mercredi 10 juin 2009
CAPS LOCK
JE TROUVE QUE L'OPTION CAPS LOCK EST L'UN DES ÉLÉMENTS LES PLUS CONTRE-PRODUCTIFS QUE L'ON PUISSE IMAGINER DANS LA VIE. BIEN FRANCHEMENT, À QUAND REMONTE VOTRE DERNIÈRE UTILISATION INTENTIONNELLE DE CETTE FONCTION ? AVOUEZ QUE C'EST PLUTÔT RARE QU'ON APPUIE SUR CAPS LOCK PAR CHOIX. IL SERAIT INTÉRESSANT QU'UN JOUR, QUELQU'UN PENSE À INVENTER UN PROCÉDÉ PAR LEQUEL ON POURRAIT RENDRE INACTIVE CETTE OSTIE DE TOUCHE. ÇA ME REND AGGRESSIF CETTE AFFAIRE-LÀ ET EN PLUS ÇA VA ME RENDRE CARDIAQUE, J'VOUS L'DIS MOI.
mardi 9 juin 2009
Drôle
Pour les non-inités : Marissal est un chroniqueur politique chevronné travaillant pour la Presse, commentant la scène politique, autant au provincial qu'au fédéral. On imagine donc que le ton habituel de ses chroniques est plutôt sérieux, laissant peu de place à la fantaisie.
Or, cette intervention m'a fait sourire. Et, un peu comme je le fais avec les panneaux hilares, j'ai décidé de partager cela avec vous afin de vous arracher également un petit sourire.
Citation
Qui a trahi, trahira.
Je ne sais pas à qui l'on doit cette citation, mais avouez qu'elle difficilement réfutable. Calvaire, j'aurais dû m'en rappeler la dernière fois qu'il m'a fait une proposition amoureuse !
lundi 8 juin 2009
Le Maître de la sagesse
Vous vous rappelez peut-être avoir lu l'un de mes billets dans lequel je vous parlais d'une personne envers qui j'ai beaucoup d'admiration, que je surnomme affectueusement Maître de la sagesse.
Bref survol : c'est un de mes collègues au bureau avec qui je m'entend très bien et sa personnalité raffraîchissante rend sa compagnie extrêmement agréable.
Il est venu souper au resto où je travaille (oui oui, j'ai deux emplois et ça me va très bien comme ça !) samedi dernier et il était accompé de gens que je ne connaissais pas. Voici la façon dont il m'a présenté : Je vous présente Stéphan. C'était un collègue, mais c'est maintenant un ami.
Ça m'a touché.
Voilà ! Je voulais simplement partager avec vous ce tendre moment qui m'a fait le plus grand bien en ces périodes troubles !
Bonne journée là !
Cap'taine C. xx
Bref survol : c'est un de mes collègues au bureau avec qui je m'entend très bien et sa personnalité raffraîchissante rend sa compagnie extrêmement agréable.
Il est venu souper au resto où je travaille (oui oui, j'ai deux emplois et ça me va très bien comme ça !) samedi dernier et il était accompé de gens que je ne connaissais pas. Voici la façon dont il m'a présenté : Je vous présente Stéphan. C'était un collègue, mais c'est maintenant un ami.
Ça m'a touché.
Voilà ! Je voulais simplement partager avec vous ce tendre moment qui m'a fait le plus grand bien en ces périodes troubles !
Bonne journée là !
Cap'taine C. xx
Libellés :
Ces choses qui me font du bien,
Copineries,
Frivolités
La nouvelle du jour
Je sais pas si c'est juste moi, mais je trouve qu'il y a beaucoup de choses qui me font sourciller dans la nouvelle que je vous présente. Il y a comme un esprit de Far West du temps de la ruée vers l'or qui s'en dégage, et vous serez d'accord avec moi si j'avance que c'est un peu surréaliste.
SOURCE
Les clients des bars et restaurants du Tennessee pourront bientôt venir armés de leur pistolet ou de leur revolver, en vertu d'une nouvelle loi adoptée par le Parlement régional, en dépit du veto du gouverneur.
À compter du 14 juillet, ces armes seront autorisées dans les établissements qui ne les interdiront pas, mais la loi maintient l'interdiction de consommer de l'alcool lorsque l'on porte une arme de poing. Sur les quelque 218 000 détenteurs d'un permis de port d'arme de poing au Tennessee, 278 ont perdu leur licence l'an dernier, selon les données officielles. Depuis 2005, près de 1 200 personnes ont perdu ce permis.
