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lundi 16 mai 2011

Stephen Harper et les suçeuses de sang



UNE EXCLUSIVITÉ DE CAPITAINE CARAMEL

(Halifax, N-É) Le premier ministre Harper a démontré une vive inquiétude face à la montée du phénomène des suçeuses de sang. L'apparition récente de ces prédatrices en territoire canadien crée des remous non seulement dans la chaîne alimentaire mais aussi dans l'économie, ce qui est farfelu en plus d'être quelque peu effrayant.

« Je l'ai dit, je le répète : je ne suis pas un homme très joli », a déclaré l'actuel dirigeant canadien. « Lorsque vous êtes une personne laide, vous n'avez d'autre choix que de démontrer une intolérance grandiose face à tout ce qui semble le moindrement coquet », a-t-il renchéri. Il est vrai que sa laideur exceptionnelle est source d'inconfort, mais particulièrement au Québec, là où la population est beaucoup plus sensible aux questions d'esthétique que dans le reste du Canada.

Émile Rigaud, du journal Les Affaires, a été le premier à aborder le sujet des suçeuses de sang. Il a en effet défié le premier ministre de se prononcer sur la dernière édition du calendrier des lutteuses russes, qui ont été les premières à être infectées par la bactérie qui transforme les femmes banales en redoutables suçeuses de sang. Visiblement inconfortable, le premier ministre a immédiatement lancé un poignard dans l’œil du désormais défunt journaliste. Non surprise de l'attitude négative du premier ministre, la foule (surtout composée de journalistes) s'est mise à applaudir de façon sarcastique, tout en maugréant.

Un membre de l'assistance a eu l'idée, pour confronter le premier ministre, de se mettre à fredonner la chanson « I Feel Like A Woman », de la grande chanteuse canadienne Shania Twain. Il est pertinent de rappeler que Shania Twain, en plus d'être l'ennemie jurée de Stephen Harper depuis leur célèbre altercation dans une allée de bowling de Charlottetown, est la porte-parole de l'association canadienne de défense des suçeuses de sang (ACDSS).

L'irritation du premier ministre était palpable, notamment en raison de ses veines frontales qui semblaient être sur le point d'éclater. La situation prit des proportions démesurées lorsque la célèbre diva fit son apparition dans la salle. En fait, elle y était déjà, sauf qu'elle portait ce subtil déguisement afin de maximiser l'effet « wow » de son entrée en scène :

Shania Twain, habilement costumée.

Après avoir interprété son fameux hymne féministe, qui a pris un tout autre sens depuis l'apparition des suçeuses de sang, Shania Twain a déclaré : « Que l'on me comprenne bien : je n'aurai de repos que lorsque tous les Canadiens et Canadiennes, même les suçeuses de sang, pourront vivre dans une société ouverte à la différence et prête à se faire suçer le sang ».

Le premier ministre a alors sorti un chat de son veston puis lui a versé le contenu d'une canette de Pepsi Diète aromatisé à la lime dessus, avant de le déposer sur un pèse-personne de marque Canadian Tire. « Arrêtez de chanter ! » a-t-il huré, « Aaaaaarrêtez de chaaaaaaaanter !!! ». Monsieur Harper, dont on ignorait les talents d'acrobate, a alors fait un salto arrière avant d'incanter une force démoniaque issue de la mythologie latine. Une entité mystique est alors apparue dans la salle, et a pris possession du chat, qui a lancé des rayons laser en direction de tous les journalistes, sauf moi, qui a eu la brillante idée d'enfiler le costume de Youppi.

Ce fut là une journée bien particulière.

mardi 10 mai 2011

samedi 12 février 2011

En route !

C'est tout simplement incroyable. Je suis présentement à l'aéroport et j'attends le premier des trois avions qui, une fois leurs efforts réunis, vont m'emmener jusqu'en Australie. C'est un moment d'émotion.

Il faut comprendre que ça fait plusieurs mois que je planifie cette petite escapade : lorsque j'ai commencé à compter les « dodos», le compte était à 175. Il s'est déroulé bien des choses depuis, et j'ai souvent trouvé que le temps n'allait pas assez vite à mon goût, mais avec le recul je réalise que finalement, six mois, c'est vite passé.

En route pour l'Australie, donc. Ça a de quoi rendre nerveux, c'est quand même à l'autre bout du monde. Pour être honnête, je réalise que je vais loin, mais cela ne sera réellement tangible que lorsque mon dernier vol se posera sur la piste de l'aéroport de Melbourne, et que je pourrai enfin respirer l'air australien, après plus de 24 heures de voyagement dont 20 en vol.

Ça risque d'être une expérience assez particulière ! J'ai bien hâte de pouvoir vous en reparler. Mes plans initiaux prévoient quelques interventions sur ce blogue, et on verra bien comment je me sens. Une chose est sûre, je vais inonder le réseau Facebook de photos, j'en téléverserai tant que je ne leur tiendrai pas rigueur de bloquer mon compte et de me kicker out. Il faut faire la part des choses, quand même.

Alors sur ce, mes amis, je vous souhaite une chic journée, et je vous ferai part de mes aventures très bientôt.

Cap'tain C
x

mardi 28 décembre 2010

45

C'est le nombre de jours qui me séparent de mon départ en Australie.

Par altruisme, besoin d'attention et aussi puisque je serai seul pendant plus de trois semaines, j'ai pensé que de publier l'essentiel de mes aventures australiennes sur ce blogue était une bonne idée.

Je vous en redonne des nouvelles le 12 février.



To be continued... and I can't bloody wait !!!

lundi 20 décembre 2010

Mouvement collectif « my ass »

Commentaire envoyé par votre Capitaine à la STM suite à sa décision d'exclure le journal Métro du réseau souterrain et de conclure un partenariat avec Québécor pour la distribution du chic journal 24H. J'ai aussi envoyé cette saute d'humeur aux deux quotidiens, bien que je doute que ni l'un ni l'autre fasse le choix de la publier.

