jeudi 14 mai 2009

En amour avec un lémur !

Impossible, impossible vous dis-je d'y résister. Je crois ça vient de prendre la première place dans le palmarès des choses les plus cutes que j'ai jamais vues. C'est diablement efficace, surtout par temps nuageux comme aujourd'hui. Si ça ne vous fait rien, c'est parce que vous êtes soit un robot, soit un conservateur/républicain !



MISE À JOUR !!!
Je suis également tombé en amour aujourd'hui avec ce petit hérisson. J'ai déjà eu un hérisson, qui portait le nom de Béatrice. Elle n'était pas aussi cute que ça par exemple !!!

mercredi 13 mai 2009

California Love, la suite (encore)

Je ne reviendrai pas personnellement sur la question, y ayant déjà consacré beaucoup de temps et d'énergie. Je juge néanmoins pertinent de partager avec vous le vidéo ci-dessous, extrait de l'émission Countdown animée par Keith Olbermann, un commentateur de la trempe de votre humble Capitaine. L'extrait en question dure environ six minutes, je sais que c'est un peu long mais, si vous avez aimé ce que j'ai écrit au sujet de la très déshonorable Carrie Prejean (ici et ici), vous adorerez ce qui suit. C'est drôle, acide et complètement jouissif.

Je vous invite à porter particulièrement attention à 1:30, lorsque les supporteurs de Miss Californie, voulant encourager leur représentante, montrent une pancarte avec une risible faute d'orthographe. Aussi, à 5:15, il semble que l'animateur et moi sommes en communion tellement les propos qu'il tient ressemblent aux miens : je me sens honoré !

Sans plus attendre, chers lecteurs, voici le WTF?! Moment tant attendu :

Différend romantico-politique

Sans vouloir insinuer que j'ai un don pour prédire le futur, je crois que c'était écrit dans le ciel que c'était pour arriver.

mardi 12 mai 2009

Diquessionnair

IMMIXTION, n.f. : action de s'immiscer dans les affaires d'autrui.

Variations sur un même thème

Zizaniste

Je pourrais ajouter inventeur de mots à mon CV car c'est la deuxième fois en peu de temps que me retrouve à fabriquer de toutes pièces, bien involontairement, de nouvelles expressions. L'autre fois, c'était exponentialité et aujourd'hui, c'est zizaniste. Avouez que ça n'est pas si farfelu que ça comme lexie : j'ai d'ailleurs été très surpris lorsque j'en suis venu à la conclusion que ma recherche dans le dictionnaire serait infructueuse. Peu importe.

Zizaniste, donc.

Dans ma personne se trouve un processus mécanique qui fait que j'aime bien mettre le trouble un peu partout où je passe. Je suppose que c'est l'un des moyens que j'ai trouvé pour attirer l'attention. Rassurez-vous : ça n'est pas malveillant, loin de là. N'empêche que ça fait quand même de moi un p'tit crisse. Savez-vous quoi ? J'aime ça.

Dès ma plus tendre enfance j'ai compris que mon imagination féconde serait propice à une généreuse panoplie de mauvais coups. Je me rappelle prendre un malin plaisir à me cacher sous la table de la cuisine alors que les adultes prenaient leur café, pour les surprendre ensuite en sautant sous la table de façon à tout faire tomber. Excessif ? Probablement. Mais tellement plaisant ! J'avais 5 ou 6 ans, on s'entend. Pas sûr que ça me ferait le même effet aujourd'hui.

Il y a des fois où ça a moins bien tourné. Par exemple, je me rappelle très bien un soir où j'étais seul, dans la cave, intelligemment assis sur le dos d'une chaise. Quand j'ai entendu quelqu'un descendre les escaliers, j'ai eu la brillante idée de vouloir lui faire peur. J'ai alors lâché un incroyable BOU qui enchaîna un cri d'épouvante qui m'a tellement surpris que j'en suis tombé en bas du dos de la chaise. Résultat ? Six points de suture en arrière de la tête. L'arroseur arrosé dans toute sa splendeur.

