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dimanche 22 mai 2011

Ma trame sonore

Si vous le permettez, j'aimerais partager avec vous quelques récentes trouvailles musicales. Ceux qui me connaissent savent que j'ai tendance à imaginer que ma vie est une œuvre cinématographique qui n'en finit plus. Drame, comédie, romance, suspense et même parfois horreur sont au rendez-vous (le segment horreur, c'est quand Madonna joue à la radio ou dans un club).

Alors je reformule : si vous le permettez, j'aimerais partager avec vous la trame sonore de ma vie en ce moment précis.

Vous permettez ? Bien. Merci !



Monarchy


Je classerais l'excellent travail de Monarchy dans la catégorie électropop tragédico-euphorique. Oui, je viens d'inventer cette catégorie. Mais c'était nécessaire ! C'est que ce duo propose un son sophistiqué et hallucinant qui mêle toutes sortes d'ambiances en apparence contradictoires. Les rythme et les synthétiseurs sont là, mais ils sont utilisés différemment, avec une finesse qui déstabilise. L'ambiance est résolument théâtrale, et le résultat est souvent d'une grandeur surprenante. Ce sont des chansons qui se découvrent, qui stimulent et qui s'apprécient de par leur complexité. Un travail de maître. Mon coup de coeur officiel pour 2011, et peut-être même pour les années à venir.

À voir absolument : The Phoenix Alive, séduisante et dérangeante à la fois, puis I Won't Let Go, déchirante chronique d'une non-rupture, et dont le vidéo me laisse pantois. En prime, un petit documentaire qui vous fera réaliser que c'était assez dur d'arriver à les décrire !



Florence + The Machine


Une véritable force de la nature. Cette fille, d'une voix étonnamment puissante, chante avec toutes ses tripes. Je vis ce qu'elle me chante, tant c'est puissant. Son style musical, très britannique, accompagne parfaitement les moments où l'humeur n'est pas nécessairement au rendez-vous. On sent une authenticité, une sincérité qui apporte un certain réconfort. Son album Two Lungs est d'une profonde beauté, parfois violente, qui vous envahit complètement.

À voir absolument : Dog Days Are Over,enivrante et sympathique, ainsi que You've Got The Love, splendide moment d'émotion brute.


Marina & The Diamonds


On change un peu de registre, mais on reste en Grande-Bretagne. Que voulez-vous, ils s'y connaissent définitivement en matière de musique ! Marina, donc, est une séduisante chipie, avec une attitude parfaitement dosée en insolence. Son produit n'est toutefois pas fade, on sent une certaine maturité, un vécu qui apportent une nuance fort appréciable. On retrouve sur son album non seulement des morceaux qui donnent envie de taper du pied et de lancer du champagne à la figure de malheureux bourgeois juste pour le plaisir, mais aussi des moments plus introspectifs ou l'insécurité et le doute sont au rendez-vous.

À voir absolument : I Am Not A Robot, qui m'a apporté tant de réconfort, et Shampain, là ou Carie rencontre Thriller sur fond d'excès.


Nerina Pallot


Est folle !! Complètement zinzin !! Sur la pochette de son album The Graduate, elle porte un costume de lapin. Son univers est plutôt fascinant et enchanteur, et elle met une passion évidente à l'écriture de toujours souriantes mais jamais insignifiantes. Cela sied bien à sa tendance à ne pas se prendre trop au sérieux. C'est d'ailleurs à elle que l'on doit les chansons Aphrodite et Better Than Today de Kylie Minogue. Parfois folk, parfois pop, parfois acoustique, sa musique se savoure comme un repas en cinq déclinaisons. On passe habilement à travers toutes sortes d'ambiances qui nous rappellent que, finalement, c'est vrai que la vie est belle. Ah oui, j'oubliais : elle est également Britannique. Oh well !

