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jeudi 28 janvier 2010

Mouvements de convection

Y a-t-il quelqu'un qui pourrait me dire pourquoi est-ce qu'à chaque fois que je traverse Ste-Catherine au coin de St-Hubert, je m'envole un peu ? C'est profondément incompréhensible. On dirait qu'il y a un micro-climat digne de l'Everest à cette intersection. Il y vente tellement que ma silhouette s'en retrouve corrompue, j'ai l'air d'être asymétrique tant c'est démesuré comme souffle.

Au moins, ce que ça a de bon, c'est qu'il m'est facile de réaliser si j'ai pris ou perdu du poids depuis ma dernière visite à cette intersection.

Y aurait-il un météorologue parmi mes lecteurs qui pourrait m'expliquer un peu le phénomène ?

dimanche 17 janvier 2010

Le désir

J'aimerais avoir le contrôle sur mes désirs ; je crois que mon existence en serait beaucoup moins dramatique. C'est qu'il y a parfois des conflits entre ce dont quoi je pense avoir envie et entre ce que je désire réellement.

Bien sûr, avoir l'opportunité de contrôler cet aspect de ma personne serait équivalent à perdre une partie de mon humanité. C'est peut-être triste, mais il y a des jours où ça ne me ferait rien. Je ne suis pas quelqu'un qui aime compliquer les choses. J'aime ce qui est naturel, ce qui va de soit. Par contre, ces temps-ci, j'ai l'impression que ce qui m'est en général familier et agréable me nuit plus qu'autre chose.

Ce constat est quelque peu dérangeant. J'ose croire qu'en rétrospective, cela aura été une bonne chose. Mais en attendant, je ne trouve plus mes repères. J'ignore ce vers quoi je me dirige, j'ai la frousse. Si je pouvais au moins me concentrer sur ma propre personne plutôt que sur mes désirs passagers et somme toute frivoles, l'épreuve en serait sans aucun doute allégée.

Mais c'est quoi c'bordel ? Ce que j'ai écrit n'a aucun lien avec ce que j'avais planifié. Ouf ! I'ma got some thinkin' to do !!!

lundi 21 décembre 2009

Un peu de sérieux !

Oooooooooooooooooooooooooooooooh.

C'est vrai, cette fois-ci. Mon deuxième retour à l'école est imminent et, malgré l'excitation et la satisfaction d'avoir été admis dans un programme hyper-contingenté, je commence à me rendre compte que je vis présentement la fin de temps « libres ». J'utilise les guillements car je ne crois pas être une personne nécessairement oisive. Une job à temps plein , une job à temps partiel, mon chum, mon blogue, Kylie, et la planète entière à séduire... ouf ! Va falloir rajouter deux cours par semaine à cet horaire. Et va falloir aussi sacrifier une journée de weekend pour étudier et faire les devoirs. Finies les frivolités qui hypothèquent toute la fin de semaine ! Enfin, sauf celles qui seront judicieusement débattues et planifiées. Finis aussi les weekends à vacher, à rien faire d'autre que manger, dormir, être joli, rire, boire, critiquer, faire l'amour et regarder les Simpson (pas nécessairement dans cet ordre).

Eh bien j'm'en fous, parce que j'vais réussir. Ça, c'est clair. J'aime bien me fixer des objectifs quasi-démesurés : c'est le meilleur truc pour me motiver. Je suis quelqu'un de très perspicace, vous savez ! Vous demanderez à mon homme, il vous le confirmera. ;o)

lundi 14 décembre 2009

L'équilibre

Il y a un questionnement qui revient me hanter périodiquement. Une remise en question à cause de laquelle je m'imagine être un monstre immature et insupportable nécessitant trop d'attention. Bon, je demeure réaliste : on a tous nos bibittes. Avoir des doutes sur sa personne et avoir en tête un idéal à atteindre, il me semble que c'est humain.

Je croyais que l'un de mes désirs les plus sincères était de devenir équilibré.

Après mûre réflexion, je me suis rendu compte que j'idéalisais le concept d'équilibre et que mon interprétation à ce sujet était inexacte.

L'équilibre, des fois ça en prend, et des fois il faut s'en passer.

Je repasse cette phrase dans ma tête encore et encore, et je n'en finit plus de la trouver belle. Ces quelques mots mis en contexte ont quelque chose qui vient me rassurer au plus profond de mon être.

Ce que je croyais être équilibré ne l'était en fait pas du tout. En fait, ça l'était, oui, mais trop. Je veux dire, que ça soit d'un bord ou de l'autre, du côté du trop ou du pas assez, c'est là qu'il faut faire attention.

Peut-être que c'est irréaliste de penser qu'un jour on va vraiment apprendre à dealer avec soi-même, je ne sais pas. Ce dont quoi je suis désormais convaincu, c'est que tant que je prendrai du plaisir à me découvrir et à apprendre à négocier avec moi-même, je serai équilibré. Si je passe à l'étape suivante, tant mieux.

Bonne nuit mes enfants :o)
Capitaine C.
xx

mardi 8 décembre 2009

Petite allégresse pré-février

Vous savez quoi ? J'ai débuté ma vie professionnelle chez Desjardins, une institution pour laquelle j'ai toujours beaucoup d'affection. Stupéfait d'avoir un gestionnaire jaloux et peureux, et encore plus incrédule de réaliser que mes interventions à ce sujet n'étaient pas prises au sérieux par sa gestionnaire, j'ai fait une grande scène et j'ai vogué vers une illusion qui s'est avérée être une catastrophe notoire. J'ai été travailler pour la banque Scotia.