Trente-sept autres États des États-Unis disposent de lois similaires.
SOURCE
Y'a tué sa mère
Il y a de ces fois où l'on regarde un film et qu'on se sent étrangement interpellé par ce qu'on est en train de voir. Comme si l'oeuvre nous parlait directement. Mieux, même : comme si, à coups de nombreux parallèles, ça devenait un peu notre film. Ces cas, plutôt rares, sont généralement d'une puissance insoupçonnée, et c'est justement sous l'emprise de tels moments qu'on se rend compte que le cinéma est une forme d'art dotée d'une force inouïe.
C'est que, voyez-vous, je suis allé voir J'ai tué ma mère au cinéma vendredi. Je ne suis certainement pas critique de cinéma, je ne me risquerai donc pas à analyser les aspects techniques du film, mais je peux dire que ce que j'ai vu m'a profondément touché. Très profondément, même.
Premièrement, l'endroit où se déroule le récit se trouve à être l'endroit où j'ai grandi : un coin pas très reluisant de la déjà très peu reluisante ville de Longueuil. En un sens, le simple fait que l'action se situe dans cette banlieue typiquement ennuyante donne un ton assez morose, voire funeste, au film. Que ce soit juste ou non, il y a quelque chose de péjoratif qui est associé à la ville de Longueuil.
Ce qui m'a le plus frappé, par contre, et pas rien qu'un peu, est plutôt le récit lui-même. Le film raconte la vie plutôt banale d'une mère mono-parentale un peu quelconque et de son fils gai ayant une attitude plutôt rébarbative. En fait, c'est plutôt leur relation, l'archétype du concept amour / haine, qui est exposée. Les similitudes entre ce que je voyais à l'écran et ma propre expérience de vie m'ont renversées.
Je veux être clair : j'adore ma petite maman. Sincèrement. C'est une personne que je trouve tout à fait charmante et qui est profondément bonne. Ces choses, qui sont pour moi aujourd'hui évidentes et établies, je ne les voyais pas nécessairement lorsque j'étais sous l'influence de son autorité approximative. Notre relation n'a pas toujours été des plus reposantes. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'elle était aussi explosive que celle qui est dépeinte dans J'ai tué ma mère, mais tout de même.
Évidemment, étant transposée sur grand écran, la relation qu'entretiennent les deux protagonistes est forcément grossie, au même titre que leurs personnalités respectives. Nonobstant ces détails, j'aurais pu jurer voir, par moments, ma mère et moi, dans un passé pas si lointain.
C'est que, voyez-vous, je suis allé voir J'ai tué ma mère au cinéma vendredi. Je ne suis certainement pas critique de cinéma, je ne me risquerai donc pas à analyser les aspects techniques du film, mais je peux dire que ce que j'ai vu m'a profondément touché. Très profondément, même.
Premièrement, l'endroit où se déroule le récit se trouve à être l'endroit où j'ai grandi : un coin pas très reluisant de la déjà très peu reluisante ville de Longueuil. En un sens, le simple fait que l'action se situe dans cette banlieue typiquement ennuyante donne un ton assez morose, voire funeste, au film. Que ce soit juste ou non, il y a quelque chose de péjoratif qui est associé à la ville de Longueuil.
Ce qui m'a le plus frappé, par contre, et pas rien qu'un peu, est plutôt le récit lui-même. Le film raconte la vie plutôt banale d'une mère mono-parentale un peu quelconque et de son fils gai ayant une attitude plutôt rébarbative. En fait, c'est plutôt leur relation, l'archétype du concept amour / haine, qui est exposée. Les similitudes entre ce que je voyais à l'écran et ma propre expérience de vie m'ont renversées.
Je veux être clair : j'adore ma petite maman. Sincèrement. C'est une personne que je trouve tout à fait charmante et qui est profondément bonne. Ces choses, qui sont pour moi aujourd'hui évidentes et établies, je ne les voyais pas nécessairement lorsque j'étais sous l'influence de son autorité approximative. Notre relation n'a pas toujours été des plus reposantes. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'elle était aussi explosive que celle qui est dépeinte dans J'ai tué ma mère, mais tout de même.
Évidemment, étant transposée sur grand écran, la relation qu'entretiennent les deux protagonistes est forcément grossie, au même titre que leurs personnalités respectives. Nonobstant ces détails, j'aurais pu jurer voir, par moments, ma mère et moi, dans un passé pas si lointain.