À voir absolument : Put Your Hands Up, nouvel extrait qui représente assez bien la contagion de sa bonne humeur, et I Don't Wanna Go Out, totalement épidémique.

lundi 14 décembre 2009

L'équilibre

Il y a un questionnement qui revient me hanter périodiquement. Une remise en question à cause de laquelle je m'imagine être un monstre immature et insupportable nécessitant trop d'attention. Bon, je demeure réaliste : on a tous nos bibittes. Avoir des doutes sur sa personne et avoir en tête un idéal à atteindre, il me semble que c'est humain.

Je croyais que l'un de mes désirs les plus sincères était de devenir équilibré.

Après mûre réflexion, je me suis rendu compte que j'idéalisais le concept d'équilibre et que mon interprétation à ce sujet était inexacte.

L'équilibre, des fois ça en prend, et des fois il faut s'en passer.

Je repasse cette phrase dans ma tête encore et encore, et je n'en finit plus de la trouver belle. Ces quelques mots mis en contexte ont quelque chose qui vient me rassurer au plus profond de mon être.

Ce que je croyais être équilibré ne l'était en fait pas du tout. En fait, ça l'était, oui, mais trop. Je veux dire, que ça soit d'un bord ou de l'autre, du côté du trop ou du pas assez, c'est là qu'il faut faire attention.

Peut-être que c'est irréaliste de penser qu'un jour on va vraiment apprendre à dealer avec soi-même, je ne sais pas. Ce dont quoi je suis désormais convaincu, c'est que tant que je prendrai du plaisir à me découvrir et à apprendre à négocier avec moi-même, je serai équilibré. Si je passe à l'étape suivante, tant mieux.

Bonne nuit mes enfants :o)
Capitaine C.
xx

vendredi 19 juin 2009

Et de 100 !!!

Waouh ! Je célèbre en ce moment même mon 100ème billet sur ce blogue. Bon, étant présentement au bureau et ayant souffert d'insomnie extrême pendant la nuit d'hier, il faut dire que les célébrations demeurent modérées, mais n'empêche ! Je suis très heureux d'avoir franchi cette étape symbolique.

Je ne me serais jamais douté que bloguer pouvait être aussi passionnant. Je me suis découvert un passe-temps qui, en plus de m'apporter beaucoup de plaisir et de satisfaction, sollicite mes capacités de création, d'analyse et d'observation. Que ça soit pour partager avec vous mes tourments ou les frivolités que j'observe au quotidien, c'est toujours avec jouissance que je prends le temps d'écrire.

L'aventure s'avère être un franc succès ; j'ai d'ailleurs découvert des facettes de ma personnalité dont j'ignorais auparavant l'existence. Il faut dire que j'utilise parfois cet espace virtuel à des fins introspectives : mettre en mots mes galipettes émotives relève d'un exercice parfois très exigeant, quoique satisfaisant.

Il faut croire que ça intéresse certainement quelqu'un ! Je me répète probablement, mais je suis vraiment heureux de constater que vous êtes de plus en plus nombreux à venir faire un p'tit tour dans ma tête. C'est extra crème fouettée !!

mardi 9 juin 2009

Citation

Qui a trahi, trahira.

Je ne sais pas à qui l'on doit cette citation, mais avouez qu'elle difficilement réfutable. Calvaire, j'aurais dû m'en rappeler la dernière fois qu'il m'a fait une proposition amoureuse !

mercredi 3 juin 2009

I am a typeface

Pour mieux comprendre ce billet, il vous faudra d'abord écouter la vidéo ci-dessous. À moins d'être gelé ou complètement fou, il est normal de se poser de nombreuses questions suite à son visionnement.



Laissez-moi vous mettre en contexte : nous sommes en 1997 et, entre deux albums, Kylie se fait proposer par un DJ/producteur japonnais, Towa Tei, une collaboration à saveur abstraite, presque kafkaïenne. La petite dynamo australienne, n'ayant pas froid aux yeux et aimant parfois prendre des risques musicaux, accepte avec joie et se met aussitôt à l'écriture de paroles absurdes et plutôt mystérieuses. Voici, en gros, ce que ça donne :

My name is German Bold Italic
I am a typeface which you have never heard before
Which you have never seen before
I can compliment you well
Especially in red, extremely in green, maybe in blue ?
You will like my sense of style

Perplexe ? Probablement. Je crois même qu'il s'agit du but de l'exercice.