Au risque de me faire poursuivre (j'en ai déjà vu d'autres), je clâme haut et fort ma certitude selon laquelle cette « banque » est runnée par une bande d'amateurs impérialistes anti-francophones pro-vie élitistes de droite accusant de nombreux retards aux niveaux intellectuel et humain, entre autres choses.

Je m'éloigne de mon sujet (comme à l'habitude). Me demander d'abandonner mes invectives passionnées serait l'équivalent de demander au pape d'abandonner son côté religieux.

Je voulais simplement prendre quelques secondes pour partager avec vous la joie que je ressens en songeant à un mois de février où j'aurai du temps libre. En effet, ces sept années passées dans le domaine bancaire m'auront fait vivre le calvaire pendant l'une des périodes les plus difficiles pour l'être humain : la fin de l'hiver. Je n'ai rien contre l'hiver, remarquez. Sauf qu'après deux-trois mois, j'me tanne, j'suis prêt à passer à autre chose, quoi.

Imaginez, un instant, être OBLIGÉ de faire du temps supplémentaire alors que la température vous a déjà transformé en créature pâlotte à la complainte trop facile. En gros, on exigeait de moi - et de mes collègues... it's not always about me - une heure d'overtime à chaque jour pendant les deux premières semaines de Févrichier (un petit surnom que je viens d'adopter à l'instant). La semaine suivante, eh ben, c'était deux heures par jour. Et la dernière semaine, tel que stipulé dans le best-seller Comment détruire toute possibilité de rébellion chez la main-d'oeuvre en manque de soleil et de vie sociale en dix étapes simples, on ne se risquait à aucun engagement avec comme faible justification les mystérieux et glauques besoins d'affaires. Capables de prévoir quand est-ce que l'économie va reprendre, mais capable de faires des osties d'horaires qu'y'ont d'l'allure. Fuck off !

Mes amis, j'anticipe avec grand enthousiasme (alerte au possible pléonasme !) l'année 2010, la première depuis trop longtemps déjà où ma qualité de vie ne souffrira pas des incorrigibles procrastinateurs qui s'obstinent machinalement à ne pas vouloir profiter des nombreux bienfaits des virements automatiques. Votre détermination n'a d'égal que votre insensibilité face aux travailleurs du domaine de la finance.

À tous mes anciens collègues : que le Dieu bancaire soit avec vous... et avec votre esprit.

samedi 5 décembre 2009

Je vais bien !

Votre Capitaine a eu une surprise très agréable ce matin ! Eh oui, un commentaire à propos de ce blogue. Un commentaire positif, je vous rassure ! C'était tout à fait inattendu, considérant l'absence de mises à jour actuelle...

Au risque d'être redondant, je voulais simplement prendre quelques minutes pour vous dire que je suis toujours là, quoique plus discret que ce à quoi je vous avais précédemment habitué. C'est que, voyez-vous, mon nouveau travail ne me laisse pas la même latitude que j'avais auparavant. Je m'y amuse follement, soit dit en passant ! Je me sens stimulé et valorisé.

Également, j'ai une bonne nouvelle à partager : je retourne à l'université ! That's right ! Je me suis inscrit au certificat en communications à l'Université de Montréal. J'anticipe de grandes choses...

À suivre, donc ! Bon samedi !!
Votre Capitaine, xx

samedi 4 juillet 2009

Ensoleillé avec passages nuageux

Waouh ! Plus d'une semaine sans bloguer. C'est un défi de taille, je vous assure. En fait, ce n'était pas l'envie de vous parler qui me manquait, mais plutôt ce concept débile qu'est le temps. Vous êtes peut-être au courant qu'au cours des dernières semaines, ma vie a connu certains « bouleversements » (ça n'est pas nécessairement le terme approprié mais vous connaissez sans doutes ma tendance à l'exagération). Laissez-moi vous éclairer à ce sujet.

Ayant récemment été crissé là pour la sixième fois par le même gars, le timing des changements dans ma vie ne pouvait être plus parfait : en plus d'être emménagé la semaine dernière dans un nouveau logis avec mon meilleur ami, j'ai débuté un nouvel emploi en marketing. Pour ce qui est de l'appartement, je suis encore fébrile à l'idée d'habiter dans le Village. C'est complètement surréaliste d'avoir à proximité tout ce dont quoi je pourrais avoir besoin et même plus. En gros, ce que ça veut dire, c'est que je suis saoûl depuis une semaine environ. J'exagère. Encore.

Enfin. J'avais quelques réserves avant d'emménager avec Bénita l'Amour. Il faut comprendre que notre relation d'amitié est assez dynamique. C'est le bon mot, je crois, pour décrire l'électricité qu'il y a entre lui et moi. Il y a parfois un peu trop de flamèches à mon goût, et c'est ce qui m'inquiétais au départ, mais je suis désormais rassuré. On avait tellement de volonté pour que ça marche qu'on a réussi les deux à adopter l'attitude la plus mature possible pour être heureux ensemble et mieux apprendre à dealer avec l'autre. Je déteste parler ainsi de ma relation avec Benoît, ça sonne vraiment trop comme si on était un vieux couple.