À l'école, j'étais plutôt turbulent. C'est que j'ai toujours eu la capacité d'apprendre rapidement. Le rythme de la classe n'était donc pas suffisamment rapide à mon goût et, conséquemment, le cours interminable m'ennuyait au plus haut point. Et vous vous doutez sûrement que je n'étais pas du genre à dormir. Une fois, en sixième année, on m'avait flanqué une copie : je ne dérangerai pas les autres élèves, 200 fois. Vous auriez dû voir la face de ma prof quand je lui ai apporté une copie rédigée à l'ordinateur ! Ça s'est passé en 1996 : avant-gardiste, quand même. Je me suis fait suspendre, au total, quatre fois si ma mémoire est bonne. Évidemment, je faisais tous les travaux en arrivant à la maison, bénéficiant ainsi d'une journée de congé gratis.

Plus tôt cet après-midi, j'ai fait croire à mon ami Benoît que j'avais obtenu la date de sortie du prochain opus de Kylie ainsi que de la liste des chansons qui y seraient incluses. Pour rire. Eh bien, en moins de temps qu'il ne faut pour dire I Should Be So Lucky, mon camarade a fait suivre mon courriel "frauduleux" à tout plein de ses amis, dont un qui travaille chez MusiquePlus et qui était complètement fou à l'idée d'avoir telle primeur. Oups.

Il y a aussi des situations qui, au départ anodines pour moi, prennent un sérieux qui me consterne. Il m'arrive fréquemment d'être la cause de diverses polémiques, qu'elles soient politiques, religieuses, linguistiques. Candidement, je m'immisce dans tout débat suscitant mon intérêt. Sauf que je deviens rapidement passionné. Et c'est ainsi que, bien malgré moi, je me mets du monde à dos et que ça me revient souvent sous forme de gifle en pleine poire. Ça ne m'a jamais vraiment causé de troubles tangibles, réels. Mais ça fait souvent monter la pression lors d'une discussion particulièrement animée.

Enfin. Tout ça pour dire que, qu'il s'agisse d'un simple mauvais coup ou d'une controverse à saveur politique, j'aime bien jouer avec mon rôle de petit fauteur de trouble. Ça me fait sentir spécial. Et en plus, je peux encore jouer à l'innocent. J'en profite pendant que j'ai encore l'air jeune ! :D

lundi 11 mai 2009

Diquessionnair

Voici un mot dont je n'aurais jamais pu soupçonner l'existence. Il est à la fois obscur et impénétrable. Je présume qu'il n'est que très peu utilisé, et avec raison. C'est quand même bon à savoir !

MYSTAGOGUE, n.m. : puissant prêtre initiateur aux mystères sacrés.

Je suis en manque

De club vidéo. Sérieusement.

Il y a environ deux mois, le seul club vidéo du Village a brusquement fermé ses portes, de façon sournoise et très inélégante. Ça m'a fait réaliser, entre autres choses, qu'avoir accès à un établissement de qualité où l'on peut louer des films est un privilège et non un droit. Ça me fâche.

Vous me direz qu'il y a de nombreuses alternatives qui s'offrent à moi : la vidéo à la demande, internet, les petites bornes à DVD qui se font de plus en plus nombreuses. Je refuse catégoriquement vos recommandations et je m'obstine à vouloir un vrai club vidéo.

Appelez-moi vieux jeu, je m'en fous. Pour moi, l'activité que représente le fait de se rendre là-bas et d'y passer une bonne demi-heure dans le dessein de passer une soirée intime et divertissante est irremplaçable. C'est une habitude que je ne veux pas perdre : ç'en est presque folklorique. Je prends plaisir à me rendre dans cet endroit singulier où je devrai inévitablement prendre une décision critique et déchirante, parfois même douloureuse.

Mon expérience personnelle m'aura apprise qu'il est plus savoureux d'espacer autant que possible ses visites au club vidéo. Rien de plus ordinaire que ne pas savoir quoi choisir parce qu'on a tout vu. Non, je préfère de loin ne pas savoir sur quel film arrêter mon choix parce qu'ils me tentent tous et que j'ai envie de les aimer tous, sans exception : en ces cas, j'ai envie de leur offrir mon attention et, idéalement, mon affection !

