournal, sur l'évolution des valeurs dites révolutionnaires en Chine : l'idéal de démocratie auquel aspire la population chinoise est devenu, en quelque sorte, la conclusion d'une épopée révolutionnaire plutôt que le point de rupture. De sorte que, idéalement, de telles subordinations puissent être évitées à l'avenir.

Sur une note plus humoristique, voici deux images extraites d'un épisode des Simpson dans lequel Selma, la soeur de Marge, se rend en Chine avec toute la famille dans le but d'adopter un enfant :


mercredi 13 mai 2009

California Love, la suite (encore)

Je ne reviendrai pas personnellement sur la question, y ayant déjà consacré beaucoup de temps et d'énergie. Je juge néanmoins pertinent de partager avec vous le vidéo ci-dessous, extrait de l'émission Countdown animée par Keith Olbermann, un commentateur de la trempe de votre humble Capitaine. L'extrait en question dure environ six minutes, je sais que c'est un peu long mais, si vous avez aimé ce que j'ai écrit au sujet de la très déshonorable Carrie Prejean (ici et ici), vous adorerez ce qui suit. C'est drôle, acide et complètement jouissif.

Je vous invite à porter particulièrement attention à 1:30, lorsque les supporteurs de Miss Californie, voulant encourager leur représentante, montrent une pancarte avec une risible faute d'orthographe. Aussi, à 5:15, il semble que l'animateur et moi sommes en communion tellement les propos qu'il tient ressemblent aux miens : je me sens honoré !

Sans plus attendre, chers lecteurs, voici le WTF?! Moment tant attendu :

Différend romantico-politique

Sans vouloir insinuer que j'ai un don pour prédire le futur, je crois que c'était écrit dans le ciel que c'était pour arriver.

mardi 12 mai 2009

Zizaniste

Je pourrais ajouter inventeur de mots à mon CV car c'est la deuxième fois en peu de temps que me retrouve à fabriquer de toutes pièces, bien involontairement, de nouvelles expressions. L'autre fois, c'était exponentialité et aujourd'hui, c'est zizaniste. Avouez que ça n'est pas si farfelu que ça comme lexie : j'ai d'ailleurs été très surpris lorsque j'en suis venu à la conclusion que ma recherche dans le dictionnaire serait infructueuse. Peu importe.

Zizaniste, donc.

Dans ma personne se trouve un processus mécanique qui fait que j'aime bien mettre le trouble un peu partout où je passe. Je suppose que c'est l'un des moyens que j'ai trouvé pour attirer l'attention. Rassurez-vous : ça n'est pas malveillant, loin de là. N'empêche que ça fait quand même de moi un p'tit crisse. Savez-vous quoi ? J'aime ça.

Dès ma plus tendre enfance j'ai compris que mon imagination féconde serait propice à une généreuse panoplie de mauvais coups. Je me rappelle prendre un malin plaisir à me cacher sous la table de la cuisine alors que les adultes prenaient leur café, pour les surprendre ensuite en sautant sous la table de façon à tout faire tomber. Excessif ? Probablement. Mais tellement plaisant ! J'avais 5 ou 6 ans, on s'entend. Pas sûr que ça me ferait le même effet aujourd'hui.

Il y a des fois où ça a moins bien tourné. Par exemple, je me rappelle très bien un soir où j'étais seul, dans la cave, intelligemment assis sur le dos d'une chaise. Quand j'ai entendu quelqu'un descendre les escaliers, j'ai eu la brillante idée de vouloir lui faire peur. J'ai alors lâché un incroyable BOU qui enchaîna un cri d'épouvante qui m'a tellement surpris que j'en suis tombé en bas du dos de la chaise. Résultat ? Six points de suture en arrière de la tête. L'arroseur arrosé dans toute sa splendeur.

À l'école, j'étais plutôt turbulent. C'est que j'ai toujours eu la capacité d'apprendre rapidement. Le rythme de la classe n'était donc pas suffisamment rapide à mon goût et, conséquemment, le cours interminable m'ennuyait au plus haut point. Et vous vous doutez sûrement que je n'étais pas du genre à dormir. Une fois, en sixième année, on m'avait flanqué une copie : je ne dérangerai pas les autres élèves, 200 fois. Vous auriez dû voir la face de ma prof quand je lui ai apporté une copie rédigée à l'ordinateur ! Ça s'est passé en 1996 : avant-gardiste, quand même. Je me suis fait suspendre, au total, quatre fois si ma mémoire est bonne. Évidemment, je faisais tous les travaux en arrivant à la maison, bénéficiant ainsi d'une journée de congé gratis.