Je prends une pause pour vous dire que je suis en train d'écrire sur mon balcon et que je viens de voir Pierre Lapointe passer juste en face de chez nous.

Je suis toujours impressionné par le job que j'ai décroché récemment. J'ai de la difficulté à croire que j'ai réussi à obtenir un emploi en marketing ! Imaginez : on m'a donné un laptop et une mûre noire (ie : BlackBerry) et on me demande de brasser de grosses affaires ! Jusqu'à présent, je m'en sors bien, je crois. Ma boss réfère déjà à moi en tant que « Super Stéphan » ; ça doit être bon signe. Je vous mentirais par contre si je vous disais ne pas être intimidé par les tâches reliées à mon travail. En gros, il s'agit de brasser des affaires et ça me fait un peu peur. Mais on croit en moi là-bas, et ça me rassure. J'ai bien l'intention de les impressionner !

Sentimentalement, c'est un peu plus vague. La période par laquelle je passe n'est pas la plus turbulente de toutes mais elle demeure certainement désagréable. Je sais que le temps arrangera les choses et que je ne peux brusquer mon bonheur, mais pour l'instant c'est pas facile. Vous savez, j'ai beaucoup de difficulté à me convaincre que la septième fois est la bonne : j'ai beau ne plus vouloir y croire, j'ai beau avoir envie d'en finir avec lui pour de bon, ma mémoire me rappelle fréquemment comment ça s'est déroulé les dernières fois. Quelle attitude adopter ? On a essayé de rester amis, on s'est re-ramassés ensemble. J'ai réussi à le sortir de ma vie, il est revenu et il a réussi à me re-re-re-re-re-séduire. Bien franchement, ça me fait un peu peur.

C'est qu'en théorie, l'éventualité selon laquelle je croiserais mon ex sur la rue est facilement gérable. Selon mon humeur, divers scénarios sont envisageables : un bonjour amical et vite on fout le camp, une accolade affectueuse et un brin de jasette, un coup de parapluie dans l'estomac ou un café lancé au visage... honnêtement, ça change environ une fois par heure. J'appréhende le jour où nous nous croiserons. Je sais d'avance que je vais perdre tous mes moyens et j'espère ne pas faire de gaffes (ce qui s'avère peu probable).

Voilà donc ce à quoi fait référence le titre de ce billet : mon humeur est ensoleillée avec passages nuageux. Je réussis à me changer les idées, mais ça serait irresponsable de fuir la réalité.

Wow, ça faisait longtemps que je n'avais pas exprimé mes pensées ainsi. Ça fait du bien, ça met un peu d'ordre. Avec mon nouveau travail, j'aurai moins de temps libre pour vous faire part de mes excès, passions et autres banalités. Mais je tenterai tout de même de vous rendre dépendant à mes écritures. Après tout, c'est la qualité et non la quantité qui compte !!!

PS : J'vous invite à penser à moi ce soir et à m'envoyer vos ondes positives car j'ai rendez-vous avec un homme de rêve qui me fait de l'effet depuis très, très, très longtemps !! Je vous demande ça car en sa présence, mon quotient intellectuel a tendance à régresser. C'est dire à quel point il m'affecte... j'vous tiendrai au courant !!

mardi 23 juin 2009

État de grâce

Je viens tout juste de mettre un terme à un emploi qui ne me plaisait pas vraiment. J'ai toughé presque deux ans, puis, à bout de nerfs, je me suis mis à chercher un emploi. J'ai envoyé un seul CV. Ils m'ont contacté, puis j'ai passé une entrevue. J'ai obtenu un emploi qui va me stimuler et qui me fera oublié le temps que j'ai perdu. Je me trouve vraiment chanceux mais aussi un peu nono de ne pas y avoir pensé avant.

Aujourd'hui, c'était ma dernière journée. Je me suis levé de très bonne humeur car il faisait un soleil de plomb et on annonçait une journée des plus extraordinaires. La météo est de mon bord, ça tombe tellement bien ! J'ai vite sauté sur un Bixi pour profiter un peu du beau temps avant de m'enfermer, pour une dernière fois, dans ce bureau qui m'inspire si peu de bons sentiments.

Arrivé à destination, il a presque fallu que je rappelle à certains de mes collègues que c'était ma dernière journée. Ce désintérêt total de la part d'individus à l'attitude rébarbative est l'une des principales raisons de mon départ ; on ne m'a même pas organisé de 5 à 7 de départ. J'avoue que je n'aurais probablement pas eu envie d'y aller si cela avait été prévu, mais n'empêche... l'attention aurait été extrêmement appréciée. Je me félicite d'avoir pris la décision de quitter.

Cet après-midi, n'ayant aucune volonté pour travailler, j'ai pris la décision que l'heure était venue pour moi de m'en aller. J'ai marché du centre-ville jusqu'au Village, accompagné de Kylie et de ses merveilleuses chansons vintage. J'étais bien. Je me suis même acheté une slush à la lime, ça faisait longtemps.

C'est la veille de la St-Jean, on commence déjà à entendre des rigodons un peu partout en se baladant dans la rue. Un esprit festif règne, les gens sont souriants et ont envie de célébrer. Il fait beau, il fait chaud, un peu trop même, alors la douce caresse de la brise estivale se fait tant désirer !