Seigneur (!), que je suis émotif. C'est pas ma faute. J'ai tant de souvenirs où, lors de weekends à la campagne chez mes grand-parents, moi et mon cousin Alexandre nous rendions au club vidéo de Sainte-Julienne. On pouvait y passer des heures à tenter de faire un choix qui conviendrait aux deux. Bien souvent, ça finissait en chicane impossible. Peu importe, on était jeunes et on avait du plaisir. Souvenir plus récent : la sensation ressentie lorsqu'on n'a loué que le premier disque d'une série qu'on ne connaissait pas, mêlant jouissance et dépendance, délice et appétit : on se rue au club vidéo pour une deuxième fois dans la même soirée avec la certitude que la nuit qui vient sera très courte.

Il y a comme un rituel qui est associé à la location d'un film qui ressemble un peu à une visite chez McDo : on a vraiment le goût d'essayer quelque chose de différent mais on se retrouve plus souvent qu'autrement avec un bon vieux trio Big Mac. Mon analogie fait référence à mon envie systématique d'arrêter mon choix sur l'un de ces petits films d'épouvante cheapette mais qui me divertissent au plus haut point, malgré a) le fait que je sois peureux et que je m'y suis résigné et, b) mon désir sincère de voir quelque chose avec un peu plus de substance. Je ne peux compter le nombre de fois où, fuyant les sacrifices douloureux, j'ai finalement loué et un film d'horreur et un long métrage divergent. Le débat suivant était tout aussi cruel : qu'est-ce qu'on regarde en premier ?

Bref, vous aurez compris que tout ça me manque. Je suis en état de carence cinématographique. J'ose espérer que la fermeture de l'Entrepôt du DVD n'est que temporaire, même si tous les signes portent à croire le contraire. Mon opposition farouche aux façons nouvelles de se louer un film me laisse dans une fâcheuse situation. Je n'ai pourtant pas l'habitude d'être si conservateur !

Panneau hilare

Cliquez sur l'image pour l'agrandir. Ça en vaut la peine, parole de Capitaine !


jeudi 7 mai 2009

California Love, la suite

Tiens, tiens ! Vous vous rappelez sûrement de Carrie Prejean, l'espèce de tarte insignifiante homophobe et chevalière moderne de la chrétienté? Au cours des derniers jours, il semble que plusieurs informations à son sujet aient été dévoilées à travers les médias. L'envie d'écrire à son sujet est vraiment très, très forte. C'est qu'il est très satisfaisant de bloguer à propos des personnages risibles et de leurs inepties. Ça fait jouir un peu à chaque fois.

Toujours est-il que j'ai eu envie très fréquemment, dans les derniers jours, de bloguer à propos de Miss Californie et de ses nouvelles bourdes qui ont été exposées à travers les médias. Toutefois, j'ai choisi de faire mûrir mon plaisir. J'ai fait le choix d'attendre que la liste de ses maladresses se rallonge à un point tel qu'il me serait possible d'en faire un billet savoureusement assassin (au sens figuré du terme, rassurez-vous !). Le temps est arrivé, mes amis.

Tout d'abord, la garce est franchement hypocrite. D'un côté, elle s'auto-proclame défenderesse moderne des valeurs les plus grimacières de la religion catholique (bonjour l'humilité) et, de l'autre, elle agit de façon indigne en posant pour des magazines de charme. Vous comprenez ce que je veux dire. Alors là, je m'excuse, mais qu'est-ce que Jésus dirait ? Hein ? Viens m'expliquer, ma crisse, pourquoi c'est correct que tu agisses de la sorte alors qu'il est immoral de laisser deux personnes de même sexe se marier (et je tiens à préciser ici qu'il n'a jamais été question de mariage religieux, en plus, on parle plutôt d'unions civiles) ? C'est quoi ton argument ? Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié que tu es intellectuellement limitée. La preuve ? Dans le formulaire d'inscription pour devenir Miss, il y a une question à laquelle doit répondre toute aspirante pour assurer aux organisateurs qu'ils n'auront pas la fâcheuse surprise de découvrir des photos impliquant de la nudité. Madame Prejean a encore une fois prouvé son hypocrisie en répondant que non, elle n'avait jamais posé ne serait-ce que partiellement nue. Ha ! Savoureux, comme anecdote.