C'est avec grande déception que j'ai appris votre décision de distribuer le journal 24h dans le réseau du métro. Vous aviez l'occasion de vous tenir au-dessus de la mêlée, et vous l'avez fait pendant plusieurs années, mais pour une raison mystérieuse vous choisissez de vous plier devant l'indécence crasse de Québécor. En fait, cette raison n'est pas vraiment mystérieuse, il est clair que c'est une question d'argent. J'ai ressenti un malaise en lisant votre communiqué, dans lequel vous disiez que cette décision était la meilleure que la STM pouvait prendre pour elle-même ainsi que sa clientèle. Je regrette, mais cela démontre que vous n'avez que peu de respect pour vos clients. En quoi est-ce que le journal Métro nuisait à votre clientèle ? En quoi est-ce qu'un partenariat avec un empire absolument méprisant, rétrograde et puérile, qui fout ses employés en lock-out et qui bouffe tout sur son passage, est une bonne chose pour votre clientèle ? C'est d'un ridicule absolu, et vos intentions politiquement correctes tombent à plat.

J'ignore par qui a été prise cette décision mais il est clair qu'elle va dans le sens de l'étroitesse d'esprit, du populisme, du mépris.

La section « Monde » du 24h fait une demie-page. La section « Arts et spectacles » louange tout ce que possède monsieur Péladeau et fait un semblant de mention au reste. Je me demande ce qui fera la une de ce « journal » lorsque Star Académie recommencera à l'hiver. Ce torchon fait 80 PAGES PAR JOUR. 80 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Dont au moins la moitié de publicité !!!!! Roulons en transport en commun, mais distribuons une parodie de journal qui constitue une pollution en soit.

SVP, au lieu de prendre vos clients pour des imbéciles en leur disant que ce partenariat est pour leur bien, ayez au moins l'audace à l'avenir de leur dire quand vous prenez des décisions purement mercantiles. C'est vrai que ça prend des couilles, par exemple, mais il doit bien avoir quelqu'un chez vous qui en a.

Mouvement collectif ? Allez en parler au 253 lock-outés de Québécor, j'aimerais bien entendre ce qu'ils auraient à vous répondre.

samedi 4 décembre 2010

Être soi-même, c'est être bien

(Titre excessivement cliché, mais vous comprendrez pourquoi je l'ai choisi à la toute fin de ce billet)

Parce que j'avais la ferme impression de n'avoir rien fait de mal, je me questionnais quant à savoir pourquoi je devais « avouer » mon homosexualité. J'avais de la difficulté à saisir pourquoi je devais prendre mon courage à deux mains pour dévoiler au grand jour cette réalité qui m'habitait depuis si longtemps. Est-ce qu'une personne hétérosexuelle doit l'admettre à ses parents, à ses amis, à son entourage ? Bien sûr que non, c'est ce que la société attend, et c'est pernicieux. C'est pourquoi à mes yeux, et aux yeux de bien d'autres j'en suis sûr, il est incongru que l'on étiquette les individus avant qu'ils n'aient la maturité, l'expérience et le vécu nécessaires pour avoir au moins une petite idée de la personne qu'ils sont.

Ça, c'est aujourd'hui que je le réalise. Le chemin que j'ai parcouru jusqu'à présent me permet de comprendre qu'on ne change pas tellement avec le temps, c'est plutôt une évolution (parfois) tranquille de la personne que nous sommes déjà et que nous serons toujours.

Je réalise également que je m'éloigne facilement de mon sujet. Je laisse donc de côté ma critique de la société et de ses conventions pour vous raconter comment j'ai découvert mon homosexualité, puis comment je l'ai annoncé à ceux que j'aime, à ma mère particulièrement. Personnellement, j'ai été extrêmement chanceux et je trouve que j'ai une belle histoire à raconter.

Rétrospectivement, j'ai toujours su que j'étais attiré par les hommes. Évidemment, c'est surtout lorsque la puberté est arrivée que cette attirance s'est concrétisée, mais néanmoins elle a toujours été présente dans mon corps, dans ma tête. Je me rappelle très bien la période ingrate qu'est le début du secondaire, âge auquel nous avons tous tenté de survivre, si tant est que cela soit possible. Confronté par des désirs qui n'étaient pas considérés comme normaux, j'ai jugé qu'avoir une relation avec une fille aurait été en mesure de me « réparer » et que mon appétit pour le regard des autres gars allait finir par disparaître.

Tout d'abord, il aurait fallu que ça marche. J'ai essayé, j'ai tellement essayé de développer la moindre chose que ce soit avec n'importe quelle fille, il n'y avait rien à faire. Soit que je m'y prenais vraiment mal, soit qu'elles savaient déjà qu'il n'y avait pas d'espoir à avoir avec moi. C'est probablement un mélange des deux.

N'ayant pas de gais dans mon entourage, ni dans ma famille ni dans mon cercle d'amis, je me sentais un peu isolé. J'aurais aimé avoir la chance de pouvoir en parler avec quelqu'un, il me semble que ça m'aurait aidé à dédramatiser la chose. Parce qu'il n'y a rien de grave ou de mauvais dans la découverte de sa sexualité. Au contraire, avec le recul je vois ça comme un épanouissement.

J'ai donc été un peu autodidacte dans le processus. Après l'énième rejet d'une fille, j'ai lâché prise. J'ai réalisé qu'il était plutôt contre-productif de lutter contre soi-même. Quand on est enfant, les choses sont fort simples : on n'a que très peu de questions à se poser. Que je regrettais donc cette époque ! N'ayant pas peur du défi, je me suis dit que je n'allais pas passer ma vie à regretter une époque qui n'aura duré qu'une quinzaine d'années tout au plus. J'ai donc enfilé mes gants de boxes et j'ai changé le monde. Excès... j'ai plutôt changé mon monde.

Dire que j'y suis arrivé seul serait présomptueux. Disons que j'ai eu l'aide d'une petite machine qui, en émettant des bruits bizarroïdes et agressants, parvernait à se connecter au réseau Internet - à condition d'avoir l'autorisation de la famille pour monopoliser la ligne téléphonique. Difficile d'obtenir un consensus à ce sujet. Enfin, Internet, disais-je.