Ce film m'a fait voyager dans mes souvenirs. Surtout à cause du personnage matriarcal, en lequel je voyais ma mère à moi, tellement aimante et déstabilisée, envers laquelle on ne peut resentir autre chose que l'empathie la plus sincère.
De plus, voir Anne Dorval péter les plombs est un plaisir que nul ne devrait se refuser. Je pense en particulier à un moment vers la fin du film où, étant excité par la montée d'adrénaline de cette fabuleuse comédienne, j'ai dû lutter contre une envie irrésistible d'applaudir à tout rompre tellement c'était savoureux.
Vous aurez compris, à la lecture des paragraphes précédents, que c'est un film que j'ai grandement apprécié et que je vous recommande donc. Seules ombres au tableau : comme tout bon film de répertoire, ça s'étire pendant un peu trop longtemps et la fin semble un peu botchée. Mais ça vaut vraiment la peine. Nous avons trouvé en Xavier Dolan un créateur qui est, malgré le fait qu'il se prenne vraiment au sérieux, très prometteur.
vendredi 5 juin 2009
Grosse surprise
Je commencerai ce billet en vous avouant n'avoir que très peu d'intérêt pour la politique municipale, et ce pour diverses raisons allant de la morosité de l'administration actuelle au manque réel de débat. Or, on apprenait cette semaine que Louise Harel serait candidate à la mairie de Montréal aux élections de novembre.
Évidemment que ça rend la chose plus intéressante. Madame Harel est une politicienne redoutable forte de plus de trente ans d'expérience. Elle représente donc une menace sérieuse pour le "maire" Tremblay. Forcément, le débat va prendre de la substance et l'intérêt pour l'élection s'en retrouvera électrifié.
C'était mon opinion de néophyte. Et j'ai rapidement déchanté.
C'est que, voyez-vous, j'avais oublié que la société montréalaise est, malgré son apparente camaraderie peut-être dû à l'esprit festif de la ville, férocement polarisée. D'un côté, y'a les fédéralistes. De l'autre, évidemment, les méchants et diaboliques souverainistes. J'aurais dû me douter que ça allait rapidement tourner au vinaigre, cette histoire. J'ai eu trop d'espoir en l'intelligence des gens et je me suis royalement trompé.
Je lisais dans la Presse ce matin un article dans lequel on relate que le quotidien The Gazette fait des parallèles entre Harel et Mom Boucher pour la simple raison qu'elle est ouvertement souverainiste. C'est beau, ça, encore. Et que ça vienne d'un grand média en plus ? Je trouve cela d'une immaturité grandiloquente et d'un manque de classe absolu. Absolu. Ça me met vraiment, mais alors vraiment hors de moi. C'est complètement bébé, inutile, vulgaire, gratuit, et j'espère sincèrement que ça va leur revenir en pleine face. Ça prouve, selon moi, qu'il y a vraiment une partie de la société qui est ultra-bornée et qui se refuse toute parcelle de lucidité.
La bonne femme, elle se présente à la mairie, sacrament. À ce que je sache, c'est pas le maire de Montréal qui va faire la souveraineté alors crissez-lui donc patience deux secondes !!!
Ce qui me dépasse, là-dedans, c'est qu'il n'y avait précédemment aucune matière à controverse dans le fait que madame Harel tente sa chance à la mairie. Jusqu'à ce que la Gazette, handicapée mentalement par son absence de transparence et d'impartialité, soit incapable de relater correctement la nouvelle. Non, il fallait absolument comparer la candidate à l'ancien chef de motards. C'est un lien qui était nécessaire, capital. Ostie !!! Ils ont quel âge, coudonc ?! Sont-ils à ce point en mal d'attention ?!?
Écoutez, je n'ai pas envie de repartir le débat Canada VS Québec. J'ai appris, au cours des années, qu'il s'agit d'un dialogue de sourd et qu'il n'y aura jamais de terrain d'entente. Jamais. Sauf qu'il est ici pertinent de se demander si cette attaque de leur part était justifiée ? Que non ! Et quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi est-ce que je devrais rester muet quand un média anglo varge gratuitement et sans bonne raison sur les souverainistes ?!?