Plus tôt cet après-midi, j'ai fait croire à mon ami Benoît que j'avais obtenu la date de sortie du prochain opus de Kylie ainsi que de la liste des chansons qui y seraient incluses. Pour rire. Eh bien, en moins de temps qu'il ne faut pour dire I Should Be So Lucky, mon camarade a fait suivre mon courriel "frauduleux" à tout plein de ses amis, dont un qui travaille chez MusiquePlus et qui était complètement fou à l'idée d'avoir telle primeur. Oups.

Il y a aussi des situations qui, au départ anodines pour moi, prennent un sérieux qui me consterne. Il m'arrive fréquemment d'être la cause de diverses polémiques, qu'elles soient politiques, religieuses, linguistiques. Candidement, je m'immisce dans tout débat suscitant mon intérêt. Sauf que je deviens rapidement passionné. Et c'est ainsi que, bien malgré moi, je me mets du monde à dos et que ça me revient souvent sous forme de gifle en pleine poire. Ça ne m'a jamais vraiment causé de troubles tangibles, réels. Mais ça fait souvent monter la pression lors d'une discussion particulièrement animée.

Enfin. Tout ça pour dire que, qu'il s'agisse d'un simple mauvais coup ou d'une controverse à saveur politique, j'aime bien jouer avec mon rôle de petit fauteur de trouble. Ça me fait sentir spécial. Et en plus, je peux encore jouer à l'innocent. J'en profite pendant que j'ai encore l'air jeune ! :D

jeudi 7 mai 2009

California Love, la suite

Tiens, tiens ! Vous vous rappelez sûrement de Carrie Prejean, l'espèce de tarte insignifiante homophobe et chevalière moderne de la chrétienté? Au cours des derniers jours, il semble que plusieurs informations à son sujet aient été dévoilées à travers les médias. L'envie d'écrire à son sujet est vraiment très, très forte. C'est qu'il est très satisfaisant de bloguer à propos des personnages risibles et de leurs inepties. Ça fait jouir un peu à chaque fois.

Toujours est-il que j'ai eu envie très fréquemment, dans les derniers jours, de bloguer à propos de Miss Californie et de ses nouvelles bourdes qui ont été exposées à travers les médias. Toutefois, j'ai choisi de faire mûrir mon plaisir. J'ai fait le choix d'attendre que la liste de ses maladresses se rallonge à un point tel qu'il me serait possible d'en faire un billet savoureusement assassin (au sens figuré du terme, rassurez-vous !). Le temps est arrivé, mes amis.

Tout d'abord, la garce est franchement hypocrite. D'un côté, elle s'auto-proclame défenderesse moderne des valeurs les plus grimacières de la religion catholique (bonjour l'humilité) et, de l'autre, elle agit de façon indigne en posant pour des magazines de charme. Vous comprenez ce que je veux dire. Alors là, je m'excuse, mais qu'est-ce que Jésus dirait ? Hein ? Viens m'expliquer, ma crisse, pourquoi c'est correct que tu agisses de la sorte alors qu'il est immoral de laisser deux personnes de même sexe se marier (et je tiens à préciser ici qu'il n'a jamais été question de mariage religieux, en plus, on parle plutôt d'unions civiles) ? C'est quoi ton argument ? Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié que tu es intellectuellement limitée. La preuve ? Dans le formulaire d'inscription pour devenir Miss, il y a une question à laquelle doit répondre toute aspirante pour assurer aux organisateurs qu'ils n'auront pas la fâcheuse surprise de découvrir des photos impliquant de la nudité. Madame Prejean a encore une fois prouvé son hypocrisie en répondant que non, elle n'avait jamais posé ne serait-ce que partiellement nue. Ha ! Savoureux, comme anecdote.

Il est évident que les dernières semaines, elles les a passées au front. Elle a été invitée à de nombreuses émissions d'affaires publiques pour rétablir les faits et expliquer le fond de sa pensée, avec toujours le même vide. Bon. Peu importe. Elle a été contactée par la National Organization for Marriage, un organisme financé en majorité je présume par de vieux débris riches. Les efforts déployés par les membres de cette organisation pour préserver l'intégrité old-school du mariage sont majeurs. Évidemment qu'ils se sont régalés des propos de Miss Californie ! Elle est même désormais porte-parole du groupe. Wow, je suis surpris (sarcasme). Enfin. Je trouve qu'il est pertinent de partager avec vous la citation suivante, que l'on doit à l'un des membres du conseil d'administration du groupe :

"Laws against homosexual behavior should remain on the books not to be indiscriminately enforced against anyone who happens to be caught violating them, but to be used when necessary to send a clear message that those who flagrantly violate society's regulation of sexual behavior cannot be permitted to remain as acceptable, equal citizens."
Miss Californie, que je maudissais déjà, est donc désormais porte-parole d'un organisme qui veut emprisonner les gais. Calvaire ! Le Moyen-Âge c'était il y a 500 ans !!! Je n'arrive pas à comprendre comment il est encore possible aujourd'hui, en 2009, d'être aussi retardé.