Ce moyen de communication m'a permis de discuter avec des gens qui me ressemblaient et qui vivaient parfois la même situation que moi. Certains d'entre eux étaient même beaux. L'un d'entre eux était même beau, intelligent ET intéressé par moi. L'excitation ressentie face à la perspective d'une rencontre est difficile à mettre en mots : je suppose que la danse serait la façon la plus représentative d'exprimer la frénésie que j'ai vécue. Aujourd'hui, avec le recul, je peux vous dire que cet Éric (nom fictif), sans rien lui enlever, était plutôt ordinaire. Banal, même. Je vous rappelle que j'avais seize ans et c'était le premier gars que je rencontrais. Merci de ne pas me juger.

Toujours est-il que cette pseudo relation aura eu un effet fort bénéfique, en ce sens qu'elle m'aura donné le courage d'aborder la question de mon homosexualité de façon honnête avec ma petite maman. Je n'ai jamais été une personne très secrète, mais cet aspect de ma vie était déjà très mystérieux pour moi-même, je m'imaginais donc mal en discuter avec cette femme que j'aime profondément. Par contre, je me rappellerai toujours du moment où, jugeant avoir assez d'expérience, j'ai choisi de lui en parler. Je l'ai dit auparavant, je suis une personne très chanceuse à ce niveau. Laissez-moi vous raconter.

Je travaillais à l'époque dans une galerie d'arts du Vieux-Longueuil. Cela faisait peu de temps que j'avais rencontré Éric, mais je savais déjà que je n'avais pas envie de jouer à la cachette avec ma mère, qui comme toutes les mères savait déjà la majorité des choses avant même que je ne lui en parle. Or, je crois l'avoir modérément surprise. Donc, quand ma mère est venue me chercher au travail ce soir-là, je lui ai dit que j'avais quelque chose à lui annoncer. Elle était très impatiente de savoir ce que j'avais à lui dire, mais j'ai insisté pour qu'on attende d'être rendus à la maison, par souci de ne pas mourir dans un accident de la route.

Arrivés à destination, donc, nous nous sommes assis sur son lit. Je lui ai pris la mais, j'ai pris une grande respiration, puis j'ai voulu disparaître mais il était trop tard pour reculer. Je lui ai donc dit que j'étais gai. Je la regardais droit dans les yeux et j'ai vite constaté que les larmes n'étaient pas loin. Je ne comprenais pas pourquoi elle était triste, moi j'étais heureux et je voulais qu'elle le soit aussi. Elle m'a dit que la voie que j'allais emprunter n'allait pas être facile, que je m'exposais à des difficultés auxquelles les gens « normaux » n'ont pas à affronter. Colère !!!

Je vous ramène au début de mon intervention, lorsque j'ai fait part de mon mépris pour la société, qui a tendance à décider de ce que les gens doivent être pour être considérés comme « normaux ». Avec un peu de maladresse, ayant seulement seize ans, j'ai réussi à exprimer à ma mamou que la voie que j'avais choisi d'emprunter, c'était la voie de l'honnêteté et de l'épanouissement. Je lui ai fait comprendre que cacher mon homosexualité aurait été la chose à faire si j'avais voulu être un malheureux imposteur. Que ça aurait été ça, la voie difficile.

Finalement, elle a vite arrêté de pleurer.

Puis elle m'a demandé si j'avais eu des relations sexuelles. J'ai répondu non (clin d'oeil). Elle semblait avoir de la difficulté à comprendre comment je pouvais savoir que j'étais gai si je n'avais jamais concrétiser l'essentiel de ce que ça représente. Du tac-o-tac, je lui ai demandé si elle avait déjà eu des expériences avec d'autre filles. Elle m'a répondu non (j'ignore s'il y aurait un clin d'oeil à insérer, mais je présume que non). Alors je lui ai dit qu'elle n'avait pas eu besoin d'essayer pour savoir que ça ne lui plaisait pas.

Elle m'a fait un énorme sourire et elle m'a dit que j'avais une vieille âme. Qu'elle était impressionnée par la maturité avec laquelle j'avais réussi à lui faire comprendre que son inquiétude était frivole. Je l'ai prise dans mes bras et je lui ai dit que je l'aimais. Elle m'a dit qu'elle m'aimait plus que ne pouvais l'imaginer, puis elle est allée faire le souper. J'ai vite su que c'était un moment spécial parce que m'a mère n'est pas du genre à faire la bouffe,.

Par la suite, notre relation a tranquillement évolué vers ce qu'elle est aujourd'hui. Il faut comprendre que je n'étais pas naturellement enclin à être ouvert avec elle à ce sujet dès le lendemain. Il a fallu s'ajuster. Mais nous avons développé peu à peu une complicité qui nous permet aujourd'hui d'en discuter ouvertement. Qui plus est, actuellement, il n'y a plus aucun malaise. Je peux lui raconter mes joies et mes peines en amour, sans ressentir d'inconfort quand vient le temps de prononcer le mot « chum ».

Cela fait maintenant dix ans que j'ai choisi d'en parler, et je peux franchement dire que c'est le plus beau cadeau que j'aurais pu me faire. J'aime la vie que je mène, et je préfère nettement être honnête avec ma personne que d'être un imposteur. Parce que premièrement, être soi-même, c'est être bien. Et deuxièmement, it gets so much better !!!!!!!!!!!!!!

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lundi 11 janvier 2010

Ma singularité

J'ai un projet, un très grand projet qui me stimule et qui s'incruste de plus en plus dans ma tête. Par principe marketing et par crainte de vol de propriété intellectuelle, je fais le choix de ne pas en dire plus pour l'instant.

Traitez-moi d'agace, et vous aurez raison.

Donnez-moi quelques semaines, quelque mois, et vous allez voir. Parole de Capitaine.

jeudi 31 décembre 2009

2009 ?