Imaginez un instant qu'un anglo fédéraliste se soit présenté à la mairie et qu'un média francophone OSE se risquer à faire un parallèle entre ledit candidat et l'ancien chef des motards. IMAGINEZ, un instant, la merde totale dans laquelle tous les francophones serait instantanément jetés, sans aucune exception. Imaginez les réactions du Canada anglais. Imaginez les répercussions, les sermons, imaginez la haine à laquelle nous serions tous sujets. IMAGINEZ, un instant.
Cette situation est d'une absurdité inouïe car elle ne se réaliserait jamais. Je suis désolé, mais on a beau se détester, je trouve qu'il est inacceptable d'insulter gratuitement sur la place publique un individu simplement à cause de ses allégeances politiques. C'est une question de respect, de dignité dans le débat, d'intelligence et d'ouverture d'esprit. Choses qui, apparemment, font défaut à l'ostie de raisin qui autorisé la publication d'un article aussi dégueulasse dans la Gazette et à tous ceux qui l'approuvent.
Just sayin'.
Évidemment que ça rend la chose plus intéressante. Madame Harel est une politicienne redoutable forte de plus de trente ans d'expérience. Elle représente donc une menace sérieuse pour le "maire" Tremblay. Forcément, le débat va prendre de la substance et l'intérêt pour l'élection s'en retrouvera électrifié.
C'était mon opinion de néophyte. Et j'ai rapidement déchanté.
C'est que, voyez-vous, j'avais oublié que la société montréalaise est, malgré son apparente camaraderie peut-être dû à l'esprit festif de la ville, férocement polarisée. D'un côté, y'a les fédéralistes. De l'autre, évidemment, les méchants et diaboliques souverainistes. J'aurais dû me douter que ça allait rapidement tourner au vinaigre, cette histoire. J'ai eu trop d'espoir en l'intelligence des gens et je me suis royalement trompé.
Je lisais dans la Presse ce matin un article dans lequel on relate que le quotidien The Gazette fait des parallèles entre Harel et Mom Boucher pour la simple raison qu'elle est ouvertement souverainiste. C'est beau, ça, encore. Et que ça vienne d'un grand média en plus ? Je trouve cela d'une immaturité grandiloquente et d'un manque de classe absolu. Absolu. Ça me met vraiment, mais alors vraiment hors de moi. C'est complètement bébé, inutile, vulgaire, gratuit, et j'espère sincèrement que ça va leur revenir en pleine face. Ça prouve, selon moi, qu'il y a vraiment une partie de la société qui est ultra-bornée et qui se refuse toute parcelle de lucidité.
La bonne femme, elle se présente à la mairie, sacrament. À ce que je sache, c'est pas le maire de Montréal qui va faire la souveraineté alors crissez-lui donc patience deux secondes !!!
Ce qui me dépasse, là-dedans, c'est qu'il n'y avait précédemment aucune matière à controverse dans le fait que madame Harel tente sa chance à la mairie. Jusqu'à ce que la Gazette, handicapée mentalement par son absence de transparence et d'impartialité, soit incapable de relater correctement la nouvelle. Non, il fallait absolument comparer la candidate à l'ancien chef de motards. C'est un lien qui était nécessaire, capital. Ostie !!! Ils ont quel âge, coudonc ?! Sont-ils à ce point en mal d'attention ?!?
Écoutez, je n'ai pas envie de repartir le débat Canada VS Québec. J'ai appris, au cours des années, qu'il s'agit d'un dialogue de sourd et qu'il n'y aura jamais de terrain d'entente. Jamais. Sauf qu'il est ici pertinent de se demander si cette attaque de leur part était justifiée ? Que non ! Et quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi est-ce que je devrais rester muet quand un média anglo varge gratuitement et sans bonne raison sur les souverainistes ?!?
Imaginez un instant qu'un anglo fédéraliste se soit présenté à la mairie et qu'un média francophone OSE se risquer à faire un parallèle entre ledit candidat et l'ancien chef des motards. IMAGINEZ, un instant, la merde totale dans laquelle tous les francophones serait instantanément jetés, sans aucune exception. Imaginez les réactions du Canada anglais. Imaginez les répercussions, les sermons, imaginez la haine à laquelle nous serions tous sujets. IMAGINEZ, un instant.
Cette situation est d'une absurdité inouïe car elle ne se réaliserait jamais. Je suis désolé, mais on a beau se détester, je trouve qu'il est inacceptable d'insulter gratuitement sur la place publique un individu simplement à cause de ses allégeances politiques. C'est une question de respect, de dignité dans le débat, d'intelligence et d'ouverture d'esprit. Choses qui, apparemment, font défaut à l'ostie de raisin qui autorisé la publication d'un article aussi dégueulasse dans la Gazette et à tous ceux qui l'approuvent.