Ce qui m'emmène au troisième point : la mégère californienne s'est fait payer des implants par l'organisation du concours de beauté. Ça n'est pas vraiment quelque chose de scandaleux. Mais je trouve important d'exposer tous les faits plutôt douteux concernant cette chipie. Je n'ai jamais consulté les écrits bibliques mais je suis pas mal certain qu'il doit y avoir quelque chose dans cette oeuvre de fiction qui dit quelque chose du genre : Dieu vous a fait cadeau de ce corps alors aimez-vous tel qu'il vous a créé car sinon vous allez le mettre en beau fusil et il va lancer des grenouilles dans votre soupe qui va vous éclabousser dans la face et salir votre belle robe. Me semble. Me semble aussi que la religion devrait jouer un rôle unificateur (aimer son prochain, ça vous dit quelque chose ?). Donc, il ne serait pas inexact d'affirmer que plusieurs adeptes du mouvement catholique soient sélectifs dans leurs croyances. C'est-à-dire qu'ils voient la religion comme un buffet où l'on peut prendre un peu de tout ce que l'on veut et laisser le reste aux autres. Ça semble être un concept répandu. Néanmoins, il y a de bonnes personnes au sein de l'Église, il ne faut pas en douter. C'est juste qu'on dirait que les abus sont tellement fréquents — et de moins en moins subtils — qu'il est rendu difficile de faire confiance à cette organisation. On veut présumer de la bonne foi des gens mais encore faudrait-il qu'ils essaient de gagner notre confiance.

Alors la petite qui prêche la bonne parole et qui se fait avocate de la moralité et de l'unité et de la bonne société et de la religion et des petits lapins qui gambadent dans les vallées de la Californie n'est rien de moins qu'une menteuse. Une fraude. C'est pourquoi je trouve que ses prises de positions sont absolument illégitimes. Son opinion, si vous me le demandez, ne vaut rien. Parce qu'elle est une hypocrite, et qu'il est facile d'en faire la preuve. Il faut dire que les années Bush ont en quelque sorte valorisé le concept d'hypocrisie. Je vous évite mes précisions à ce sujet, je fais confiance à votre sens de l'observation, même si je trouve cela d'une tristesse infinie. J'y reviendrai, c'est sûr et certain. Mais pas tout de suite : je trouve que j'ai été particulièrement virulent et ça, mes amis, ça demande de l'énergie !

Mais à quoi bon se battre ? C'est clair que cette mythomane va finir avec une émission à FOX News ou à un autre canal biaisé. C'est écrit dans le ciel. J'ai un peu envie de vomir.

mercredi 6 mai 2009

Débat

Wow ! Je vous invite à participer, si le coeur vous en dit, à la conversation qui a lieu dans la section des commentaires. Bien que le débat en question ait lieu dans un billet à propos du film Milk, il fait référence à une controverse toute autre. Je veux connaître votre opinion.

On reste polis s'il-vous-plaît ! :o)

Avec amour,
Cap'taine C.
xxx

vendredi 1 mai 2009

Rumeurs, censure et autres réalités

Prenez une histoire assez intéressante et racontez la à un ami. Il la racontera peut-être à une de ses collègues qui elle partagera l'histoire avec son conjoint, qui répétera donc cette histoire à son jeune amant qui lui va raconter la même histoire à son amie qui travaille dans une boutique et qui se fera un plaisir certain de rapporter cette anecdote à qui veut bien l'entendre.

Il est évident que la dite histoire perd, après tant de tribulations, son authenticité et qu'elle est pimentée au gré des racoleurs, devenant ainsi rien de plus qu'une rumeur.

C'est un désagrément qui peut paraître banal à première vue. À moins que l'histoire parte de vous et vous revienne, deux jours plus tard, complètement altérée ou, si vous préférez, corrompue. Alors là, ça se gâte et ça devient plutôt gênant comme aventure.