Probablement l'année la plus étrange que j'aie jamais vécu. Il s'est passé des tonnes de choses marquantes, bonnes et mauvaises, mais la simple pensée d'en faire une rétrospective me donne le vertige.

À l'image de l'économie, donc, j'annonce que mon année 2009 ne pourra être incluse dans les comparatifis futurs, étant donné la très haute versatilité des événements l'ayant marquée.

Je vous souhaite le meilleur de ce que la vie à a vous offrir pour la nouvelle année. Santé, bonheur, argent, amour, Kylie, et peut-être un peu de Dannii aussi. Savourez chaque moment !

Et vous, votre année ?

samedi 5 décembre 2009

Je vais bien !

Votre Capitaine a eu une surprise très agréable ce matin ! Eh oui, un commentaire à propos de ce blogue. Un commentaire positif, je vous rassure ! C'était tout à fait inattendu, considérant l'absence de mises à jour actuelle...

Au risque d'être redondant, je voulais simplement prendre quelques minutes pour vous dire que je suis toujours là, quoique plus discret que ce à quoi je vous avais précédemment habitué. C'est que, voyez-vous, mon nouveau travail ne me laisse pas la même latitude que j'avais auparavant. Je m'y amuse follement, soit dit en passant ! Je me sens stimulé et valorisé.

Également, j'ai une bonne nouvelle à partager : je retourne à l'université ! That's right ! Je me suis inscrit au certificat en communications à l'Université de Montréal. J'anticipe de grandes choses...

À suivre, donc ! Bon samedi !!
Votre Capitaine, xx

mardi 23 juin 2009

État de grâce

Je viens tout juste de mettre un terme à un emploi qui ne me plaisait pas vraiment. J'ai toughé presque deux ans, puis, à bout de nerfs, je me suis mis à chercher un emploi. J'ai envoyé un seul CV. Ils m'ont contacté, puis j'ai passé une entrevue. J'ai obtenu un emploi qui va me stimuler et qui me fera oublié le temps que j'ai perdu. Je me trouve vraiment chanceux mais aussi un peu nono de ne pas y avoir pensé avant.

Aujourd'hui, c'était ma dernière journée. Je me suis levé de très bonne humeur car il faisait un soleil de plomb et on annonçait une journée des plus extraordinaires. La météo est de mon bord, ça tombe tellement bien ! J'ai vite sauté sur un Bixi pour profiter un peu du beau temps avant de m'enfermer, pour une dernière fois, dans ce bureau qui m'inspire si peu de bons sentiments.

Arrivé à destination, il a presque fallu que je rappelle à certains de mes collègues que c'était ma dernière journée. Ce désintérêt total de la part d'individus à l'attitude rébarbative est l'une des principales raisons de mon départ ; on ne m'a même pas organisé de 5 à 7 de départ. J'avoue que je n'aurais probablement pas eu envie d'y aller si cela avait été prévu, mais n'empêche... l'attention aurait été extrêmement appréciée. Je me félicite d'avoir pris la décision de quitter.

Cet après-midi, n'ayant aucune volonté pour travailler, j'ai pris la décision que l'heure était venue pour moi de m'en aller. J'ai marché du centre-ville jusqu'au Village, accompagné de Kylie et de ses merveilleuses chansons vintage. J'étais bien. Je me suis même acheté une slush à la lime, ça faisait longtemps.

C'est la veille de la St-Jean, on commence déjà à entendre des rigodons un peu partout en se baladant dans la rue. Un esprit festif règne, les gens sont souriants et ont envie de célébrer. Il fait beau, il fait chaud, un peu trop même, alors la douce caresse de la brise estivale se fait tant désirer !

Je suis en vacances. En plus de débuter un nouvel emploi dans quelques jours, j'emménagerai dans un nouveau logis la semaine prochaine. Je me sens bien, presque léger. N'ayant plus de compagnon de vie, je trouve toujours cela un peu dur d'expérimenter de tels moments sans avoir la possibilité de les partager avec quelqu'un de spécial. Je suis quand même chanceux, car je avec vous je peux absolument tout partager !!

Bonne St-Jean à tous !!!

vendredi 19 juin 2009

Et de 100 !!!

Waouh ! Je célèbre en ce moment même mon 100ème billet sur ce blogue. Bon, étant présentement au bureau et ayant souffert d'insomnie extrême pendant la nuit d'hier, il faut dire que les célébrations demeurent modérées, mais n'empêche ! Je suis très heureux d'avoir franchi cette étape symbolique.

Je ne me serais jamais douté que bloguer pouvait être aussi passionnant. Je me suis découvert un passe-temps qui, en plus de m'apporter beaucoup de plaisir et de satisfaction, sollicite mes capacités de création, d'analyse et d'observation. Que ça soit pour partager avec vous mes tourments ou les frivolités que j'observe au quotidien, c'est toujours avec jouissance que je prends le temps d'écrire.

L'aventure s'avère être un franc succès ; j'ai d'ailleurs découvert des facettes de ma personnalité dont j'ignorais auparavant l'existence. Il faut dire que j'utilise parfois cet espace virtuel à des fins introspectives : mettre en mots mes galipettes émotives relève d'un exercice parfois très exigeant, quoique satisfaisant.

Il faut croire que ça intéresse certainement quelqu'un ! Je me répète probablement, mais je suis vraiment heureux de constater que vous êtes de plus en plus nombreux à venir faire un p'tit tour dans ma tête. C'est extra crème fouettée !!

jeudi 11 juin 2009

L'emploi du temps

Tout d'abord, laissez-moi partager avec vous la satisfaction que j'ai de constater que vous êtes de plus en plus nombreux à me lire et, encore plus impressionnant, à revenir sur mon blogue. C'est tout un compliment que vous me faites !

Passons aux choses sérieuses : j'ai décroché un nouvel emploi ! Wababalou !!! Je suis très, très heureux du changement à l'horizon. Dans deux semaines, mon emploi à la XXXXX XXXXXX sera du passé !!! Je 'X'-ise volontairement le nom de la compagnie pour laquelle il me reste encore un peu de temps à travailler par crainte de représensailles. C'est que, voyez-vous, je ne porte pas cette entreprise dans mon coeur : il me ferait tellement plaisir de la critiquer haut et fort sur cet espace virtuel qui m'appartient, mais je ferai preuve de maturité en m'abstenant de maudire publiquement la XXXXX XXXXXX.