C'est que, voyez-vous, j'ai tenté à maintes reprises d'interpréter ces "paroles", de les mettre en perspective afin d'essayer de comprendre ce que tout ça peut bien vouloir dire. Mes tentatives se sont avérées veines. J'en suis venu à la conclusion que ça ne veut absolument rien dire. C'est n'importe quoi. Et savez-vous quoi ? Je trouve que c'est du grand art.

Du très grand art, même.

Je sais que plusieurs d'entre vous seront sceptiques quant à ma conclusion, et je vous comprend : je tiens à préciser que je me distance par rapport à mon amour pour Kylie afin de mieux analyser le tout. À mes détracteurs : essayez, vous, d'écrire une chanson aussi abstraite que ça. Vous en aurez probablement des maux de têtes. Il semble être en effet difficile de composer des paroles qui, aussi abstraites soient-elles, puisse constituer un ensemble ayant une certaine logique.

Ce récit fantasque d'une police de caractère saugrenue et ayant besoin d'attention est une preuve tangible que la pop n'est pas nécessairement ce qu'on pense. On peut en conclure qu'il y a plusieurs dimensions à la culture pop, de diverses "profondeurs". Pour naviguer entre le pétillant et l'abstrait, il suffit, je crois, de ne pas se prendre au sérieux et d'avoir envie de sortir de sa zone de confort : réunissez ces deux conditions et vous avez là tout le potentiel d'arriver avec un concept déstabilisant au mieux, intéressant au pire.

À moins de porter une attention particulière à German Bold Italic, on n'entend qu'une musique techno avec quelqu'un qui parle. C'est un produit qui apparaît frivole en surface. Pourtant, l'observation des paroles et du "message" de la chanson a de quoi remuer. Cette dualité rencontrée lorsque le superficiel et l'abstrait entrent en collision est une conception que je me plais à remarquer, à analyser. Elle fera d'ailleurs l'objet d'un pitch que je suis en train de préparer pour une émission de radio sur internet.

Ah, ha ! Il est plein de surprises, votre Capitaine, non ?! L'envie de maximiser mes temps libres et mon flux imaginaire plus achalandé que la moyenne me motivent à être productif de toutes sortes. Je vous reparlerai de ce projet radiophonique ultérieurement, lorsque l'idée sera mieux définie.

En attendant, je vous invite, si le coeur vous en dit, à partager avec moi votre interprétation de German Bold Italic, car il se peut que j'aie tout faux... peut-être s'agit-il d'une référence implicite à une chanson ou un concept dont j'ignore l'existence ?

vendredi 15 mai 2009

Citation

"A Conservative government is
an organized hypocrisy."
Benjamin Disraeli, 1845

jeudi 7 mai 2009

Plus que 155 jours

Voilà : j'ai mes billets. D'excellents billets ; dans la 16ème rangée du parterre, le 9 octobre à Toronto. Je vous souhaite sincèrement la meilleure des chances pour avoir les vôtres : tous les billets de la pré-vente ont trouvés preneur en un quart d'heure.

Si vous saviez à quel point je suis heureux de pouvoir relaxer, en ce moment. Les dernières 24 heures ont été, ma foi, dynamiques émotivement. Quel jour heureux ! Dansons, si vous le voulez bien :

mercredi 6 mai 2009

La disco a besoin de VOUS !!!

C'est avec un plaisir sincèrement féroce que je vous annonce que la majestueuse Kylie Minogue donnera — ENFIN — une série de concerts en Amérique du Nord au mois d'octobre ! Je n'arrive tout simplement pas à y croire tellement c'est surréaliste.