Just sayin'.
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jeudi 4 juin 2009
20 ans plus tard
On "célèbre" aujourd'hui les 20 ans du massacre de la place Tiananmen, en Chine. Un anniversaire symbolique qui, bon an mal an, glace toujours le sang. J'écoutais un reportage fort intéressant hier, au Téléjournal, sur l'évolution des valeurs dites révolutionnaires en Chine : l'idéal de démocratie auquel aspire la population chinoise est devenu, en quelque sorte, la conclusion d'une épopée révolutionnaire plutôt que le point de rupture. De sorte que, idéalement, de telles subordinations puissent être évitées à l'avenir.
Sur une note plus humoristique, voici deux images extraites d'un épisode des Simpson dans lequel Selma, la soeur de Marge, se rend en Chine avec toute la famille dans le but d'adopter un enfant :
Sur une note plus humoristique, voici deux images extraites d'un épisode des Simpson dans lequel Selma, la soeur de Marge, se rend en Chine avec toute la famille dans le but d'adopter un enfant :
mercredi 3 juin 2009
I am a typeface
Pour mieux comprendre ce billet, il vous faudra d'abord écouter la vidéo ci-dessous. À moins d'être gelé ou complètement fou, il est normal de se poser de nombreuses questions suite à son visionnement.
Laissez-moi vous mettre en contexte : nous sommes en 1997 et, entre deux albums, Kylie se fait proposer par un DJ/producteur japonnais, Towa Tei, une collaboration à saveur abstraite, presque kafkaïenne. La petite dynamo australienne, n'ayant pas froid aux yeux et aimant parfois prendre des risques musicaux, accepte avec joie et se met aussitôt à l'écriture de paroles absurdes et plutôt mystérieuses. Voici, en gros, ce que ça donne :
My name is German Bold Italic
I am a typeface which you have never heard before
Which you have never seen before
I can compliment you well
Especially in red, extremely in green, maybe in blue ?
You will like my sense of style
Perplexe ? Probablement. Je crois même qu'il s'agit du but de l'exercice.
C'est que, voyez-vous, j'ai tenté à maintes reprises d'interpréter ces "paroles", de les mettre en perspective afin d'essayer de comprendre ce que tout ça peut bien vouloir dire. Mes tentatives se sont avérées veines. J'en suis venu à la conclusion que ça ne veut absolument rien dire. C'est n'importe quoi. Et savez-vous quoi ? Je trouve que c'est du grand art.
Du très grand art, même.
Je sais que plusieurs d'entre vous seront sceptiques quant à ma conclusion, et je vous comprend : je tiens à préciser que je me distance par rapport à mon amour pour Kylie afin de mieux analyser le tout. À mes détracteurs : essayez, vous, d'écrire une chanson aussi abstraite que ça. Vous en aurez probablement des maux de têtes. Il semble être en effet difficile de composer des paroles qui, aussi abstraites soient-elles, puisse constituer un ensemble ayant une certaine logique.
Ce récit fantasque d'une police de caractère saugrenue et ayant besoin d'attention est une preuve tangible que la pop n'est pas nécessairement ce qu'on pense. On peut en conclure qu'il y a plusieurs dimensions à la culture pop, de diverses "profondeurs". Pour naviguer entre le pétillant et l'abstrait, il suffit, je crois, de ne pas se prendre au sérieux et d'avoir envie de sortir de sa zone de confort : réunissez ces deux conditions et vous avez là tout le potentiel d'arriver avec un concept déstabilisant au mieux, intéressant au pire.
À moins de porter une attention particulière à German Bold Italic, on n'entend qu'une musique techno avec quelqu'un qui parle. C'est un produit qui apparaît frivole en surface. Pourtant, l'observation des paroles et du "message" de la chanson a de quoi remuer. Cette dualité rencontrée lorsque le superficiel et l'abstrait entrent en collision est une conception que je me plais à remarquer, à analyser. Elle fera d'ailleurs l'objet d'un pitch que je suis en train de préparer pour une émission de radio sur internet.
Ah, ha ! Il est plein de surprises, votre Capitaine, non ?! L'envie de maximiser mes temps libres et mon flux imaginaire plus achalandé que la moyenne me motivent à être productif de toutes sortes. Je vous reparlerai de ce projet radiophonique ultérieurement, lorsque l'idée sera mieux définie.