Force est de constater que c'est bien excitant, un nouvel emploi. Disons que ça change le quotidien, et pas rien qu'un peu. Ce qui m'affecte légèrement, par contre, c'est que je crois qu'il me sera désormais plus difficile de bloguer. Vous vous rappelez peut-être avoir lu l'un de mes billets dans lequel je m'inquiétais de l'inquiétante quantité de temps libre dont je dispose actuellement au bureau. Eh bien, je crois que ça va changer. Conséquemment, mes interventions se feront sans aucun doute plus rares.

N'allez pas croire que je vous laisserai tomber, par contre : que non ! De toute façon, j'ai reçu quelques commentaires de la part d'amis comme quoi ils avaient parfois du mal à rester à jour. Je pourrais ainsi dire que je suis à l'écoute de mes lecteurs, ce qui n'est pas tout à fait faux, bien entendu.

Voilà ! De nouveaux défis m'attendent, et c'est avec grand intérêt que j'irai leur montrer ce dont quoi Capitaine Caramel est capable. Ça me rend vraiment très heureux et je suis hyper-motivé ! En plus, ça justifiera les drinks (qui étaient déjà à l'horaire, soit dit en passant) de ce soir !!!

mercredi 10 juin 2009

California Love, suite et fin

Succès !

On apprend aujourd'hui que le règne de Miss Hypocrisie... euh, pardon, Californie, a été abruptement interrompu, pour des raisons n'ayant apparemment rien à voir avec ses valeurs discriminatoires et ses prises de positions violemment blessantes. Paraît que la garce était trop occupée à aller prêcher la "bonne nouvelle" pour remplir ses obligations contractuelles de Miss. Résultat ? Adios, puta !

Organisons un rallye de célébrations pour fêter la déchéance de cette traînée des temps modernes ! Évidemment, on se doute qu'elle restera dans le spotlight pour quelques temps encore, mais sa crédibilité déjà déficiente vient d'en prendre un sale coup.

Votre Capitaine serait-il en train de se réjouir du malheur d'une personne ? Disons plutôt que Miss Californie a simplement ce qu'elle mérite. Elle a volontairement pris position dans un débat qui dépassait non seulement son mandat mais également ses capacités intellectuelles.

Je référerai ceux qui se demandent quel est le fond de ma pensée par rapport à cette controverse ici, ici et ici. Ai-je quelque chose à voir avec le renvoi de cette chipie ? J'aimerais donc croire que oui ! Entendons-nous donc pour dire que j'ai au moins contribué ! Ça serait bien chouette de votre part... :o)

Bonne journée là !
Cap'taine C.
xx

Non-fumeur

Cela va bientôt faire neuf mois complets et consécutifs que j'ai cessé de fumer, et j'en suis très fier. Surtout que le bâtonnet de tabac me manque encore, parfois. En fait, c'est plutôt l'activité que représente le fait de fumer qui me manque.

C'est que, voyez-vous, je suis quelqu'un de profondément nerveux. Et je trouve que fumer la cigarette est une activité adéquate pour les gens nerveux : pour une raison obscure, on dirait que ça va bien ensemble. Avant, je croyais que fumer était bon pour la détente, mais j'avais tout faux. Au contraire, les moments précédant la cigarette étaient justement ce qui me rendait nerveux.

M'enfin. C'est une lutte qui, je crois, n'en finira jamais. C'est difficile d'aller sur les terrasses et de boire un pichet sans fumer. Auparavant, je me fixais une limite d'une cigarette par verre de sangria. Ça ne devrait pas vous surprendre de savoir que je me grouillais en ostie pour finir mon verre !

Voilà. La cigarette, c'est franchement dégueulasse et je m'en rends aujourd'hui compte. Attention, je ne suis pas devenus l'un de ces freaks qui font chier tout le monde et qui ont envie de meurtre chaque fois qu'un petit nuage de fumée se dirige vers eux lorsqu'ils marchent dans la rue. En fait, il m'arrive encore parfois de justement me diriger, plein de culpabilité, vers ce petit nuage afin d'en aspirer un peu les fins arômes de Virginie occidentale.

N'empêche, je suis très fier d'être aujourd'hui non-fumeur. Chaque jour est comme une petite victoire et il m'a fait plaisir de partager cela avec vous.

vendredi 5 juin 2009

Grosse surprise

Je commencerai ce billet en vous avouant n'avoir que très peu d'intérêt pour la politique municipale, et ce pour diverses raisons allant de la morosité de l'administration actuelle au manque réel de débat. Or, on apprenait cette semaine que Louise Harel serait candidate à la mairie de Montréal aux élections de novembre.

Évidemment que ça rend la chose plus intéressante. Madame Harel est une politicienne redoutable forte de plus de trente ans d'expérience. Elle représente donc une menace sérieuse pour le "maire" Tremblay. Forcément, le débat va prendre de la substance et l'intérêt pour l'élection s'en retrouvera électrifié.

C'était mon opinion de néophyte. Et j'ai rapidement déchanté.

C'est que, voyez-vous, j'avais oublié que la société montréalaise est, malgré son apparente camaraderie peut-être dû à l'esprit festif de la ville, férocement polarisée. D'un côté, y'a les fédéralistes. De l'autre, évidemment, les méchants et diaboliques souverainistes. J'aurais dû me douter que ça allait rapidement tourner au vinaigre, cette histoire. J'ai eu trop d'espoir en l'intelligence des gens et je me suis royalement trompé.