Je suis en vacances. En plus de débuter un nouvel emploi dans quelques jours, j'emménagerai dans un nouveau logis la semaine prochaine. Je me sens bien, presque léger. N'ayant plus de compagnon de vie, je trouve toujours cela un peu dur d'expérimenter de tels moments sans avoir la possibilité de les partager avec quelqu'un de spécial. Je suis quand même chanceux, car je avec vous je peux absolument tout partager !!

Bonne St-Jean à tous !!!

vendredi 19 juin 2009

J'suis tout bixité !

Wababalou !!! Je viens tout juste de compléter mon premier trajet en Bixi. Mon verdict ? D'un charme fou. Mon enthousiasme par rapport à ce service s'en est ressorti gonflé à bloc.

C'est que, voyez-vous, j'aurais pu jurer que ce service n'a été conçu que pour moi : le voyage s'est déroulé en toute quiétude et, surtout, en toute satisfaction. J'ai roulé à vélo de chez moi, coin Sherbrooke et de Lorimier, jusqu'au centre-ville, en passant tout d'abord par le parc Lafontaine puis en empruntant ensuite la piste cyclable qui commence sur Cherrier pour se diriger vers le boulevard Maisonneuve. Un charme, je vous disais. Je n'ai pas été nerveux une seule seconde puisque j'ai pu circuler sur la piste cyclable en tout temps.

En arrivant au bureau, j'avais un peu chaud, mais qu'importe : j'avais néanmoins un très large sourire au visage, qui s'est amplifié lorsque je suis allé consulter mon profil Bixi en ligne pour constater que mon trajet avait permis d'économiser presque 1 000 grammes de gaz à effet de serre.

J'ai donc déjà fait mon cardio, en plus d'un petit cadeau à la boule Terre : waouh ! Qu'il fait bon débuter ainsi une journée ! Ceci étant dit, il est clair que j'éviterai peut-être de me rendre au travail en vélo par temps caniculaire, ne serait-ce que par politesse pour mes collègues.

mardi 16 juin 2009

Je bixite

Enfin, l'affirmation est un peu prématurée : il serait plus adéquat de dire que je bixiterai sous peu. C'est que, voyez-vous, je viens tout juste de m'abonner à Bixi et j'en suis fort excité. J'ai résisté pendant quelques semaines à la tentation de m'y inscrire, mais c'est en dressant aujourd'hui la liste des pours et des contres que je me suis rendu à l'évidence : c'est un service pour moi.

Fondamentalement, je n'avais aucune objection à l'implantation de ce service. Je suis fortement pour les initiatives de ce genre, les petites révolutions qui sont pleines de bon sens et qui font que la société avance (idéalement dans le bon sens également). Les raisons pour lesquelles j'ai hésité à suivre le mouvement sont plutôt personnelles.

Tout d'abord, je suis personne qui a plus souvent qu'autrement chaud. En été, rares sont les braves qui voudront que je me colle sur eux : en effet, en plus d'avoir chaud, je dégage paraît-il une chaleur constante. Je le prendrai comme un compliment, si vous le voulez bien. L'idée, donc, de me rendre au bureau en vélo me rend un peu inconfortable. Cependant, l'idée d'attendre le métro dans une station humide et mal ventilée pour embarquer dans un train bondé de passagers plus affreux les uns que les autres me repousse encore plus. 1 - 0 Bixi.

Ensuite, et vous serez sans aucun doute d'accord avec moi si vous êtes de la région, il ne serait pas inexact d'affirmer que la météo montréalaise est plutôt burlesque. Par cela, je veux dire capricieuse, saugrenue, insolente. Il est clair qu'en adhérant au service Bixi, je ne me procurerai désormais plus de CAM mensuelle. Que faire, donc, advenant qu'un temps pluvieux s'attache à notre belle ville et refuse ainsi de la quitter pour quelques jours ? Deux solutions. La première peut être bien surprenante : il s'agit de la marche avec un accessoire tout à fait charmant, le parapluie. Je me compte vraiment chanceux de pouvoir considérer la marche à pied pour me rendre au travail : une promenade d'une vingtaine de minutes, tout au plus. 2 - 0 Bixi.

Money talks, comme y disent. Ben justement : le coût d'un abonnement annuel au vélo en libre-service est anémique par rapport à la somme devant être déboursée pour 12 passes mensuelles : 78$ pour le Bixi versus 816$ pour le métro (et ça c'est si les tarifs demeurent stables pour une année complète, chose rarissime). En plus, les trajets en vélo de moins d'une demi-heure sont gratuits. 3 - 0 Bixi.

Je crois ne pas avoir besoin d'aller plus loin dans mon argumentation, même si je le pourrais très bien (je sais que les "si" n'aiment pas les "raies" mais il y a de très rares exceptions !). On constate quand même une tendance qui donne Bixi gagnant. Vraiment, c'est un service que je me plairai à utiliser, et pas seulement pour aller travailler. Ça facilitera mes déplacements du quotidien, que ça soit pour aller au parc ou au cinéma ou encore pour raccourcir de simples trajets en cas de paresses spontanées.