C'est que, voyez-vous, j'ai mis en ligne récemment un certain billet, assez explosif il est vrai, qui n'a pas fait l'affaire de tout le monde et qui a paraît-il provoqué un vif débat non seulement sur internet mais aussi dans le vrai monde. Semble-t-il que vous êtes plus nombreux à me lire que ce que je m'imaginais : j'aurais aimé l'apprendre dans d'autres circonstances mais telle est la réalité.

Selon moi, et je suis convaincu que plusieurs seront d'accord avec mon avis, on retrouve deux types de personnalités sociales : néophyte et vigilante. Les néophytes, rafraîchissants, partent avec la présomption selon laquelle les gens sont fondamentalement gentils. Les vigilants, quant à eux, plus terre-à-terre, sont plutôt constamment sur leurs gardes et ne se font que très peu d'illusions : il y a une chance sur deux (et peut-être plus, dépendant de leur niveau de cynisme) qu'une personne soit pleine de merde. Vous aurez sans doute réalisé, à la lecture de mon blogue, que je suis un ardent néophyte et que j'adore ça. Ce qui me déplais le plus là-dedans ? La brutalité avec laquelle je me fais rappeler que tous ne sont pas forcément gentils et qu'il y a des gens qui sont vraiment de mauvaise foi.

Qu'est-ce que je suis supposé faire, maintenant que je réalise la portée de mes écrits ? Ceux qui me connaissent personnellement savent à quel point j'ai la critique facile et qu'il m'arrive trop souvent de dire des choses alors que j'aurais du fermer ma gueule. Est-ce que je devrais y aller moins fort ? Est-ce que je devrais tenter de nuancer mes propos ? Si je vais de l'avant et que j'écris de façon plus mature, les pensées que j'exprime ici perdront forcément leur authenticité. Si au contraire je fais le choix de me ficher de la controverse et de continuer à être solennel dans mes écrits, à quoi est-ce que je risque de m'exposer ?

Je suis conscient qu'il m'arrive fréquemment de porter des jugements. Je suis également conscient que je peux être offensant envers certains groupes de personnes, et ça n'est pas seulement sur mon blogue : ce que vous lisez, je l'ai probablement dit à voix haute au cours de la journée. Ça me met souvent dans l'eau chaude. J'y suis habitué. Mais je tiens à préciser que, sauf exception, ça n'est jamais personnel.

Ce qui me frustre dans cette nouvelle remise en question dont j'aurais bien pu me passer, c'est que je n'ai pas l'impression d'avoir fait quelque chose de mal. J'ai constaté, j'ai agi, j'ai partagé. Je n'ai pas violé une loi, à ce que je sache. Et puis BOUM ! Cette histoire me revient, complètement mais alors complètement altérée. Je trouve cela intéressant que quelqu'un puisse à ce point avoir confiance en soi. C'est soit ça ou soit que ses capacités intellectuelles sont en dessous de la moyenne. Je veux dire, bordel, l'histoire est en ligne. C'est un peu absurde de la dénaturer et de la tourner à son avantage ou contre quelqu'un ou contre un établissement. Elle est EN LIGNE. Elle est VÉRIFIABLE.

Et puis j'ai droit à mon opinion. Comme vous avez le droit de me trouver complètement fou et bon à interner. J'ai toutefois l'honneur, je crois, de partager avec vous certaines de mes réflexions les plus intimes et/ou spectaculaires en présumant de la bonne foi des gens. J'apprécierais énormément que cela soit pris en considération si jamais vous faisiez le choix de parler dans mon dos ou de véhiculer de mauvaises informations à mon sujet. Calvaire, j'ai l'impression de jouer à la victime : ça m'énerve ! Je crois néanmoins qu'il est nécessaire de me justifier en précisant mes motivations. Je n'écris pas pour me venger ; j'écris plutôt pour partager ce que je juge injuste ou aberrant, au même titre que je partage ce que je trouve sympathique et agréable. Ce n'est pas un blogue vindicatif. C'est un blogue à propos de moi et de mes (trop) nombreuses pensées. C'est un blogue à propos d'un gars ayant un esprit critique (trop) développé et une (trop) grande gueule. C'est aussi un blogue qui, j'espère, va continuer à attirer l'attention et à provoquer des débats honnêtes et civilisés.

Vous pouvez bien dire ce que vous voulez à propos de moi et de mon blogue, mais assurez-vous SVP que ça soit vrai. Parce que je trouve ça vraiment poche qu'une de mes prises de positions se soit retournée contre quelqu'un qui n'a absolument rien à voir avec la dite histoire. C'est sale, faux et gratuit.

Sur ce, je tiens à vous laisser sur une note plus agréable : dansons !