mercredi 20 mai 2009

La subordination de droite

Les dernières années nous auront apprises que, malheureusement, être de droite équivaut plus souvent qu'autrement à être soit borné comme un âne, soit fermé d'esprit ou encore un mélange des deux. Ça a l'air d'un jugement, mais ça ne l'est pas. Pour preuve, je vous propose l'extrait suivant, tiré de l'émission de papotage matinal The View, pendant lequel un ex-lutteur (qui a également été gouverneur du Minnesota, il est important de le préciser) tente de faire comprendre sans succès à une pimbêche de droite, Elizabeth Hasselbeck, pourquoi la torture n'est pas chouette.

L'obstination de cette dernière relève du vaudeville. Elle réclame entre autres le départ de Nancy Pelosi, chef démocrate de la chambre des représentants, parce qu'elle aurait supposément menti en affirmant ne pas avoir été mise au courant des techniques d'interrogatoires, euh, disons amplifiées, pratiquées par l'administration Bush.. Étant évidemment républicaine, Hasselbeck a une mémoire extrêmement sélective, ce qui fait d'elle un personnage risible frôlant la parodie. Enfin, je vous laisse juger par vous-même.



" Give me an hour of waterbording with Dick Cheney and I'll have him confess the Sharon Tate murder ! "

PS : Je suis allé consulter la fiche Wikipédia du sénateur-lutteur-acteur Ventura, et j'y ai fait une lecture des plus fascinantes. Vraiment intéressant comme bonhomme !

PPS : Je tiens à m'excuser auprès d'Ugly K. s'il se sent visé par certains de mes excès. Bonne journée quand même !

vendredi 15 mai 2009

Citation

"A Conservative government is
an organized hypocrisy."
Benjamin Disraeli, 1845

Ooooooooooooh

Chris Pine

Rien à faire

À mon travail, la saison estivale est celle où, sans nécessairement être paresseux, on ne fait pas grand chose. Et ça n'est pas par choix, que non ! C'est littéralement parce qu'il n'y a pas de travail à faire. Je travaille dans un centre d'appels ; je dois donc conséquemment attendre que les appels entrent. Or, en été, pour une raison qui m'échappe, personne ne m'appelle.

Au début, c'est quand même agréable. Je m'occupe, et de plusieurs façons. Heureusement que l'accès à internet n'est pas limité : je peux surfer à mon gré sur le forum de Kylie, le blogue de Perez Hilton, Facebook, et nombres d'autres sites sur lesquels je m'alimente en actualité. En général, ça me prend une heure ou deux. Et c'est précisément à ce moment-là, quand je réalise que j'ai déjà fait le tour des sites qui m'intéressent, que je ressens un profond sentiment d'écoeurement.

Depuis peu, j'ai la possibilité de bloguer pour passer le temps, et c'est d'un chic fou. Sauf quand je n'ai pas d'inspiration. Ça devient d'une lourdeur incroyable et le temps passe encore plus lentement. Calvaire.

C'est que, voyez-vous, la perspective de passer sept heures dans un monde virtuel est assez intimidante. Pour moi, en tout cas. Je regarde par la fenêtre et je vois toutes ces personnes, minuscules lorsque vues d'un gratte-ciel, qui se baladent sur les trottoirs. Ils me font chier. À défaut de pouvoir leur faire une jambette ou de renverser par accident mon café sur eux, je m'imagine qu'ils sont soit très laids, soit très malheureux, soit un petit mélange des deux. Ça rend la scène un peu moins pénible.

Il y a aussi de bons côtés à cette oisiveté forcée. Mon imagination, par exemple, a tout le temps dont elle a besoin pour faire fructifier le moindre irritant et le transformer ainsi en scandale national. C'est pas ma faute si j'ai trop de temps pour penser ! Blâmez la planification des effectifs au travail si vous trouvez que j'exagère souvent. De toute façon, je suis sûr que ça vous divertit et que ça fait de moi un personnage sympathique. Car oui, tel que je l'ai expliqué à maintes reprises, je suis un peu en état de lutte avec mes extravagances imaginaires : elles sont certes agréables et amusantes mais bien involontaires.

Enfin. Tout ça pour dire que j'ai réalisé, cette semaine, que l'été est bel et bien arrivé étant donné que j'ai rien crissé au travail. Ce billet était en quelque sorte un avertissement pour vous aviser qu'il se peut que, bien malgré moi, je me mette à délirer encore plus qu'à l'habitude sur ce blogue dans les semaines à venir. Par cause d'abondance de temps libre. Je demanderai gentiment au Maître de la sagesse (qui a gracieusement créé la nouvelle bannière que vous pouvez admirer) d'évaluer mes billets avant de les mettre en ligne, histoire de ne pas trop vous alarmer. Il sera en quelque sorte mon censeur. Y'a des limites à passer pour un fou !

jeudi 14 mai 2009

En amour avec un lémur !

Impossible, impossible vous dis-je d'y résister. Je crois ça vient de prendre la première place dans le palmarès des choses les plus cutes que j'ai jamais vues. C'est diablement efficace, surtout par temps nuageux comme aujourd'hui. Si ça ne vous fait rien, c'est parce que vous êtes soit un robot, soit un conservateur/républicain !