J'étais, en toute honnêteté, un peu récalcitrant au départ, mais en dressant une liste telle que celle que j'ai partagé avec vous, je n'ai finalement trouvé que des avantages au service Bixi. Je vous invite à faire de même, juste pour le fun, juste pour voir si vos idées préconçues méritent, comme celles qui étaient miennes, d'être mises au rancart.

On se voit sur la piste cyclable ! Waouuuuuuuuuuuh !

lundi 15 juin 2009

Mon oeil !

J'ai souvent les émotions qui virevoltent. Bon, ceux qui me connaissent n'en seront vraiment pas surpris, et je ne peux les blâmer car il est vrai que j'ai toujours été du genre imprévisible, même si ça a tendance à s'améliorer avec le temps. En général d'une bonne humeur à toute épreuve, il m'arrive plus ou moins fréquemment d'exploser, et ce souvent pour pas grand chose.

Ce matin par exemple, je me suis vraiment levé du bon pied. Je me sentais taquin et jovial. Jusqu'à ce que vienne le temps de mettre mes lentilles cornéennes (ceux qui en portent comme moi peuvent d'ailleurs probablement anticiper l'explosion à venir). J'ai commencé par l'oeil droit, avec lequel j'ai toujours eu plus de facilité. Succès ! Du premier coup, en plus : c'est rare. Fort de cette expérience positive, je m'attaquai donc à l'oeil gauche. C'est alors que je me suis rappelé que, malgré les progrès récents, je suis toujours en proie à de soudains écarts émotifs qui font de moi une personne théâtrale.

C'est que, voyez-vous, je suis bélier (ascendant bélier, en plus). Traduction : peu importe les efforts que ça prendra, peu importe l'énergie que je devrai y consacrer, peu importe les obstacles, les difficultés, les pronostics me donnant perdant, j'arriverai à dessein. Parole de Capitaine. Demandez à qui vous voudrez, vous aurez la confirmation qu'on ne m'aura que très rarement vu baisser les bras. Que ça soit pour réussir à laver le fond des énormes coupes à vin (situation trop souvent blasphématoire) ou encore pour gagner le coeur d'un bel homme, je suis d'une persévérance et d'une ingéniosité hors-pair. Le cas échéant, et cela dépendra bien entendu de la gravité de l'échec, je me trouve hors de ma zone de confort et je réagis comme je peux. Bien souvent, cela se résume à une crise de nerfs typique dont la durée est général assez brève qui sera vite oubliée.

Mon verre de contact, donc. J'ai tenté une bonne quinzaine de fois de le mettre dans mon oeil sans ressentir la douleur indescriptible du verre de contact mis tout croche, sans succès. Je ne suis pas le seul à qui ça arrive, bien sûr. Je suis par contre peut-être l'un des seuls à réagir en toute démesure face à cette déception dont je me serais bien passé. Vous auriez dû me voir, lancer de toutes mes forces la lentille délinquante en direction de la toilette : telle une feuille de papier qu'on tente de lancer à un endroit bien précis mais qui fait plutôt le choix de rire de nous, ma lentille s'est tranquillement abîmée à quelques centimètres de moi. On repassera pour la crédibilité. Peu importe, je n'avais pas envie de porter mes lunettes aujourd'hui : c'est donc dans la vulgarité et dans l'aggressivité la plus risible que je me suis résigné à les porter.

Enfin. Comme je vous le disait précédemment, ces situations se font de plus en plus rares et j'en suis bien content. Auparavant, j'étais hautement caractériel : mes sautes d'humeur étaient, en plus d'être fréquentes et généralement astronomiques, rarement justifiées. Je me définissais un peu par ce trait de caractère, d'ailleurs. Avec le temps, j'ai appris à ménager un peu mon côté spectaculaire : less is more, comme ils disent. Je suis bien content de constater que j'ai réalisé d'énormes progrès dans ce domaine, et chaque fois que je glisse un peu, je me trouve franchement drôle. Se fâcher ainsi pour un stupide vers de contact, c'est forcément ridicule. La scène qui s'ensuivit aussi, donc. Une chance que je ne me prends pas toujours au sérieux !

mercredi 10 juin 2009

Non-fumeur

Cela va bientôt faire neuf mois complets et consécutifs que j'ai cessé de fumer, et j'en suis très fier. Surtout que le bâtonnet de tabac me manque encore, parfois. En fait, c'est plutôt l'activité que représente le fait de fumer qui me manque.

C'est que, voyez-vous, je suis quelqu'un de profondément nerveux. Et je trouve que fumer la cigarette est une activité adéquate pour les gens nerveux : pour une raison obscure, on dirait que ça va bien ensemble. Avant, je croyais que fumer était bon pour la détente, mais j'avais tout faux. Au contraire, les moments précédant la cigarette étaient justement ce qui me rendait nerveux.

M'enfin. C'est une lutte qui, je crois, n'en finira jamais. C'est difficile d'aller sur les terrasses et de boire un pichet sans fumer. Auparavant, je me fixais une limite d'une cigarette par verre de sangria. Ça ne devrait pas vous surprendre de savoir que je me grouillais en ostie pour finir mon verre !