Croyez-moi, c'est un événement que vous ne voudrez pas manquer. Ayant traversé à deux reprises l'océan Atlantique pour aller à ses partys, je vous assure que le plaisir et l'excitation seront à leur paroxysme dès que les lumières dans l'aréna vont baisser. Imaginez le meilleur concert que vous ayez jamais vu et multipliez l'énergie par dix. Ajoutez à cela un momentum incroyable alors que la série de shows sera exclusive et très, très limitée et vous avez là l'une des soirées les plus inoubliables de votre vie. Vous avez ma parole !!!

Voici les dates telles que prévues pour : pour l'instant, aucun arrêt n'est prévu à Montréal mais il ne serait pas surprenant que d'autres dates et villes soient ajoutées à l'itinéraire. On se voit là-bas ?!?! Glam up !!!


30 SEPTEMBRE
SAN FRANSISCO

03 OCTOBRE
LAS VEGAS

04 OCTOBRE
LOS ANGELES

07 OCTOBRE
CHICAGO

09 OCTOBRE
TORONTO

11 OCTOBRE
NEW YORK

lundi 4 mai 2009

Oh, Milk !

Je sais, je sais : je suis terriblement en retard. Par un (très) vilain concours de circonstances, je n'avais pas eu la chance de voir l'excellent film Milk avant cette fin de semaine. Par manque de temps, j'avais raté la chance d'aller le voir en salle. Par manque de club vidéo (le seul dans le Village ayant abruptement fermé ses portes sans avertissement il y environ cinq semaines, bordel !), je n'avais pas eu la chance de le regarder à la maison.

C'est désormais chose faite.

Et je vous le dis, l'attente en valait sincèrement la peine. J'ai vu, hier, un film qui m'a profondément touché. J'ai vu un film qui m'a fait réaliser que je suis vraiment chanceux de vivre à une époque où la communauté gaie n'est pas démonisée, ostracisée, réprimée. J'ai été habité, pendant tout le visionnement, par un sentiment d'impuissance qui mariait malaise et empathie. Les batailles livrées par les militants de l'époque ne m'étaient pas inconnues, mais elles relevaient néanmoins pour moi d'un passé qui n'était pas tangible.

Je dois honneur aux gens qui se sont battus pour faire avancer les droits de la communauté homosexuelle. Je suis sincèrement reconnaissant envers eux pour tous les efforts qu'ils ont déployés pour faire avancer la société, petit par petit. Pour moi et les gens de ma génération, qui n'avons pas connu l'époque où l'homosexualité était une maladie dont on pouvait guérir, les droits que nous avons ont toujours fait partie de notre quotidien. En étant bien entendu conscients que ces droits n'étaient pas innés mais bien acquis, je doute qu'on aurait pu croire que la lutte fût aussi féroce.

C'était il y a à peine 30 ans. Dire qu'il n'y a pas si longtemps encore, on comptait des marées d'illuminés intellectuellement restreints véhiculer de la propagande haineuse impunément. Dire qu'il n'y a pas si longtemps encore, on se faisait battre dans la rue en plein jour. Dire qu'il n'y a pas si longtemps encore, on attrapait l'homosexualité. Dire qu'il n'y a pas si longtemps encore, on devait masquer qui on était réellement, sans quoi violences physique et psychologique feraient partie de notre quotidien. Dire qu'il n'y a pas si longtemps encore, on se faisait traiter de personnes indignes, maudites. C'est terrible. On a l'impression que ça fait une éternité que cette réalité est dépassée. Mais non.

C'était, je le répète, il y a à peine 30 ans. Sans être parfaites, les choses sont aujourd'hui bien mieux pour nous. Mais quand on pense à tout ce qui a dû être fait pour en arriver là, on n'a d'autre choix que d'admirer ceux qui se sont battus pour nous. C'est vraiment de la bravoure.

C'est un film que tout le monde devrait voir. Sans exception.

Caramel !

Vous savez à quel point j'aime être paresseux le samedi matin : boire à peu près dix cafés, idéalement sur le balcon si la température le permet, manger très tranquillement et rester en pyjama, tout ça en feuilletant l'intimidante Presse du samedi.