En attendant, je vous invite, si le coeur vous en dit, à partager avec moi votre interprétation de German Bold Italic, car il se peut que j'aie tout faux... peut-être s'agit-il d'une référence implicite à une chanson ou un concept dont j'ignore l'existence ?
Laissez-moi vous mettre en contexte : nous sommes en 1997 et, entre deux albums, Kylie se fait proposer par un DJ/producteur japonnais, Towa Tei, une collaboration à saveur abstraite, presque kafkaïenne. La petite dynamo australienne, n'ayant pas froid aux yeux et aimant parfois prendre des risques musicaux, accepte avec joie et se met aussitôt à l'écriture de paroles absurdes et plutôt mystérieuses. Voici, en gros, ce que ça donne :
My name is German Bold Italic
I am a typeface which you have never heard before
Which you have never seen before
I can compliment you well
Especially in red, extremely in green, maybe in blue ?
You will like my sense of style
Perplexe ? Probablement. Je crois même qu'il s'agit du but de l'exercice.
C'est que, voyez-vous, j'ai tenté à maintes reprises d'interpréter ces "paroles", de les mettre en perspective afin d'essayer de comprendre ce que tout ça peut bien vouloir dire. Mes tentatives se sont avérées veines. J'en suis venu à la conclusion que ça ne veut absolument rien dire. C'est n'importe quoi. Et savez-vous quoi ? Je trouve que c'est du grand art.
Du très grand art, même.
Je sais que plusieurs d'entre vous seront sceptiques quant à ma conclusion, et je vous comprend : je tiens à préciser que je me distance par rapport à mon amour pour Kylie afin de mieux analyser le tout. À mes détracteurs : essayez, vous, d'écrire une chanson aussi abstraite que ça. Vous en aurez probablement des maux de têtes. Il semble être en effet difficile de composer des paroles qui, aussi abstraites soient-elles, puisse constituer un ensemble ayant une certaine logique.Ce récit fantasque d'une police de caractère saugrenue et ayant besoin d'attention est une preuve tangible que la pop n'est pas nécessairement ce qu'on pense. On peut en conclure qu'il y a plusieurs dimensions à la culture pop, de diverses "profondeurs". Pour naviguer entre le pétillant et l'abstrait, il suffit, je crois, de ne pas se prendre au sérieux et d'avoir envie de sortir de sa zone de confort : réunissez ces deux conditions et vous avez là tout le potentiel d'arriver avec un concept déstabilisant au mieux, intéressant au pire.
À moins de porter une attention particulière à German Bold Italic, on n'entend qu'une musique techno avec quelqu'un qui parle. C'est un produit qui apparaît frivole en surface. Pourtant, l'observation des paroles et du "message" de la chanson a de quoi remuer. Cette dualité rencontrée lorsque le superficiel et l'abstrait entrent en collision est une conception que je me plais à remarquer, à analyser. Elle fera d'ailleurs l'objet d'un pitch que je suis en train de préparer pour une émission de radio sur internet.
Ah, ha ! Il est plein de surprises, votre Capitaine, non ?! L'envie de maximiser mes temps libres et mon flux imaginaire plus achalandé que la moyenne me motivent à être productif de toutes sortes. Je vous reparlerai de ce projet radiophonique ultérieurement, lorsque l'idée sera mieux définie.
En attendant, je vous invite, si le coeur vous en dit, à partager avec moi votre interprétation de German Bold Italic, car il se peut que j'aie tout faux... peut-être s'agit-il d'une référence implicite à une chanson ou un concept dont j'ignore l'existence ?
mardi 2 juin 2009
Vinaigre
Vous êtes sans aucun doute familier avec la nouvelle tendance qui veut que les chips soient désormais bio et cuites à la marmite et assaisonnées de romarin ainsi que de limette brésilienne avec un subtil arôme de thym serbo-croate en plus d'être certifiées équitables.
Eh ben ça m'horripile un peu. C'est que, voyez-vous, j'ai un faible pour les bonnes vieilles chips au vinaigre. Plus elles sont vinaigrées, plus elles m'attirent. J'ai essayé à maintes reprises de me familiariser avec le nouveau concept des chips santé, mais ça semble être peine perdue. J'ai un attachement profond envers cette collation qui m'a fait saliver tout au long de ma vie.