Voilà. La cigarette, c'est franchement dégueulasse et je m'en rends aujourd'hui compte. Attention, je ne suis pas devenus l'un de ces freaks qui font chier tout le monde et qui ont envie de meurtre chaque fois qu'un petit nuage de fumée se dirige vers eux lorsqu'ils marchent dans la rue. En fait, il m'arrive encore parfois de justement me diriger, plein de culpabilité, vers ce petit nuage afin d'en aspirer un peu les fins arômes de Virginie occidentale.

N'empêche, je suis très fier d'être aujourd'hui non-fumeur. Chaque jour est comme une petite victoire et il m'a fait plaisir de partager cela avec vous.

mardi 2 juin 2009

Vinaigre

Vous êtes sans aucun doute familier avec la nouvelle tendance qui veut que les chips soient désormais bio et cuites à la marmite et assaisonnées de romarin ainsi que de limette brésilienne avec un subtil arôme de thym serbo-croate en plus d'être certifiées équitables.

Eh ben ça m'horripile un peu. C'est que, voyez-vous, j'ai un faible pour les bonnes vieilles chips au vinaigre. Plus elles sont vinaigrées, plus elles m'attirent. J'ai essayé à maintes reprises de me familiariser avec le nouveau concept des chips santé, mais ça semble être peine perdue. J'ai un attachement profond envers cette collation qui m'a fait saliver tout au long de ma vie.

Que voulez-vous, j'aime avoir la bouche décalissée par une abondance de vinaigre. C'est satisfaisant : ça veut dire que je suis à satiété, que même si j'en voulais plus, ça serait carrément irresponsable de continuer. Au risque de passer pour un fou, je trouve ça beau. C'est comme un combat entre mon appétit inassouvissable et l'objet de mon désir que je suis sûr de perdre à tout coup. Funk off, je m'essaie pareil.

Comme lorsque je me retrouve seul en compagnie d'un ananas. Woupidou ! C'est mon fruit préféré. Sauf que, et je l'aurai appris à la dure, lorsqu'on en mange trop, les gencives deviennent douloureuses et rendent l'expérience de plus en plus pénible. Encore une fois, il faut essayer de voir cela avec son coeur et se rendre à l'évidence : c'est un phénomène qu'on ne peut combattre.

Enfin, pour en revenir aux chips au vinaigre. Il faut dire que j'ai trouvé un moyen de ralentir l'altération de ma bouche : il faut prendre une chip, puis ensuite un morceau de chocolat (idéalement un chocolat au lait basic, genre Aéro ou Dairy Milk de Cadbury). Alors ça, mes amis, c'est le paroxysme de la notion sucré / salé. Et c'est un vrai régal, unique en son genre. C'en est presque jouissif. Bon, vous me direz que ça n'est pas très santé, et je serais très mal avisé de vous contredire.

L'écriture des derniers paragraphes m'a fait penser à l'excellente Biographie de la faim, d'Amélie Nothomb. C'est mon roman préféré et je vous le recommande chaudement.

Sinon, la raison pour laquelle je trouve l'inspiration pour écrire à ce sujet, c'est que je trouve de plus en plus irritante la présence des chips fancy lors de partys / réceptions / soirées / etc. Et ça me fait rire, car ça me fait réaliser que j'ai un côté traditionaliste assez fort, quand même. Sans trop savoir pourquoi, j'entretiens souvent une relation émotive avec des concepts auxquels je tiens. Que ça soit ma langue ou mes chips préférées, par exemple.

Ce constat, aussi étonnant puisse-t-il être, est en quelque sorte vertueux. J'en reparlerai dans un éventuel billet.

vendredi 29 mai 2009

Vous n'avez aucun nouveau message

Mon statut Facebook du jour : bonjour, mon nom est Stéphan et je vérifie mes courriels de deux à trois cent fois par jour.

J'ai mis cet énoncé en ligne pour essayer de faire rire un peu, en cette journée décidément bougonne. Ce n'est que quelques minutes plus tard que j'ai réalisé toute l'énormité de la chose : peut-être mon subconscient serait-il en train d'essayer de me passer un message ?

C'est que, voyez-vous, ça a tout le potentiel de devenir problématique. Ça n'est pas encore incontrôlable, mais j'ai tout de même développé une dépendance certaine. Remarquez, cela a quand même un côté positif en travaillant mon humeur : je ne suis plus autant contrarié que je l'étais auparavant lorsque, 98% du temps, je ne reçois pas de nouveau message. C'est une petite consolation, quand même !

(Pause pour vérifier la boîte de réception)

N'empêche, je n'aurais jamais dû, au départ, me procurer l'un de ces téléphones intelligents. Tout d'abord, je suis bien trop distrait et gaffeur pour avoir en main un appareil coûtant plus de 100$ : vous savez, la gravité n'est vraiment pas ma meilleure alliée. Ensuite, je ne suis vraiment pas quelqu'un que l'on pourrait qualifier de technophile. Je n'utilise (à peu près) pas les fonctions pourtant attrayantes de mon téléphone. J'ai été bien amusé les deux-trois premiers jours de naviguer sur YouTube et de jouer au jeu de la petite boule qu'y faut pas faire tomber dans le trou, je m'en suis toutefois vite lassé.

Je blâme pour cela mon déficit flagrant d'attention, pour lequel je blâme la société (pourquoi pas).