D'habitude, l'ambiance est d'un calme relatif et d'une sérénité quasi-divine. Pas samedi dernier.

Il s'est passé quelque chose, voyez-vous, qui a rapidement saupoudré un peu d'électricité dans l'air et qui a activé l'imposante dose de caféine que j'avais jusque-là absorbée. Dans le cahier des arts, j'ai lu un article écrit par Hugo Dumas, un chroniqueur que j'aime bien, à propos de — tenez-vous bien — la léthargique Britney Spears et sa mauvaise habitude de toujours faire du lip-synch. Ce qui est farfelu dans cette histoire, c'est que le texte en question était étrangement similaire à celui que j'ai composé il y a de cela deux semaines sur ce blogue !

J'ai été extrêmement flatté de constater que a) je ne suis pas seul à trouver insultant le manque de professionnalisme de Britney, et que b) le chroniqueur et moi avançons les mêmes arguments pour justifier notre prise de position !

Je vous invite à comparer par vous-même, si le coeur vous en dit, les deux textes en question : tout d'abord le mien, puis celui d'Hugo.

J'ai de plus en plus l'impression — et ça demeure une impression, je vous rassure — de faire partie de la cour des grands. Et même si ça n'est qu'une simple impression, c'est extra crème fouettée !!!

Célébrations !

mardi 21 avril 2009

Citation

" Better to remain silent and be thought of a fool than to speak out and remove all doubt. "

Abraham Lincoln

vendredi 17 avril 2009

Mon Montréal

Il y a de ces jours où, pour plusieurs raisons, je suis extrêmement heureux d’être montréalais. Quand je découvre une charmante petite rue dont j’ignorais auparavant l’existence, par exemple. Quand je me balade sur St-Denis et que je me retrouve émerveillé comme si c’était la toute première fois que j’y passais. Quand je pense à l’attitude positive et désinvolte de mes concitoyens et à la réputation qu’on s’est bâtie.

On dirait qu’il y a comme une aura de bien-être général qui émane de l’île. Je sais qu’il y a également plusieurs irritants associés au fait d’habiter l’inégale Montréal, mais ce que j’apprécie le plus de cette ville, je crois, c’est de savoir qu’elle est unique aux yeux de chacun. On déniche tous de petits joyaux à Montréal qui deviendront bien à nous, qu’on adoptera très rapidement : le plaisir qu’on éprouve lorsqu’on partage nos petites découvertes est tout simplement divin.

Aussi, j’ai la ferme conviction que Montréal est l’une des seules villes au monde où l’on peut être assez émerveillé pour contempler pendant de nombreuses minutes un coin de rue pour ensuite, quelques pas plus loin, éprouver un puissant dédain envers un bâtiment désuet, une sculpture approximative, un parc malpropre. Cette dualité fait en sorte qu’on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre lorsque l’on part en expédition urbaine.

J’ai mes petits coups de cœurs bien à moi : la rue Lartigue, par exemple, une minuscule et pittoresque rue entre Logan et Maisonneuve, me fait passer par Paris, Berlin, Madrid et peut-être même Londres, tout ça en même pas deux minutes. C’est toujours avec enthousiasme que je la visite à chaque fois que l’occasion se présente. La rue de la Gauchetière, de Saint-Laurent jusqu’au Village, peuplée de condos de luxe et de résidences antiques, est majestueuse jusqu’à ce qu’on tombe face à face avec l’hôpital St-Luc et sa laideur grandiose. L’idée n’est pas ici de dresser une liste exhaustive des endroits qui me font sentir heureux d’habiter dans cette ville, mais de vous donner une idée générale de la façon dont je me sens lorsque je contemple avec admiration les petits secrets montréalais.