Il est évident que les dernières semaines, elles les a passées au front. Elle a été invitée à de nombreuses émissions d'affaires publiques pour rétablir les faits et expliquer le fond de sa pensée, avec toujours le même vide. Bon. Peu importe. Elle a été contactée par la National Organization for Marriage, un organisme financé en majorité je présume par de vieux débris riches. Les efforts déployés par les membres de cette organisation pour préserver l'intégrité old-school du mariage sont majeurs. Évidemment qu'ils se sont régalés des propos de Miss Californie ! Elle est même désormais porte-parole du groupe. Wow, je suis surpris (sarcasme). Enfin. Je trouve qu'il est pertinent de partager avec vous la citation suivante, que l'on doit à l'un des membres du conseil d'administration du groupe :

"Laws against homosexual behavior should remain on the books not to be indiscriminately enforced against anyone who happens to be caught violating them, but to be used when necessary to send a clear message that those who flagrantly violate society's regulation of sexual behavior cannot be permitted to remain as acceptable, equal citizens."
Miss Californie, que je maudissais déjà, est donc désormais porte-parole d'un organisme qui veut emprisonner les gais. Calvaire ! Le Moyen-Âge c'était il y a 500 ans !!! Je n'arrive pas à comprendre comment il est encore possible aujourd'hui, en 2009, d'être aussi retardé.

Ce qui m'emmène au troisième point : la mégère californienne s'est fait payer des implants par l'organisation du concours de beauté. Ça n'est pas vraiment quelque chose de scandaleux. Mais je trouve important d'exposer tous les faits plutôt douteux concernant cette chipie. Je n'ai jamais consulté les écrits bibliques mais je suis pas mal certain qu'il doit y avoir quelque chose dans cette oeuvre de fiction qui dit quelque chose du genre : Dieu vous a fait cadeau de ce corps alors aimez-vous tel qu'il vous a créé car sinon vous allez le mettre en beau fusil et il va lancer des grenouilles dans votre soupe qui va vous éclabousser dans la face et salir votre belle robe. Me semble. Me semble aussi que la religion devrait jouer un rôle unificateur (aimer son prochain, ça vous dit quelque chose ?). Donc, il ne serait pas inexact d'affirmer que plusieurs adeptes du mouvement catholique soient sélectifs dans leurs croyances. C'est-à-dire qu'ils voient la religion comme un buffet où l'on peut prendre un peu de tout ce que l'on veut et laisser le reste aux autres. Ça semble être un concept répandu. Néanmoins, il y a de bonnes personnes au sein de l'Église, il ne faut pas en douter. C'est juste qu'on dirait que les abus sont tellement fréquents — et de moins en moins subtils — qu'il est rendu difficile de faire confiance à cette organisation. On veut présumer de la bonne foi des gens mais encore faudrait-il qu'ils essaient de gagner notre confiance.

Alors la petite qui prêche la bonne parole et qui se fait avocate de la moralité et de l'unité et de la bonne société et de la religion et des petits lapins qui gambadent dans les vallées de la Californie n'est rien de moins qu'une menteuse. Une fraude. C'est pourquoi je trouve que ses prises de positions sont absolument illégitimes. Son opinion, si vous me le demandez, ne vaut rien. Parce qu'elle est une hypocrite, et qu'il est facile d'en faire la preuve. Il faut dire que les années Bush ont en quelque sorte valorisé le concept d'hypocrisie. Je vous évite mes précisions à ce sujet, je fais confiance à votre sens de l'observation, même si je trouve cela d'une tristesse infinie. J'y reviendrai, c'est sûr et certain. Mais pas tout de suite : je trouve que j'ai été particulièrement virulent et ça, mes amis, ça demande de l'énergie !

Mais à quoi bon se battre ? C'est clair que cette mythomane va finir avec une émission à FOX News ou à un autre canal biaisé. C'est écrit dans le ciel. J'ai un peu envie de vomir.