(Pause pour vérifier la boîte de réception)

Alors voilà, je commence sérieusement à en avoir ras-le-melon d'être soumis à cette technologie. Devrais-je m'en débarrasser ? Chose certaine, mon prochain appareil mobile sera un téléphone. Les BlackBerry, c'est pour les zombies torontois et les trippeux de technologie. Non, vraiment, j'ai l'impression de brimer l'intégrité intellectuelle de ce pauvre gadget en le réduisant à une simple tâche, et je suis du genre à avoir peur qu'il se révolte en m'infligeant d'une terrible malédiction.

J'imagine tellement bien la manchette : jeune homme électrocuté par son téléphone qui en avait marre de ne pas être apprécié à sa juste valeur. Je serais peut-être mort, mais au moins je pourrais me vanter d'être à l'origine de l'implation d'un guide pour le traitement éthique des téléphones intelligents afin de ne pas les froisser. Ils m'en seraient éternellement reconnaissants et regretteraient peut-être ainsi d'avoir mis un terme à mon existence.

Est-ce que je vous ai déjà dit que je faisais de l'insomnie ?!

jeudi 28 mai 2009

Recommandation

Vous savez peut-être déjà que je suis allé à la bibliothèque hier et que ce fût toute une expérience. Malgré tout, j'y ai loué un ouvrage fort intéressant portant le titre de Les États-Unis dans l'information télévisée : eh oui, je suis plate comme ça. Je suis incapable (ou presque) de lire un roman, je trouve cela d'un ennui majestueux... par contre, quand il est question d'un essai à saveur psychosociale, je me sens tout excité ! Voilà pour le sociologue en moi. En plus, cette lecture me sera bénéfique pour peaufiner d'éventuelles interventions sur cet espace virtuel.

Si vous êtes fascinés par la société américaine, vous devriez alors apprécier les perspectives qui vous seront présentées dans ce bouquin. Il est d'ailleurs fort intéressant d'analyser une société par la façon dont elle nous est présentée dans les médias : c'est un point de vue qui permet de percer un certain rideau de fumée et qui force ainsi à faire la part des choses, à ne pas tout prendre pour du cash : bref, ne pas renoncer à son individualité analytique.

Vite, qu'on me donne un poste d'enseignant à l'UQÀM !

Parole de Capitaine

Je promets que les prochains billets feront moins état de ma situation personnelle ! J'ai seulement besoin de trouver une nouvelle cible sur laquelle me défouler, comme Miss Californie ou le Benoît le malappris, par exemple. Parole de Capitaine ! Oserez-vous en douter ?! :o)

vendredi 15 mai 2009

Rien à faire

À mon travail, la saison estivale est celle où, sans nécessairement être paresseux, on ne fait pas grand chose. Et ça n'est pas par choix, que non ! C'est littéralement parce qu'il n'y a pas de travail à faire. Je travaille dans un centre d'appels ; je dois donc conséquemment attendre que les appels entrent. Or, en été, pour une raison qui m'échappe, personne ne m'appelle.

Au début, c'est quand même agréable. Je m'occupe, et de plusieurs façons. Heureusement que l'accès à internet n'est pas limité : je peux surfer à mon gré sur le forum de Kylie, le blogue de Perez Hilton, Facebook, et nombres d'autres sites sur lesquels je m'alimente en actualité. En général, ça me prend une heure ou deux. Et c'est précisément à ce moment-là, quand je réalise que j'ai déjà fait le tour des sites qui m'intéressent, que je ressens un profond sentiment d'écoeurement.

Depuis peu, j'ai la possibilité de bloguer pour passer le temps, et c'est d'un chic fou. Sauf quand je n'ai pas d'inspiration. Ça devient d'une lourdeur incroyable et le temps passe encore plus lentement. Calvaire.

C'est que, voyez-vous, la perspective de passer sept heures dans un monde virtuel est assez intimidante. Pour moi, en tout cas. Je regarde par la fenêtre et je vois toutes ces personnes, minuscules lorsque vues d'un gratte-ciel, qui se baladent sur les trottoirs. Ils me font chier. À défaut de pouvoir leur faire une jambette ou de renverser par accident mon café sur eux, je m'imagine qu'ils sont soit très laids, soit très malheureux, soit un petit mélange des deux. Ça rend la scène un peu moins pénible.

Il y a aussi de bons côtés à cette oisiveté forcée. Mon imagination, par exemple, a tout le temps dont elle a besoin pour faire fructifier le moindre irritant et le transformer ainsi en scandale national. C'est pas ma faute si j'ai trop de temps pour penser ! Blâmez la planification des effectifs au travail si vous trouvez que j'exagère souvent. De toute façon, je suis sûr que ça vous divertit et que ça fait de moi un personnage sympathique. Car oui, tel que je l'ai expliqué à maintes reprises, je suis un peu en état de lutte avec mes extravagances imaginaires : elles sont certes agréables et amusantes mais bien involontaires.