La semaine dernière, j’hébergeais un Torontois qui n’était jamais venu à Montréal. Ses principales critiques par rapport à notre ville ? Selon lui, il manque de Tim Hortons et la pression d’eau laisse à désirer. Bon, on repassera pour la conscience et la vivacité d’esprit. Par contre, il semblait fort étonné du nombre de salutations que j’ai faites lors d’une petite promenade dans le Village. Il m’a demandé si je connaissais tout ce monde, et j’ai répondu par la négative. Enfin, je les connaissais, mais de vue seulement, si on veut. Ce concept sympathique et humain semblait le fasciner au plus haut point. C’est ainsi que j’ai réussi à pousser la discussion à une profondeur inespérée : en discutant de l’amabilité générale des montréalais, qui représente pour nous le quotidien et qui fait de notre ville un endroit accueillant, agréable à visiter et à habiter. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’un esprit compétitif s’empare de lui et qu’il se mette à comparer systématiquement Montréal et Toronto ; c’est à ce moment que la discussion est devenue plutôt inintéressante et réchauffée. Un dialogue de sourds. Mais bon, ça en prend si peu pour les rendre heureux.

Je suis présentement en train de lire Accommodante Montréal, un recueil de courts textes admiratifs destinés à notre ville qui a été écrit par une amie d’Ugly K. Il s’agit d’une lecture tout à fait ravissante, peu nuancée certes mais candide et authentique. Ça m’a fait réaliser que je n’avais accordé que très peu d’attention à la ville que j’habite sur mon blogue. Voilà qui est réglé.

Ah oui, soit dit en passant, je vous recommande fortement la lecture du blogue qui porte justement le nom de Mon Montréal, auquel le titre de mon billet fait référence. Je laisserai soin à l’auteur de ce blogue de vous faire part de ses trouvailles montréalaises, et je ferai pression pour que les mises à jour soient plus régulières. J’aurai mes moyens bien à moi pour arriver à le convaincre, ne vous inquiétez surtout pas. ;o)

jeudi 9 avril 2009

Un an de plus

Je change. Lentement mais sûrement. Et je trouve ça agréable, contrairement à ce que j'avais imaginé. Très agréable, même. Eh oui, aussi quétaine cela puisse-t-il être, je trouve que mon anniversaire est propice aux rétrospectives et, conséquemment, aux sempiternelles ébauches de rééquilibrages internes. Bon. En général, je suis assez satisfait de moi-même, de ce que je dégage, de ce que j'attire.

Je dois avouer ne pas être certain quel ton favoriser pour aborder le concept abstrait que représente le vieillissement, mais force est d'admettre que je constate depuis quelques temps déjà des changements dans ma personnalité. Je trouve formidable que, 24 ans plus tard, j'apprenne encore à me connaître. Quand on constate qu'on évolue, on se sent forcément flatté. Enfin, moi je le prends comme un compliment sincère et authentique de ma part.

J'ai de la difficulté en mettre en mots la façon dont je me sens en ce moment. Disons que j'aime beaucoup la personne que je suis en train de devenir. Il s'est passé de nombreuses choses, belles et moins belles, au cours de la dernière année, qui m'ont fait grandir, qui m'ont forcé à voir les choses différemment, qui m'ont définitivement sorti de ma zone de confort. Qui font que je voie la vie avec plus de maturité, de réalisme.

Je suis loin de dire que je suis en train de devenir vieux. Mais si je compare la personne que j'étais il y a exactement un an avec celle que je suis aujourd'hui, je réalise que j'ai grandi. Je célèbre le chemin que j'ai parcouru et j'aborde avec sérénité les mois et années à venir en me disant que les changements qui s'en viennent seront tout aussi étonnants.

Est-ce que vous me permettez de vous faire une confidence (forcément pas confidentielle étant donné que vous n'êtes pas la seule personne à lire mon billet : dualité fort intéressante) ? Je suis heureux. On n'est jamais certains de ces choses-là, je sais, mais je n'ai jamais été aussi convaincu de pouvoir l'affirmer. C'est intense en sacrament !