Je lisais dans la Presse ce matin un article dans lequel on relate que le quotidien The Gazette fait des parallèles entre Harel et Mom Boucher pour la simple raison qu'elle est ouvertement souverainiste. C'est beau, ça, encore. Et que ça vienne d'un grand média en plus ? Je trouve cela d'une immaturité grandiloquente et d'un manque de classe absolu. Absolu. Ça me met vraiment, mais alors vraiment hors de moi. C'est complètement bébé, inutile, vulgaire, gratuit, et j'espère sincèrement que ça va leur revenir en pleine face. Ça prouve, selon moi, qu'il y a vraiment une partie de la société qui est ultra-bornée et qui se refuse toute parcelle de lucidité.

La bonne femme, elle se présente à la mairie, sacrament. À ce que je sache, c'est pas le maire de Montréal qui va faire la souveraineté alors crissez-lui donc patience deux secondes !!!

Ce qui me dépasse, là-dedans, c'est qu'il n'y avait précédemment aucune matière à controverse dans le fait que madame Harel tente sa chance à la mairie. Jusqu'à ce que la Gazette, handicapée mentalement par son absence de transparence et d'impartialité, soit incapable de relater correctement la nouvelle. Non, il fallait absolument comparer la candidate à l'ancien chef de motards. C'est un lien qui était nécessaire, capital. Ostie !!! Ils ont quel âge, coudonc ?! Sont-ils à ce point en mal d'attention ?!?

Écoutez, je n'ai pas envie de repartir le débat Canada VS Québec. J'ai appris, au cours des années, qu'il s'agit d'un dialogue de sourd et qu'il n'y aura jamais de terrain d'entente. Jamais. Sauf qu'il est ici pertinent de se demander si cette attaque de leur part était justifiée ? Que non ! Et quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi est-ce que je devrais rester muet quand un média anglo varge gratuitement et sans bonne raison sur les souverainistes ?!?

Imaginez un instant qu'un anglo fédéraliste se soit présenté à la mairie et qu'un média francophone OSE se risquer à faire un parallèle entre ledit candidat et l'ancien chef des motards. IMAGINEZ, un instant, la merde totale dans laquelle tous les francophones serait instantanément jetés, sans aucune exception. Imaginez les réactions du Canada anglais. Imaginez les répercussions, les sermons, imaginez la haine à laquelle nous serions tous sujets. IMAGINEZ, un instant.

Cette situation est d'une absurdité inouïe car elle ne se réaliserait jamais. Je suis désolé, mais on a beau se détester, je trouve qu'il est inacceptable d'insulter gratuitement sur la place publique un individu simplement à cause de ses allégeances politiques. C'est une question de respect, de dignité dans le débat, d'intelligence et d'ouverture d'esprit. Choses qui, apparemment, font défaut à l'ostie de raisin qui autorisé la publication d'un article aussi dégueulasse dans la Gazette et à tous ceux qui l'approuvent.

Just sayin'.

jeudi 4 juin 2009

20 ans plus tard

On "célèbre" aujourd'hui les 20 ans du massacre de la place Tiananmen, en Chine. Un anniversaire symbolique qui, bon an mal an, glace toujours le sang. J'écoutais un reportage fort intéressant hier, au Téléjournal, sur l'évolution des valeurs dites révolutionnaires en Chine : l'idéal de démocratie auquel aspire la population chinoise est devenu, en quelque sorte, la conclusion d'une épopée révolutionnaire plutôt que le point de rupture. De sorte que, idéalement, de telles subordinations puissent être évitées à l'avenir.

Sur une note plus humoristique, voici deux images extraites d'un épisode des Simpson dans lequel Selma, la soeur de Marge, se rend en Chine avec toute la famille dans le but d'adopter un enfant :


jeudi 28 mai 2009

Cette damnée réalité

Hier soir, j'étais franchement déprimé. Je suis seul à la maison pour la semaine et la solitude est l'une des choses avec lesquelles j'ai le plus de difficulté. Voyez par vous-même :

-- Top 10 des choses dont Capitaine Caramel a horreur --
10. l'élitisme ;
9. les sandales Crocs ;
8. Jean Charest ;
7. l'à-plat-ventrisme ;
6. la ségrégation ;
5. l'hypocrisie ;
4. la solitude ;
3. l'homophobie ;
2. le fédéralisme ;
1. les conservateurs, les républicains ou toute autre lubie de
droite.

J'ai essayé d'imaginer tout un tas d'activités qui auraient pu me changer les idées. La première idée que j'ai eu, c'est d'aller à la grande bibliothèque, histoire de pouvoir me distraire un peu et d'essayer de penser à autre chose qu'à lui, là. Malheur : nous avions, le weekend dernier, loué sur mon compte de vieux films de série B des années 50 (quel plaisir coupable) — l'absence de club vidéo à proximité étant toujours problématique. N'ayant pas pensé à ce détail lorsque j'ai quitté l'appartement de Litchi lors de notre dernière et fatale rencontre, il était raisonnable pour moi de douter que les dits films étaient toujours en sa possession. L'appeler ou lui écrire pour savoir s'il était allé les retourner ? Tentant, mais fichtrement saugrenu comme idée. Nah, je passe.

Vite, vite, quelque chose à faire : sanglot imminent. Faire de la bouffe ? Ah, si vous saviez à quel point ce talent m'est résolument inconnu ! Il ne serait pas inexact d'affirmer que, telle la conscience sociale et/ou écologique d'un conservateur, ma créativité gastronomique est plus ou moins inexistante. J'aime faire des liens comme ceux-ci, ça épice un peu le récit mais ça me fait aussi sentir spécial. Ahihi ! Mais je m'éloigne du dessein de ce billet.

C'est drôle, quand on essaie de se concentrer sur quelque chose de précis, on est comme envahi par une délégation sans merci de pensées impertinentes qui seront plus que ravies de nous distraire. Par contre, c'est lorsqu'on flirterait volontiers avec une marée d'idées plus diverses les unes que les autres que ces dernières se montrent plus récalcitrantes. Murphy, je sais pas si t'étais un bon Jack ou non, mais ta loi, elle fait vraiment chier.