Enfin. Tout ça pour dire que j'ai réalisé, cette semaine, que l'été est bel et bien arrivé étant donné que j'ai rien crissé au travail. Ce billet était en quelque sorte un avertissement pour vous aviser qu'il se peut que, bien malgré moi, je me mette à délirer encore plus qu'à l'habitude sur ce blogue dans les semaines à venir. Par cause d'abondance de temps libre. Je demanderai gentiment au Maître de la sagesse (qui a gracieusement créé la nouvelle bannière que vous pouvez admirer) d'évaluer mes billets avant de les mettre en ligne, histoire de ne pas trop vous alarmer. Il sera en quelque sorte mon censeur. Y'a des limites à passer pour un fou !

mardi 12 mai 2009

Zizaniste

Je pourrais ajouter inventeur de mots à mon CV car c'est la deuxième fois en peu de temps que me retrouve à fabriquer de toutes pièces, bien involontairement, de nouvelles expressions. L'autre fois, c'était exponentialité et aujourd'hui, c'est zizaniste. Avouez que ça n'est pas si farfelu que ça comme lexie : j'ai d'ailleurs été très surpris lorsque j'en suis venu à la conclusion que ma recherche dans le dictionnaire serait infructueuse. Peu importe.

Zizaniste, donc.

Dans ma personne se trouve un processus mécanique qui fait que j'aime bien mettre le trouble un peu partout où je passe. Je suppose que c'est l'un des moyens que j'ai trouvé pour attirer l'attention. Rassurez-vous : ça n'est pas malveillant, loin de là. N'empêche que ça fait quand même de moi un p'tit crisse. Savez-vous quoi ? J'aime ça.

Dès ma plus tendre enfance j'ai compris que mon imagination féconde serait propice à une généreuse panoplie de mauvais coups. Je me rappelle prendre un malin plaisir à me cacher sous la table de la cuisine alors que les adultes prenaient leur café, pour les surprendre ensuite en sautant sous la table de façon à tout faire tomber. Excessif ? Probablement. Mais tellement plaisant ! J'avais 5 ou 6 ans, on s'entend. Pas sûr que ça me ferait le même effet aujourd'hui.

Il y a des fois où ça a moins bien tourné. Par exemple, je me rappelle très bien un soir où j'étais seul, dans la cave, intelligemment assis sur le dos d'une chaise. Quand j'ai entendu quelqu'un descendre les escaliers, j'ai eu la brillante idée de vouloir lui faire peur. J'ai alors lâché un incroyable BOU qui enchaîna un cri d'épouvante qui m'a tellement surpris que j'en suis tombé en bas du dos de la chaise. Résultat ? Six points de suture en arrière de la tête. L'arroseur arrosé dans toute sa splendeur.

À l'école, j'étais plutôt turbulent. C'est que j'ai toujours eu la capacité d'apprendre rapidement. Le rythme de la classe n'était donc pas suffisamment rapide à mon goût et, conséquemment, le cours interminable m'ennuyait au plus haut point. Et vous vous doutez sûrement que je n'étais pas du genre à dormir. Une fois, en sixième année, on m'avait flanqué une copie : je ne dérangerai pas les autres élèves, 200 fois. Vous auriez dû voir la face de ma prof quand je lui ai apporté une copie rédigée à l'ordinateur ! Ça s'est passé en 1996 : avant-gardiste, quand même. Je me suis fait suspendre, au total, quatre fois si ma mémoire est bonne. Évidemment, je faisais tous les travaux en arrivant à la maison, bénéficiant ainsi d'une journée de congé gratis.

Plus tôt cet après-midi, j'ai fait croire à mon ami Benoît que j'avais obtenu la date de sortie du prochain opus de Kylie ainsi que de la liste des chansons qui y seraient incluses. Pour rire. Eh bien, en moins de temps qu'il ne faut pour dire I Should Be So Lucky, mon camarade a fait suivre mon courriel "frauduleux" à tout plein de ses amis, dont un qui travaille chez MusiquePlus et qui était complètement fou à l'idée d'avoir telle primeur. Oups.

Il y a aussi des situations qui, au départ anodines pour moi, prennent un sérieux qui me consterne. Il m'arrive fréquemment d'être la cause de diverses polémiques, qu'elles soient politiques, religieuses, linguistiques. Candidement, je m'immisce dans tout débat suscitant mon intérêt. Sauf que je deviens rapidement passionné. Et c'est ainsi que, bien malgré moi, je me mets du monde à dos et que ça me revient souvent sous forme de gifle en pleine poire. Ça ne m'a jamais vraiment causé de troubles tangibles, réels. Mais ça fait souvent monter la pression lors d'une discussion particulièrement animée.

Enfin. Tout ça pour dire que, qu'il s'agisse d'un simple mauvais coup ou d'une controverse à saveur politique, j'aime bien jouer avec mon rôle de petit fauteur de trouble. Ça me fait sentir spécial. Et en plus, je peux encore jouer à l'innocent. J'en profite pendant que j'ai encore l'air jeune ! :D

samedi 18 avril 2009

Être bien

Se réveiller tranquillement un samedi matin en sachant qu'on avait eu la bonne idée de programmer la cafetière vers les dix heures, se demander si on en profitera pour faire de cette journée une apologie de l'oisiveté, prendre une longue douche pour se replacer les os, lire tous les cahiers de La Presse du samedi (oui, même les éditoriaux à saveur fédéraliste), savourer la riche lumière du soleil à travers la porte patio, manger une toast, des fraises, des ananas, du yogourt, prendre d'autre café, rester en pyjama, se demander ou est-ce qu'on ira souper ce soir, décider d'écrire tout ce qui nous passe par la tête sur son blogue parce qu'aujourd'hui, on a le temps ! Wahou !