OK, OK... j'ai été assez sérieux. Il est maintenant temps de CÉLÉBRER !!!

mardi 7 avril 2009

Citation

"Plaire à tout le monde, c'est plaire à n'importe qui."
Edgard, le Maître de la sagesse

samedi 4 avril 2009

vendredi 3 avril 2009

Pourquoi j'aime Kylie

Ça fait longtemps que j'ai le désir d'écrire un billet à propos de mon amour pour Kylie et des raisons pour lesquelles je l'admire. Pourtant, à chaque fois que je commençais à écrire à ce sujet, je me ravisais rapidement en effaçant spontanément tout ce que je venais d'écrire. Comme si j'en étais gêné (ce qui n'est absolument pas le cas ; tous mes amis pourront d'ailleurs vous le confirmer). C'est assez surréaliste quand on sait l'enthousiasme qui s'empare de moi quand vient le temps de parler Minogue avec les gens que j'aime.

Je crois avoir réalisé très récemment que c'est peut-être par peur de ne pas être capable de composer un texte qui soit à la hauteur de l'amour que je porte envers cette petite (4'11") boule d'énergie coquette et d'une beauté renversante. Cette appréhension est compréhensible, je crois, quand je pense à tout ce qu'elle représente pour moi. Laissez-moi préciser ma pensée.

Je vous avertis, je suis un peu gêné d'avance pour ce que je vais écrire. Vous allez sans doute me trouver quétaine, voire ridicule, mais je m'assume. Enfin, je crois.

Je vais être candide : je m'identifie à elle. J'ai appris à la connaître tranquillement, au fil des années, bien sûr par sa musique, mais également par les paroles qu'elle compose (d'une légèreté savoureuse), les entrevues qu'elle a données, les biographies que j'ai lues à son sujet et également par les quelques documentaires qui accompagnent ses concerts sur DVD.

Une chose sur laquelle tous les fans et amateurs vont s'entendre : c'est une femme authentique, une épicurienne qui prend plaisir à transmettre la joie la plus sincère à tout ceux qu'elle touche, directement ou indirectement. Tous les gens qu'elle a côtoyés ou avec qui elle a collaboré, de Baz Lhurman à Paul McCartney en passant par le Prince Charles, tous s'entendront pour dire à quel point Kylie est une femme charmante, simple, élégante, sincère, adorable. Le genre de compliments qu'on n'attribuerait pas à Madonna, genre. Elle un talent particulier qui fait qu'on aime la regarder sans trop savoir pourquoi. Sa voix, sans nécessairement être sa principale qualité, est parfois surprenante quand elle se donne la peine. Ah oui, elle ne fait jamais de lip-synch. Ça ajoute à son package d'authenticité dont je vous parlais.

Kylie, c'est comme du bonbon. Ça fait sourire, ça fait que tu vois forcément le côté léger de la vie. Le plaisir évident qu'elle prend à être sur scène et à monter des numéros qui sont d'une quétainerie grandiose mais assumée font d'elle une personne sympathique. Elle respire la joie, l'innocence, le plaisir brut. Et en plus, elle fait le robot. Qu'est-ce qu'on pourrait demander de plus ?!

En apprennant à la connaître j'ai découvert une idole. Cette femme, ayant survécu à un cancer du sein et ayant subi une masectomie, me fait sourire dans mes mauvaises journées. Son sourire, justement, tellement communicatif et céleste, est toujours présent. C'est complètement débile.

J'ai eu la chance d'assister à deux de ses concerts. La première fois, c'était en janvier 2007 à Londres. J'ai pris l'avion, seul, pour le Royaume-Uni simplement pour avoir le privilège d'être là pour son grand retour post-cancer. J'étais dans la première rangée. Elle m'a regardé. Elle m'a souri. J'en avais les jambes molles. Je lui ai donné des fleurs, elle m'a serré la main. C'était un moment spatial, d'une intensité que je ne reverrai peut-être jamais.

La deuxième fois, c'était l'an dernier à Paris — pour une raison que j'ignore, madame Minogue ne donne jamais de concerts en Amérique du Nord : une excellente raison de voyager ! J'étais moins bien placé, mais j'étais en compagnie de ma soeur ainsi que de ma mère et ma tante. C'était une soirée exceptionnelle. J'étais tellement heureux de partager ce moment privilégié avec ma petite soeur ! De beaux souvenirs dont nous nous régalerons dans le futur.