MISE À JOUR !!!
Je suis également tombé en amour aujourd'hui avec ce petit hérisson. J'ai déjà eu un hérisson, qui portait le nom de Béatrice. Elle n'était pas aussi cute que ça par exemple !!!

mercredi 13 mai 2009

California Love, la suite (encore)

Je ne reviendrai pas personnellement sur la question, y ayant déjà consacré beaucoup de temps et d'énergie. Je juge néanmoins pertinent de partager avec vous le vidéo ci-dessous, extrait de l'émission Countdown animée par Keith Olbermann, un commentateur de la trempe de votre humble Capitaine. L'extrait en question dure environ six minutes, je sais que c'est un peu long mais, si vous avez aimé ce que j'ai écrit au sujet de la très déshonorable Carrie Prejean (ici et ici), vous adorerez ce qui suit. C'est drôle, acide et complètement jouissif.

Je vous invite à porter particulièrement attention à 1:30, lorsque les supporteurs de Miss Californie, voulant encourager leur représentante, montrent une pancarte avec une risible faute d'orthographe. Aussi, à 5:15, il semble que l'animateur et moi sommes en communion tellement les propos qu'il tient ressemblent aux miens : je me sens honoré !

Sans plus attendre, chers lecteurs, voici le WTF?! Moment tant attendu :

Différend romantico-politique

Sans vouloir insinuer que j'ai un don pour prédire le futur, je crois que c'était écrit dans le ciel que c'était pour arriver.

mardi 12 mai 2009

Diquessionnair

IMMIXTION, n.f. : action de s'immiscer dans les affaires d'autrui.

Variations sur un même thème

Zizaniste

Je pourrais ajouter inventeur de mots à mon CV car c'est la deuxième fois en peu de temps que me retrouve à fabriquer de toutes pièces, bien involontairement, de nouvelles expressions. L'autre fois, c'était exponentialité et aujourd'hui, c'est zizaniste. Avouez que ça n'est pas si farfelu que ça comme lexie : j'ai d'ailleurs été très surpris lorsque j'en suis venu à la conclusion que ma recherche dans le dictionnaire serait infructueuse. Peu importe.

Zizaniste, donc.

Dans ma personne se trouve un processus mécanique qui fait que j'aime bien mettre le trouble un peu partout où je passe. Je suppose que c'est l'un des moyens que j'ai trouvé pour attirer l'attention. Rassurez-vous : ça n'est pas malveillant, loin de là. N'empêche que ça fait quand même de moi un p'tit crisse. Savez-vous quoi ? J'aime ça.

Dès ma plus tendre enfance j'ai compris que mon imagination féconde serait propice à une généreuse panoplie de mauvais coups. Je me rappelle prendre un malin plaisir à me cacher sous la table de la cuisine alors que les adultes prenaient leur café, pour les surprendre ensuite en sautant sous la table de façon à tout faire tomber. Excessif ? Probablement. Mais tellement plaisant ! J'avais 5 ou 6 ans, on s'entend. Pas sûr que ça me ferait le même effet aujourd'hui.

Il y a des fois où ça a moins bien tourné. Par exemple, je me rappelle très bien un soir où j'étais seul, dans la cave, intelligemment assis sur le dos d'une chaise. Quand j'ai entendu quelqu'un descendre les escaliers, j'ai eu la brillante idée de vouloir lui faire peur. J'ai alors lâché un incroyable BOU qui enchaîna un cri d'épouvante qui m'a tellement surpris que j'en suis tombé en bas du dos de la chaise. Résultat ? Six points de suture en arrière de la tête. L'arroseur arrosé dans toute sa splendeur.

À l'école, j'étais plutôt turbulent. C'est que j'ai toujours eu la capacité d'apprendre rapidement. Le rythme de la classe n'était donc pas suffisamment rapide à mon goût et, conséquemment, le cours interminable m'ennuyait au plus haut point. Et vous vous doutez sûrement que je n'étais pas du genre à dormir. Une fois, en sixième année, on m'avait flanqué une copie : je ne dérangerai pas les autres élèves, 200 fois. Vous auriez dû voir la face de ma prof quand je lui ai apporté une copie rédigée à l'ordinateur ! Ça s'est passé en 1996 : avant-gardiste, quand même. Je me suis fait suspendre, au total, quatre fois si ma mémoire est bonne. Évidemment, je faisais tous les travaux en arrivant à la maison, bénéficiant ainsi d'une journée de congé gratis.

Plus tôt cet après-midi, j'ai fait croire à mon ami Benoît que j'avais obtenu la date de sortie du prochain opus de Kylie ainsi que de la liste des chansons qui y seraient incluses. Pour rire. Eh bien, en moins de temps qu'il ne faut pour dire I Should Be So Lucky, mon camarade a fait suivre mon courriel "frauduleux" à tout plein de ses amis, dont un qui travaille chez MusiquePlus et qui était complètement fou à l'idée d'avoir telle primeur. Oups.

Il y a aussi des situations qui, au départ anodines pour moi, prennent un sérieux qui me consterne. Il m'arrive fréquemment d'être la cause de diverses polémiques, qu'elles soient politiques, religieuses, linguistiques. Candidement, je m'immisce dans tout débat suscitant mon intérêt. Sauf que je deviens rapidement passionné. Et c'est ainsi que, bien malgré moi, je me mets du monde à dos et que ça me revient souvent sous forme de gifle en pleine poire. Ça ne m'a jamais vraiment causé de troubles tangibles, réels. Mais ça fait souvent monter la pression lors d'une discussion particulièrement animée.

Enfin. Tout ça pour dire que, qu'il s'agisse d'un simple mauvais coup ou d'une controverse à saveur politique, j'aime bien jouer avec mon rôle de petit fauteur de trouble. Ça me fait sentir spécial. Et en plus, je peux encore jouer à l'innocent. J'en profite pendant que j'ai encore l'air jeune ! :D