Que voulez-vous, j'aime avoir la bouche décalissée par une abondance de vinaigre. C'est satisfaisant : ça veut dire que je suis à satiété, que même si j'en voulais plus, ça serait carrément irresponsable de continuer. Au risque de passer pour un fou, je trouve ça beau. C'est comme un combat entre mon appétit inassouvissable et l'objet de mon désir que je suis sûr de perdre à tout coup. Funk off, je m'essaie pareil.
Comme lorsque je me retrouve seul en compagnie d'un ananas. Woupidou ! C'est mon fruit préféré. Sauf que, et je l'aurai appris à la dure, lorsqu'on en mange trop, les gencives deviennent douloureuses et rendent l'expérience de plus en plus pénible. Encore une fois, il faut essayer de voir cela avec son coeur et se rendre à l'évidence : c'est un phénomène qu'on ne peut combattre.
Enfin, pour en revenir aux chips au vinaigre. Il faut dire que j'ai trouvé un moyen de ralentir l'altération de ma bouche : il faut prendre une chip, puis ensuite un morceau de chocolat (idéalement un chocolat au lait basic, genre Aéro ou Dairy Milk de Cadbury). Alors ça, mes amis, c'est le paroxysme de la notion sucré / salé. Et c'est un vrai régal, unique en son genre. C'en est presque jouissif. Bon, vous me direz que ça n'est pas très santé, et je serais très mal avisé de vous contredire.
L'écriture des derniers paragraphes m'a fait penser à l'excellente Biographie de la faim, d'Amélie Nothomb. C'est mon roman préféré et je vous le recommande chaudement.
Sinon, la raison pour laquelle je trouve l'inspiration pour écrire à ce sujet, c'est que je trouve de plus en plus irritante la présence des chips fancy lors de partys / réceptions / soirées / etc. Et ça me fait rire, car ça me fait réaliser que j'ai un côté traditionaliste assez fort, quand même. Sans trop savoir pourquoi, j'entretiens souvent une relation émotive avec des concepts auxquels je tiens. Que ça soit ma langue ou mes chips préférées, par exemple.
Ce constat, aussi étonnant puisse-t-il être, est en quelque sorte vertueux. J'en reparlerai dans un éventuel billet.
Eh ben ça m'horripile un peu. C'est que, voyez-vous, j'ai un faible pour les bonnes vieilles chips au vinaigre. Plus elles sont vinaigrées, plus elles m'attirent. J'ai essayé à maintes reprises de me familiariser avec le nouveau concept des chips santé, mais ça semble être peine perdue. J'ai un attachement profond envers cette collation qui m'a fait saliver tout au long de ma vie.
Comme lorsque je me retrouve seul en compagnie d'un ananas. Woupidou ! C'est mon fruit préféré. Sauf que, et je l'aurai appris à la dure, lorsqu'on en mange trop, les gencives deviennent douloureuses et rendent l'expérience de plus en plus pénible. Encore une fois, il faut essayer de voir cela avec son coeur et se rendre à l'évidence : c'est un phénomène qu'on ne peut combattre.
Enfin, pour en revenir aux chips au vinaigre. Il faut dire que j'ai trouvé un moyen de ralentir l'altération de ma bouche : il faut prendre une chip, puis ensuite un morceau de chocolat (idéalement un chocolat au lait basic, genre Aéro ou Dairy Milk de Cadbury). Alors ça, mes amis, c'est le paroxysme de la notion sucré / salé. Et c'est un vrai régal, unique en son genre. C'en est presque jouissif. Bon, vous me direz que ça n'est pas très santé, et je serais très mal avisé de vous contredire.
L'écriture des derniers paragraphes m'a fait penser à l'excellente Biographie de la faim, d'Amélie Nothomb. C'est mon roman préféré et je vous le recommande chaudement.
Sinon, la raison pour laquelle je trouve l'inspiration pour écrire à ce sujet, c'est que je trouve de plus en plus irritante la présence des chips fancy lors de partys / réceptions / soirées / etc. Et ça me fait rire, car ça me fait réaliser que j'ai un côté traditionaliste assez fort, quand même. Sans trop savoir pourquoi, j'entretiens souvent une relation émotive avec des concepts auxquels je tiens. Que ça soit ma langue ou mes chips préférées, par exemple.
Ce constat, aussi étonnant puisse-t-il être, est en quelque sorte vertueux. J'en reparlerai dans un éventuel billet.
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