Alors voilà, pour faire une histoire courte : Kylie me fait du bien. Et c'est avec un plaisir féroce que je partage la joie qu'elle m'apporte avec les gens que j'aime. C'est comme une épidémie de bonne humeur qu'on a envie d'attraper.

C'est un peu pour tout cela que j'aime Kylie. Je me sens près d'elle car, de ce que je connais de sa personnalité, nous nous ressemblons. Pas physiquement. Bien sûr. Mentalement.

mercredi 1 avril 2009

Le Maître de la sagesse

Il s'appelle Edgard. C'est un de mes collègues, qui a été référé par Ugly K. Au début, j'ai eu peur. C'est qu'Edgard a commencé à travailler avec moi à l'époque où je n'aimais pas trop la personne d'Ugly K. Inutile de préciser que j'étais en beau tabarnak. Surtout quand on m'a appris les circonstances dans lesquelles ils s'étaient rencontrés.

Oh tu vas voir, m'a-t-il dit, c'est vraiment une personne fascinante ! Je l'ai rencontré sur un blogue politique. On a la même vision, lui et moi. Un chic type.

Vous comprendrez que mon état d'esprit valsait entre la rage et le désespoir. Je m'imaginais déjà à terre, sans la moindre énergie à force de débattre sans cesse et à défendre mes idéaux. Je m'attendais sincèrement au pire : un conservateur fédéraliste inquiet du déclin de la fréquentation des églises, pour la déréglementation du port d'armes à feu et contre la contraception.

Il n'en fut rien. Ugly s'était encore foutu de ma gueule et ça donnait un semblant de légitimité à son existence. J'ai plutôt découvert une personne d'une intelligence que j'ai rarement vue. Sa personnalité, toute en subtilité, est ouverte et clémente : ses prises de positions sont, en plus d'être modérées, d'une limpidité incroyable. C'est une personne qui prend beaucoup le temps de réfléchir, et ça paraît. C'est rafraîchissant. Et en plus, il est doté d'un sens de l'humour fort raffiné. Rire avec lui est un plaisir sincère.

Hier, lui et moi discutions de l'éventuelle souveraineté du Québec. Et c'était une discussion intelligente, sobre, frugale, réfléchie. Je suis même resté calme. C'est un exploit, en particulier dans le cas d'une conversation sur un sujet qui m'enflamme autant. Et ça n'est qu'un exemple, car il n'est pas rare qu'Edgard et moi entreprenons des discussions pas toujours légères.

C'est à travers ces débats francs et enthousiastes que j'ai appris à connaître Edgard. J'aime la façon dont sa sobriété témoigne d'une intelligence au-dessus de la moyenne. C'est un sage. C'est ainsi qu'il s'est mérité le surnom de Maître de la sagesse. Je prends aussi plaisir à l'appeler Ministre de la Raison, Capitaine Caramel (oui oui, ça vient de là !) et, plus récemment, Reine B.

Pourquoi Reine B. ? Parce que quand il bitche, c'est toujours chic. Raffiné, je vous disais. C'est pourquoi vous trouverez, au-dessus de son bureau, le panneau qui suit :

mardi 24 mars 2009

Go, go, Barry O. !

Je suis en admiration pour cette photo qui a été prise lors de la visite de Barack Obama à Ottawa le mois dernier :

jeudi 19 mars 2009

Citation

" Dans la vie, t'as deux choix : où ben tu manges des toasts au beurre de pinottes, ou ben tu manges des toasts à 'marmalade. "
Maurice, professeur d'informatique en secondaire 5

Je reviendrai sur cette profonde réflexion dans un billet ultérieur. D'ici là, je vous invite à y réfléchir.

vendredi 13 mars 2009

Citation

" Je croirai en Dieu quand je le verrai danser. "
Nietzsche