Cherchant désespérément une activité pour m'éviter de penser à ma situation émotive, j'ai donc commencé à faire mes boîtes, étant donné que je déménage le 1er juillet. Et pour agrémenter le tout, rien de mieux qu'on bon vieil album vintage de Kylie (afin de mieux comprendre ce qu'elle représente pour moi, il vous suffit de lire ce billet) : c'est en apparence une très bonne idée, de la petite pop bonbon qui me rend heureux à tout coup. Mais bon, la vie étant ce qu'elle est, c'est sûr que la situation avait tout le potentiel de se retourner contre moi. En effet, j'avais oublié la violence de cette musique en apparence inoffensive : la petite australienne chantait allègrement des choses qui me faisaient du mal, et la p'tite bonjour elle fait ça avec le sourire dans la voix en plus. Du genre : je te reprendrais tout de suite, je t'aime encore, on est mieux ensemble que séparés, je sais que tu me veux encore, et ainsi de suite.

Bon, ne possédant pas de disques de Metallica ou Slayer ou autres, j'ai préféré tout éteindre pour faire mes boîtes l'esprit un peu tranquille. Le 1er juillet, ça n'est pas demain, alors il y avait quand même une limitation certaine quant aux items pouvant être paquetés. La déception que j'ai ressentie lorsque j'ai réalisé, après à peine un quart d'heure d'activité, que j'en étais arrivé à avoir mis en boîte tout ce que je pouvais, était plutôt amère.

Je me suis donc résigné à écrire à mon ex afin de savoir s'il était allé retourner les items à la bibliothèque. Je savais que je n'aurais pas dû, parce qu'il s'en est suivi un échange assez douloureux de textos. J'ai toutefois eu la confirmation que je pouvais aller faire un tour à la bibliothèque. Quelle joie. J'espère que vous avez remarqué le soupçon de sarcasme avec lequel j'exprime cette "joie".

Enfin, pour faire une histoire courte, j'avais complètement oublié que j'allais être en vedette sur le blogue de Lagacé. Quelle ne fût pas ma surprise, lors d'une visite sur Cyberpresse, de constater que c'était bel et bien vrai : il avait mis en ligne un message bien sympathique me concernant, avec en prime un lien vers mon blogue !!!

Bonheur ! Palpitations ! Fierté ! Oups, tristesse : j'aimerais donc pouvoir partager cela avec celui que j'aime. Excitation ! Fébrilité ! Magie ! Solitude. Incrédulité ! Satisfaction ! Allégresse ! Nostalgie. Consolation ! Ivresse ! Gaieté ! Mélancolie.

Il est extrêmement intéressant de naviguer à toute allure entre des émotions aussi contradictoires. Ce va-et-viens émotif est étourdissant. Les sentiments positifs fûrent malheureusement accompagnés d'une gênante culpabilité. Comme si ça n'était pas correct d'être heureux en période de deuil. C'est une dualité des plus fascinantes qui m'a fait réaliser quand même quelques trucs : que malgré les bouleversements que je suis en train de vivre, la vie va finir par continuer. Peut-être pas tout de suite, mais éventuellement.

J'ai hâte en crisse.

De l'intimidation de cette frénésie


Oh wow ! Qu'il est intimidant de voir à quel point le trafic sur mon blogue a augmenté depuis la plogue de Patrick Lagacé : en général, mes tourments et observations du quotidien attiraient une moyenne de 30 à 50 visiteurs par jours, ce qui n'était déjà pas si mal. Et puis, en l'espace de quelques heures, vous êtes plus de 1 000 personnes à avoir visité ce blogue. Je suis peut-être nul en maths, mais je constate qu'il y a ici une sévère augmentation. Dire que c'est intimidant pour la petite personne que je suis relève en quelque sorte de l'euphémisme.

Il faut comprendre que les pensées que je partage ici sont parfois très introspectives et personnelles. Les partager avec une pléiade d'inconnus virtuels s'avère être un plaisir dont je retire un certain réconfort, qui s'avère parfois être à double-tranchant : il y a des moments où je doute sérieusement de la pertinence de partager avec tout ce beau monde mes agitations émotives. J'ai d'ailleurs tenté d'analyser le conflit auquel je fais parfois face dans l'un de mes premiers billets, Exposé. Je me relis et je trouve ça coquin de remarquer que ce concept vient de prendre une ampleur autant démesurée qu'inespérée.

Voilà. La satisfaction et la fierté que je ressens met beaucoup de couleur dans ma semaine. Je suis en train de vivre une période un peu rough, je l'admets, et j'espère sincèrement que les habitués de mon blogue ne m'en voudront pas trop d'être un peu moins éclatant et timbré qu'à l'habitude. Je suis d'ailleurs en train de préparer un billet sur l'étrangeté ressentie lorsqu'on vit dans le même instant deux émotions tout à fait contradictoires, dans mon cas la tristesse (dûe à la rupture) et l'excitation (dûe à l'incroyable plogue du joli Patrick Lagacé).

À tantôt, là !
Cap'taine C. xxx

mercredi 27 mai 2009

Shake shake shake !

Caramel !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Y'a quelque chose de gros qui s'en vient. Que dis-je... quelque chose d'énorme, de colossal ! J'irais même jusqu'à dire éléphantesque !!! Dieu que c'est pratique, un dictionnaire des synonymes : ça enrichit vraiment mon existence. Enfin.

Je ne peux pas trop en rajouter pour l'instant... je me permettrai toutefois de vous diriger vers ce lien. Si vous êtes perspicace, vous comprendrez peut-être ce dont quoi il s'agit.

Je saute, je danse, je chante, je célèbre ! Tout cela bien sûr au grand dam de mes collègues. S'ils ont un problème avec ça, ils n'auront qu'à diriger leur plainte vers le service des ressources humaines qui a autorisé mon embauche. Que voulez-vous, j'aime être insolent.

Si vous en êtes votre la première visite du blogue de Capitaine Caramel, laissez-moi vous souhaiter la bienvenue dans mon univers singulier où tout est soit déraisonnable, soit déjanté, ou bedon un p'tit mélange des deux. Veuillez s'il-vous-plaît ne pas recommander de visites à Pinel ou autres lubies psychothérapeutiques, je m'aime comme je suis.

Wababalou !!!!

lundi 25 mai 2009

Game over

On a beau se dire que c'est la vie, que le temps va finir par tout arranger et que tout le monde passe par là un jour ou l'autre, l'échec d'une relation amoureuse demeure l'un des événements les plus tragiques que l'on puisse vivre. Ça change profondément la personne qu'on est et, surtout, la vie qu'on croyait mener.

Les plus perspicaces d'entre vous auront compris que je suis en train de vivre une rupture. C'est assez récent et, pour l'instant, il semble que c'est avec maturité que j'aborde la chose. Pourtant, je pleure, je sacre, j'ai envie de maudire l'humanité au grand complet, j'ai envie de frapper de toutes mes forces dans un mur, j'ai envie de crier, de m'époumoner, que tout le monde sache à quel point j'ai mal. C'est la sensation d'avoir perdu, en un minuscule instant, tout ce qui représentait pour moi le bonheur, la sécurité, le plaisir, la quiétude. Ça, ça m'emmène dans un vortex émotif que je pourrais qualifier d'all dressed.

Ce gars-là, je l'avais dans la peau. La vie avec lui, c'était du bonbon : chaque fois qu'on se retrouvait, c'était comme un party. J'aimais le faire rire, j'aimais son corps, j'aimais la façon dont il voyait les choses, ce qui m'influençait forcément, dans une certaine mesure. Cette relation m'a tellement apporté qu'il m'est extrêmement difficile de faire une croix dessus. La personne que j'étais lorsque j'ai rencontré Litchi n'a plus grand chose à voir avec la personne que je suis aujourd'hui. Le chemin parcouru est, ma foi, impressionnant. J'ai découvert des côtés de ma personnalité dont j'ignorais l'existence. Ce qui m'affecte le plus, je crois, c'est que c'est grâce à cet homme que je sais aujourd'hui que j'en vaut la peine. C'est lui qui m'a fait comprendre, en me complimentant et en m'aimant, que je n'avais pas raison de penser que les gars ne voulaient pas s'attacher à moi. C'était — et ça demeurera à jamais — mon premier amour. Savoir qu'on compte pour quelqu'un, se rendre compte de l'immensité du sentiment amoureux et de tout ce que ça représente, ça fait voler. Parallèlement, perdre cette appréciation mutuelle équivaut à une méchante débarque.

Je n'ai pas envie d'étaler les raisons pour lesquelles nous mettons un terme à notre relation. Tout ce que je peux dire, c'est que malgré toutes les épreuves à travers lesquelles nous sommes passés (et il y en a un plusieurs), on n'a jamais haussé le ton. On ne s'est jamais chicanés, et ce malgré la rudesse de certains moments plus difficiles. La bonne entente que nous partagions était à toute épreuve. Le plaisir qu'on avait à être ensemble était agrémenté par la certitude qu'on avait d'être sur la même longueur d'ondes. Ça simplifie les choses, mettons, de savoir que la bonne humeur est systématiquement au rendez-vous, malgré les tempêtes et les défis. Mais cela relève désormais du passé. Ça fait mal.

C'est un nouveau quotidien que je devrai apprivoiser. C'est difficile. Pour un certain temps, absolument tout ce que je ferai/penserai/verrai/entendrai/etc me fera penser à lui : je serai conséquemment habité par la nostalgie et probablement la tristesse. J'aurai peur de le croiser sur la rue. J'aurai peur de voir sa face quand j'irai sur 411. Je détesterai aller au lit en sachant précisément ce à quoi je vais penser lorsque je n'arriverai pas à m'endormir. Je détesterai être au courant qu'il termine à 13h30 les vendredis et qu'il se prépare pour son 5 à 7 hebdomadaire. On a beau faire tous les efforts possibles pour penser à autre chose, c'est vraiment peine perdue. On fait tout pour aller mieux et pour ce concentrer sur soi, c'est impossible. Ce qui est déchirant là-dedans, c'est que même si on haït ces moments, on n'est pas vraiment certains qu'on veut les laisser aller. Malgré leur apparente laideur et le mal qu'ils peuvent nous faire, ils nous font inconsciemment du bien. Ils nous rappellent de beaux moments. Ces souvenirs, aussi beaux soient-ils, on s'en passerait bien en période de sevrage. C'est sournois, mais bon, ça fait partie de la game.

Je vais m'ennuyer de lui et de notre amour. J'ai envie de m'ennuyer de lui et de notre amour. C'est nécessaire, pour éventuellement passer à autre chose. J'espère seulement que je m'en sortirai pas trop mal et que je ne deviendrai pas insupportable. J'espère réapprendre rapidement à ne vivre que pour moi. Le facteur "libération" n'est pas aussi attrayant qu'il en a l'air : candidement, je vais avouer que j'étais fier d'avoir un homme que j'arrivais à satisfaire, j'étais heureux de devoir faire des sacrifices pour arriver à vivre une relation dans laquelle les deux pouvaient s'épanouïr.

Ça me fait du bien de mettre mes sentiments en mots. Ça me fait aussi du bien de savoir que quand il va lire ce que je viens d'écrire (parce qu'il va le lire, c'est certain), il va comprendre ce que je ressens : il va savoir que l'amour que j'ai pour lui est un amour qui dépasse le concret, c'est un amour véritable qui n'a aucun bon sens mais qui est sincère et qui n'a pas de limites. Je ne peux ressentir autre chose que cet amour délirant pour cet homme. On a tout essayé pour que ça marche, et ça n'est pas parce que ça a fouerré que ça change les sentiments que j'éprouve pour lui.

Il se peut que je blogue moins ou pas du tout pour les jours à venir, j'ai aucune idée de la façon dont je vais me sentir. On verra. Je vous laisse sur deux vidéos de circonstances. Il y en a un des deux qui vous surprendra peut-être par son apparente frivolité, si c'est le cas je vous invite à porter une attention particulière aux paroles : vous découvrirez un message d'une rare violence.